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Critique du Film : A l'aube du 6ème jour
A l'aube du 6ème jour >

Critique du Film : A l'aube du 6ème jour

Avis critique rédigé par Nicolas L. le samedi 7 avril 2007 à 1128

Va te faire encloner !

Le clonage. Débat éthique majeur de ce début du 21ème siècle. Passionnant pour les scientifiques et les philosophes, tout comme pour le grand public avide de vulgarisation. Il était donc inéluctable que Hollywood, à l’affût de tous les sujets d’actualité chauds bouillants, saute sur l’occasion.
A l’Aube du 6ième jour est le premier film « moderne » à traiter du sujet. Produit par Arnold Schwarzenegger en personne, il raconte l’histoire d’un individu banal, un monsieur Tout le Monde, qui se retrouve confronté à la vision de son double, suite à un malheureux concours de circonstances. Un double qui l’a remplacé dans le cœur de son enfant et également (surtout) dans le lit conjugal. Rendez-vous compte, il va même jusqu’à fumer ses cigares et baiser dans son van ! Décidé à reconquérir ses droits, il va donc lutter pour récupérer sa vie, celle que lui a dérobé celui qu’il considère que un usurpateur. Oui, mais des deux fac-similés qui se tiennent devant le spectateur, lequel est le duplicata, lequel est l’abomination scientifique ?
Mouais… Avec Arnold Schwarzenegger et Roger Spottiswoode aux commandes de ce film de science-fiction, il était raisonnable de s’attendre à un actionner musclé, et de ne pas rêver à un débat philosophique ou un développement hard-science s’appuyant sur sujet. Car A l’Aube du 6ième Jour, c’est exactement ça : un pur film d’action comme le savait si bien nous offrir les années 80. Ca explose, ça se poursuit, ça s’insulte à grands renforts de punch line, c’est plein de testostérone et d’humour Carambar, bref, c’est du Schwarzie pur cru. Le problème, c’est que les années 80, c’était il y a quelques temps déjà, hein ? Et que tout ça, on l’a déjà vu, maintes et maintes fois.


Pourtant, l’idée originale tient la route. L’histoire de cet homme qui vient de se voir « oter » la vie par son double soulève un maximum de questionnements intéressants, de même que la mégalomanie du super vilain de service qui ambitionne le projet de maîtriser le clonage des grandes personnalité, pour tenir leur vie entre ses mains de ce psychopathe. Du chantage génétique… Une grande inspiration. Cependant, le film fait passer ces angles de réflexion très intéressant au second plan, voir au troisième. En effet, Spottiswoode s’attache plutôt à filmer les « exploits » de son héros musclé qui essaye sans trop de succès de jouer les pères de famille de manière crédible. Puis il s’amuse selon toute évidence à mettre en scène deux Schwarzenegger qui se font face et qui finissent par s’allier, appuyant leurs actions par autant de boutades (sic). Cela aurait pu être fun. Hors, la première conclusion qui vient à l’esprit à la vue de ces séquences, c’est que doubler le nombre de Schwarzie ne le fait pas mieux jouer. Il suffit de regarder quelques minutes la prestation d’un excellent Robert Duvall pour voir ce qu’est réellement un travail de comédien….
Pour ce qui est de la réalisation technique, on peut dire que, même si la mise ne scène n’innove guère, Spottiswoode maîtrise bien son sujet. Les scènes de poursuite sont excellemment bien montées, les séquences d’hélicoptère sont sympathiques (on se croirait dans un jeu vidéo), et le montage hyper nerveux rend l’ensemble très dynamique. Vraiment pas grand-chose à reprocher à ce niveau là, si ce n’est un cruel manque d’originalité qui rend l’ensemble très prévisible. Le tout est baigné dans une musique techno-rock pas trop nulle qui sied bien à ce sujet, qui lorgne autant vers le cyberpunk (la renaissance en série des clones tueurs, des véritables comiques aussi crédible en exécuteurs que moi en moine tibétain) que vers la hard-science.

La conclusion de

A l’aube du 6ième Jour doit être pris comme un film de pur divertissement. Les pistes aptes à la réflexion ne sont pas développées, Roger Spottiswoode se contente de mettre en scène un film d’action s’appuyant sur un sujet d’actualité à la mode. Au-delà d’un Arnold Schwarzenegger toujours aussi coincé, l’amateur de scènes tonitruantes et pétaradantes y trouvera un spectacle conforme à ses attentes. Pour les autres, c’est une autre histoire…

Que faut-il en retenir ?

  • Idée originale intéressante
  • Réalisation efficace
  • Robert Duvall, très convaincant
  • De l’action à gogo
  • Pour les fans, un Schwarzie fidèle à lui-même

Que faut-il oublier ?

  • Traitement très superficiel
  • Un style d’actionner un peu vintage
  • Interprétation très inégale

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