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Critique du film (direct to vidéo) : Pulse 3 [2010], par Nicolas L.

Avis critique rédigé par Nicolas L. le mercredi 31 décembre 2008 à 14h52

Quand Houston a un (gros) problème

Après la perte dramatique de ses parents, Justine a trouvé une famille d'adoption. Réfugiée depuis sept ans au sein d'une petite communauté rurale dans une région désertique et coupée du monde, elle vit très mal cet isolement. Un jour, elle découvre un vieil ordinateur portable. Bravant les interdits, elle l'active en cachette et entre en contact "chat" avec un dénommé Adam, qui prétend vivre en toute sécurité à Houston...


Après un deuxième volet finalement pas pire que le premier (et je dirai même meilleur), le cinéaste Joel Soisson nous offre ici un troisième épisode (réalisé en fait dans la foulée du précédent) qui tire plus du film post-apocalyptique "zombiesque" que du thriller horrifique. En effet, il suffit de remplacer ces ectoplasmes électromagnétiques par des banals morts-vivants pour se retrouver avec un univers finalement assez proche de ceux créés par George Romero ou plus, récemment, Danny Boyle. Ces "vampires d'âmes" errent ainsi lentement dans les rues, répétant en boucle des comportements datant de leur existence humaine, et semblent souffrir le martyr.
Dans Pulse 3, le personnage principal est Justine, l'enfant du volet 2 devenu une jeune fille de 17 ans. Cependant, avant de nous conter son histoire, Joel Soisson nous offre une véritable petite préquelle à double emploi. La première fonction de cette préquelle est de nous présenter le personnage d'Adam, un homme complètement accroc aux nouvelles technologies et vivant une romance via le web avec une jeune égyptienne qui sera l'une des première victime du virus. Ensuite, cette partie sert aussi de mise en situation, essentiellement destinée aux spectateurs n'ayant pas vu les deux précédents volets, avec une présentation du virus et de ces symptômes.
En entrant en contact avec cet Adam, Justine, ado rebelle, décide de fuguer et de se rendre à Houston. Commence alors son périple dans un paysage texan post-apocalyptique - magnifiquement photographié par le jeune Brandon Trost - et qui se révèlera être, après coup, comme la partie la plus intéressante du film. Oui, d'autant plus qu'elle recèle un moment fort: l'étape chez un vieil homme à l'attitude étrange. Durant cette partie bien stressante, Joel Soisson va mettre en avant le jeu de deux comédiens inconnus mais vraiment doués: Thomas Merdis dans la peau de Caleb Wilkie, un homme brisé qui se sent responsable du suicide de son épouse, et surtout Brittany Renee Finamore, qui interprète de manière très convaincante l'héroïne du film.

Par contre, une fois Justine arrivée à Houston, cela se gâte un peu. En effet, s'il n'y a pas grand chose à reprocher à l'esthétique du film, toujours aussi réussie, on peut assister à une nette dégradation au niveau du scénario. Tout d'abord, on voit que Joel Soisson continue de développer l'intellect des fantômes, les transformant en des créatures douées de raison. Pourquoi pas, de plus, en sept ans de présence sur Terre, ils ont pu évoluer. En fait, plus que dans ce coté conceptuel qui éloigne les créatures de leur emploi originel, c'est dans le domaine du traitement narratif et dramatique que le bas blesse. On se rend compte en effet que les deux personnages rencontrés - qui représentent les deux éléments clés du film - ne sont guère captivant.
Le premier d'entre eux est un personnage rapidement aperçu dans le deuxième volet; tout habillé de rouge, il avait forcé le père de Justine à dérober des composants électroniques dans un entrepôt. Une fois la pilule passée (que Justine tombe dessus sept ans après, il a fallu un sacré concours de circonstances), on prend conscience que le personnage est devenu complètement fou et, par la même occasion, un véritable cliché du paranoïaque. Il s'amuse à torturer des ectoplasmes prisonniers avec un rayon rouge (un aspect peu crédible de leur caractéristique) et accueille la jeune fille de la manière la plus incompréhensible qui soit. On se demande aussi ce qu'il trafique tout seul dans une ville grouillant de fantômes alors qu'il est en permanence en contact radio avec des gens - apparemment importants (des militaires probablement) - qui pourraient certainement l'accueillir. Bref, on n'y croit pas cinq minutes.

Puis, vient Adam. Sans en révéler trop, sachez que le personnage n'apparaît finalement que très peu, dévoile son jeu tout de go (alors qu'il avait largement la partie en main) et se retrouve finalement berné par une jeune fille de dix-sept ans.

La conclusion de à propos du Film (Direct to Vidéo) : Pulse 3 [2010]

Nicolas L.
45

Malgré ses défauts, Pulse 3 est le meilleur (ou le moins mauvais, si vous voulez) de cette trilogie finalement assez médiocre. Dans ce volet, on évolue très loin de l'esprit de Kairo (le film de Kiyoshi Kurosawa dont Pulse est le remake raté), mais, grâce à une actrice convaincante, une très belle photographie et quelques passages réussis, le film de Joel Soisson reste une série B très regardable.

Que faut-il en retenir ?

  • Belle photographie
  • Brittany Renee Finamore et Thomas Merdis
  • La partie chez le vieux Wilkie, plutôt réussie

Que faut-il oublier ?

  • La deuxième partie, qui se déroule à Houston
  • Des personnages secondaires bâclés
  • Un scénario un peu tiré par les cheveux

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