75.OOO pixels viennent d'être aspirés dans un trou noir !
Le futur sera peut-être différent mais sur cette planète nous vivons encore grâce à la publicité.
Astuce N°6 : Vador nous consulte sans Adblock alors pourquoi pas vous ?
On vous aime et nous vous souhaitons une bonne lecture. "Longue vie et prospérité !"
Pulse >

Critique du Film : Pulse

Avis critique rédigé par Nicolas L. le lundi 11 décembre 2006 à 14:36

Fantômes déprimants.

Un jeune étudiant en informatique est retrouvée suicidé. Sa petite amie décide de comprendre les raisons de cet acte et suit la piste d’un étrange logiciel susceptible de contenir un nouveau système de communication révolutionnaire. Au cours de ses recherches, en compagnie de quelques amis, elle découvre que ce logiciel est capable d’exciter toutes les gammes d’ondes et qu’il a par accident ouvert une porte dimensionnelle dans laquelle des créatures fantasmagoriques se sont engouffrées.


The Pulse est le remake de Kairo, un sacré bon film de science-fiction philosophique terrifiant dans lequel un virus informatique dévore la psyché humaine et notamment l’envie de vivre des individus touchés. Dans ce film oppressant et difficile à décrypter (notamment la signification des fantômes, sorte de projection psychique des souffrances humaines), Kiyoshi Kurosawa utilise à outrance la suggestion pour mieux nous terrifier, à travers une réalisation extraordinaire de sobriété qui met en abîme la profondeur de champ dans laquelle errent, hagard, les protagonistes du drame. Et tout cela, dans le fond, pour nous exposer de manière douloureuse la descente de l’humanité dans le gouffre de la solitude. Une descente paradoxalement accélérée par les nouvelles techniques de communication.
Il était donc évident que les américains, très attirés ces derniers temps par l’imaginaire asiatique, récupèrent le concept pour le transformer à leur goût. Ou tout du moins au goût de leurs teenagers. C’est donc Wes Craven qui se colle à l’écriture de l’adaptation pour Dimension Film. Et ce n’est pas une bonne nouvelle, tant le cinéaste de Nightmare on Elm Street a perdu de sa superbe au fil des années. Se pliant aux modes du moment, Wes Craven et le réalisateur de clips Jim Sonzero fabriquent un énième film de monstres. Avec effets sonores, brusques entrées dans le champ et nombreux fx numériques à l’appui. Perdant tout subtilité, la narration nous conte alors l’histoire de quelques étudiants ‘’taille mannequin’’ subissant les assauts de fantômes électriques qui les vampirisent et les déleste de leur envie de vivre (parce qu’ils le valent bien !). Vidé de sa substance psychique, le corps des victimes de désintègre alors à grand renforts d’effets spéciaux efficaces mais complètement clean, sans aucune trace de sang. Incapable de contrôler l’invasion, le reste de la population de Chicago puis de la terre entière (du moins, de toutes les zones couvertes par les ondes des téléphones portables et des antennes) est contaminée. On passe ainsi de Hellraiser à Lifeforce, le tout mis en image à la manière de Ring ou The Grudge (sauts d’image, fondu chromatiques, etc…).

Quelques idées intéressantes subsistent cependant, comme l’utilisation de ruban adhésif rouge pour stopper l’invasion en bloquant le spectre lumineux qui transporte les fantômes, et certaines séquences sont spectaculaires par leur mise en scène, mais le tout est beaucoup trop formaté pour que le spectateur se laisse embarquer dans l’histoire. La distribution suit le même raisonnement conventionnel avec des comédiens que l’on ne peut pas considérer comme intrinsèquement mauvais mais qui, avec leur look Loréal et leur fringues à la mode, semblent sortis tout droit d’une pub télé. Terriblement stéréotypés, ils sont si prévisibles que l’on devine presque exactement leur ordre de disparition au fil du film, comme s’ils avaient un numéro tatoué sur le front. Inutile de préciser que cela tue un peu le suspens dans l’œuf. Et cela même si la belle Kristen Bell (l’héroïne de la série Veronica Mars) a des arguments de discussion. Si vous voyez ce que je veux dire…

35

Pour un remake assez réussi (Le Cercle), combien de ratages va-t-on devoir se taper ? Après les risibles The Grudge et Dark Water, voici Pulse, adaptation sans âme du génial Kairo. Réécrit par Wes Craven et réalisé par un tâcheron du clip vidéo, le film s’écarte de l’idée première de Kurosawa qui est de mette en cause les nouveaux moyens de communication dans le délicat dossier de la disparition progressive de la sociabilité et de la vie communautaire. Privé de cet aspect et mis en image de manière ultra conventionnelle, The Pulse finit par devenir un film de fantômes tout ce qu’il y a de plus banal et de plus vulgaire.

Critique de publiée le 11 décembre 2006.

Que faut-il en retenir ?

  • Quelques séquences réussies
  • Une image bien travaillée

Que faut-il oublier ?

  • Scénario originel dénaturé
  • Prévisible et sans suspens
  • Aucune subtilité dans le traitement

Acheter Pulse en un clic

Nous vous proposons de comparer les prix et les versions de Pulse sur Amazon, site de vente en ligne dans lequel vous pouvez avoir confiance.

Suis nous sur facebook !