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Critique du Film : Tale of vampires

Avis critique rédigé par Nicolas L. le lundi 8 janvier 2007 à 15:37

Morsures du froid un peu tièdes...

Au nord de la Suède, au cœur d’une ville bâtie au-delà du cercle polaire, les jeunes habitants occupent comme ils le peuvent les longues heures qui composent les trente jours de la nuit polaire hivernale. Dans ce but, ils ont pris pour habitude d’organiser des fêtes après les cours… Seulement, cette fois, ils vont aller trop loin et leur goût pour les substances illicites va contribuer à les transformer en créatures infernales…
Frostbiten est un film qui se démarque par deux détails très originaux. Tout d’abord, il est considéré comme étant le premier film d’horreur de l’histoire du riche cinéma suédois. Une nation connue pour sa glorieuse cinématographie dramatique et sa totale absence d’attirance vers les films de genre. Puis, et cela est encore plus amusant, Frostbiten est un film suédois dont certains stéréotypes de pigmentation, autrement dit les blondes et les blonds, y sont quasiment absents !
Les auteurs à l’origine de cette série B viking sont trois jeunes suédois (Magnus Paulsen, Anders Banke et Göran Lindström). Dirigeant une société de métrages commerciaux et de vidéo-clips, ils ont réussis, grâce au soutien financier de l’Assemblée Européenne, à réunir quelques millions d’euros pour réaliser ce projet de film d’horreur qui leur tenait tant à cœur. Frostbiten est donc le premier long métrage de cette nouvelle société de production.

Si, si, ce sont des suédoises !..

Le tournage a eu lieu en partie à Stockholm pour les intérieurs mais tous les extérieurs ont été tournés sur place, dans le Norrbotten, à l’extrême nord de la Suède, en plein hiver et dans un froid glacial. Ils ont dû sacrément en baver mais il faut bien dire que cet aspect est l’un des principaux atouts de ce film. En effet, la photographie est somptueuse. Cadrées dans une semi-obscurité (ou une semi-clarté, au choix), appuyées par une chromatique tirant sur les bleus, les prises de vue sont vraiment très réussies, d’autant plus que les chutes de neige sont quasi-omniprésentes. Le résultat n’est pas sans nous rappeler un certains The Thing, du maître John Carpenter et cette étrange sensation claustrophobe d’être ‘’enfermé dehors’’ est également présente. Conscient de cela, Anders Banke, qui était chargé de la réalisation ne s’est pas gêné pour nous noyer de ces particularités climatiques, aux moyens de nombreux travelings dans la neige et d’audacieux plans grue.
Cette initiative (sûrement assez coûteuse) et fortement risquée est donc la bienvenue mais il est cependant dommage que ce particularisme scandinave ait été le seul à avoir été mis en valeur par les jeunes auteurs. Car après les premières minutes, passée une introduction historique militaire filmée caméra à l’épaule et cette satisfaction de découvrir un art de vivre très particulier, on prend conscience que Anders Banke et ses amis ont décide de construire un énième film de série B horrifique pour teenagers. Et cela, dans le pur style cinéma américain.
Une mise en place des personnages qui nous rappelle Génération Perdue avec l’arrivée d’une famille dans une nouvelle ville d’accueil, un traitement semi-parodique dans le style Vampires, vous avez dit vampires?, un final digne de Une Nuit en Enfer… Tout cela nous ramène bien entendu au b-movies des années 80-90 mais au cours du métrage d’autres ‘’inspirations’’ plus nobles feront leur apparition, du Dracula de Coppola au Hurlements de Joe Dante, qui sont, selon toutes apparences, des critères de qualité pour le réalisateur… Pour un résultat final manquant hélas cruellement de personnalité.
Le Comte de Suède aime les infirmières

L’intrigue se déroule donc à la fois dans un lycée, dans une demeure privée - cadre d’une surprise party qui finit en déchaînement vampirique - et dans un centre de recherches génétiques dirigé par un professeur maboul aux dents longues. Pour lier tous ces éléments : un scénario pas très futé qui accumule les lourdeurs et les clichés, comme ces étudiants potaches décidés à avaler n’importe quelle gélule pour s’éclater et cette grappe de flics de campagne complètement ahuris qui tentent de rétablir une situation perdue d’avance.
Attention, tout n’est pas complètement raté. La séquence où un jeune vampire se rend à un dîner chez ses futurs beaux-parents luthériens est assez drôle. Perdant tout contrôle et ne pouvant aborder aucun liquide ou solide, il se réfugie dans la salle de bain après avoir bouffé le lapin nain de la famille sous les quolibets d’un chien. L’empalement d’une vampire rouquine sur un nain de jardin est également l’un des moments les plus amusants du film. Bref, c’est souvent drôle, et au final, c’est cet enchaînement de gags qui sauve le film de la monotonie. Faute de pouvoir établir un climax, Anders Banke a opté pour noyer son film dans l’humour parodique.
Au niveau de l’interprétation, la qualité des comédiens n’est guère remarquable. Hormis Petra Nielsen Anneka, la mère de famille – et Carl-Ǻge Erikson – le docteur Beckert -, le reste de la distribution est relativement à la ramasse. Ce manque de maîtrise dramatique contribue évidemment à accentuer l’aspect parodique d’un métrage pourtant assez réussi sur le plan technique, et notamment dans le domaine des effets spéciaux. Réalisé par le même studio (Fido Film)=, les effets numériques et les maquillages spéciaux sont plutôt sympa. Le vampire final, même s’il ressemble un peu trop au comte de Francis Ford Coppola, est convaincant, et les efforts gores sont timides mais réussis. Ce qui n’est déjà pas si mal…
Méfiez-vous des nains de jardin !

55

Remarqué par Brian Yuzna en 2005, Frostbiten a subis par conséquence les remous de la faillite de Fantastic Factory. Malgré sa bonne tenue lors de sa sortie dans les salles suédoises, le film de Anders Banke devra attendre encore deux ans pour nous arriver aujourd’hui en direct-to-DVD. Finalement, l’on comprend un peu pourquoi les distributeurs en salle européeens ont décidé de le bouder. Car Frostbiten, s’il n’a rien de honteux, ne possède en fait rien de remarquable. Certes, il bénéficie d’une excellente photographie et d’un humour décalé qui fait parfois mouche, mais son histoire et son niveau de lecture manquent par trop d’originalité pour hisser le produit au-dessus des dizaines de films américains qui noient chaque mois le marché. Malgré son standard en 35mm, Tale of Vampires, se contente d’être un spectacle domestique distrayant…

Critique de publiée le 8 janvier 2007.

Que faut-il en retenir ?

  • Le Norrbotten, impressionnant.
  • Réalisation technique consciencieuse
  • Humour qui fait parfois mouche

Que faut-il oublier ?

  • Scénario sans originalité
  • Interprétation inégale

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