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Critique du Téléfilm : La Faute
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Critique du Téléfilm : La Faute

Avis critique rédigé par Nicolas L. le jeudi 1 mars 2007 à 1335

Dépression post-natale et fœtus baladeur

Nous sommes dans l’Espagne franquiste, au tout début des années 70, autant dire que l’atmosphère ne se prête guère à la fête. Tout est gris ; les rues, les bâtiments, les voitures, et les Espagnols eux-mêmes. Au cœur de cet univers déprimant, Anna, une gynécologue hospitalière et lesbienne refoulée, accepte d’accueillir dans sa maison Gloria, sa jeune et charmante secrétaire, une mère célibataire quelque peu dépressive. On devine l’intention et on hancipite une suite graveleuse, mais hélas pour le petit cochon que je suis, la jeune femme refuse les avances amoureuses de son aînée. Zut. Mais, pour la remercier de son accueil, elle accepte cependant d’assister la gynécologue dans une pratique illégale : les avortements clandestins…
Comme on peut le deviner à la lecture de ce pitch, La Faute démarre vraiment sur un canevas de drama espagnol, avec un aspect « critique sociale » poussé et la mise en place d’une analyse psychologique basée sur les névroses de ces deux jeunes femmes. En fait, durant sa majeure partie, l’aspect fantastique du téléfilm de Narciso Ibanez Serrador (olé !) n’est représenté qu’à travers les cadrages du réalisateur – de nombreux plans d’exposition prenant comme point d’observation les endroits les plus sombres et les plus tordus de la maison – et quelques bruitages hors cadre qui s’évertuent en vain à créer un climat d’inconfort. Au final, on s’ennuie un peu à suivre les rapports de ces deux femmes qui se traînent comme deux âmes en peine et qui nous exposent leurs malheurs et leurs doutes (résumés à quelques timides tentatives d’attouchements homosexuels et de longs repas à l’ambiance plombée par un silence pesant et quelques mornes échanges de regard) à un rythme éléphantesque. Pour un résultat assez chiant, il me faut le dire…
Puis vient le moment clé du scénario ; lorsque l’on apprend – avec une séance de jérémiades inévitable - que Gloria est enceinte. Après avoir décidé dans un premier temps de garder l’enfant, sous la pression morale d’Anna elle décide finalement d’avorter (donc, une dizaine de minutes de métrage qui ne servent strictement à rien). Et c’est suite à cette opération (pas de détails, on a droit à une ellipse) que le film change de registre et entre dans le domaine du film d’horreur. Enfin presque. On a juste droit à quelques grincements de plancher, l’attitude étrange d’une petite fille complètement accroc à une vieille boite trouvée dans le grenier et surtout… la disparition du fœtus. Rien de bien trépidant, d’autant plus que le rythme ne change guère, et l’ensemble reste tout simplement soporifique.
C’est dans le dernier quart d’heure que la tension augmente un peu. Sans vous en révéler plus, sachez que vous aurez droit à un assassinat hors cadre et une chute de tabouret guère « terrifiante », suivi par une séquence de révélation ultra prévisible pour tous ceux qui ont déjà entendu parler de Norman Bates. Enfin, je dis ça à l’attention de tous ceux qui n’auraient pas déjà cédé au sommeil… Mais, à mon humble avis, ils seront rares.

La conclusion de

En choisissant d’épurer au maximum sa réalisation, Narsico Ibanez Serrador (olé !) veut imposer un climat pesant et dégager de sa narration une sensation d’inconfort, de mal à l’aise. Il ne parvient finalement qu’à nous ennuyer, faut d’avoir grand-chose à nous raconter. L’histoire est trop classique, le coté drama trop envahissant, et les personnages ne sont pas du tout intéressants. Et ce n’est pas la brève escapade finale vers le thriller psycho, très peu mise en valeur, qui rattrape un coup déjà trop foireux. Ce film est un parfait somnifère… Un comble pour un film qui se catalogue comme un peliculas para no dormir!

Que faut-il en retenir ?

  • Court

Que faut-il oublier ?

  • Un scénario peu réjouissant
  • Une réalisation poussive
  • Des personnages peu attachants
  • Un final prévisible

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