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Critique du Film (Direct to Vidéo) : Pulse 2: Afterlife
Pulse 2: Afterlife >

Critique du Film (Direct to Vidéo) : Pulse 2: Afterlife

Avis critique rédigé par Nicolas L. le vendredi 24 octobre 2008 à 1545

Mon ex-femme est un fantôme

Michelle marche lentement dans son appartement, elle joue délicatement des cendres qui flottent tout autour d'elle et qui tapissent le sol. Hésitante, elle se rend vers son ordinateur, sans prendre vraiment conscience du désordre qui règne dans la pièce. Puis, soudainement, elle se rend compte de l'absence de Justine, sa fille. Elle ne parvient pas à se souvenir la dernière fois qu'elle l'a vu, tout est si confus dans son esprit. Inquiète, elle se rend dans la rue, marche au hasard en appelant le nom de sa fille... Elle ne sait pas encore qu'elle est passée de l'autre coté.
Le récit de Pulse 2 se situe quelques temps après le dénouement du premier volet - où l'on a vu toutes les zones couvertes par les ondes de téléphonie mobile envahies par des spectres agressifs. Hors, ces fantômes sont si avides d'essence vitale qu'ils vampirisent tous les êtres vivants qu'ils parviennent à saisir, les transformant à leur tour en créatures d'outre-tombe, entraînant une pandémie qui menace désormais l'humanité de destruction.


Oubliant le milieu étudiant propre au premier volet, Joel Soisson se concentre ici sur les malheurs d'une famille ayant récemment vécu un difficile divorce. Michelle, la mère, vit très mal cette épreuve et affirme des tendances suicidaires, d'autant plus qu'elle vient d'apprendre qu'elle a perdu la garde de Justine, leur fille unique. Stephen, lui, est déjà recasé avec une belle brune, Marta. L'apparition du "virus" va ajouter encore plus à la dramatique de leur existence, les deux parents entrant dans une violente lutte pour s'octroyer la garde (et l'affection) d'une Justine tiraillée entre ses sentiments de terreur et de filiation.
Pulse 2 est donc un drame familial sur fond de fantastique. De la nature ésotérique et de l'aspect" critique urbaine" de Kairo (le film japonais original, initiateur du mythe), il ne reste donc plus grand chose. De plus, le scénario met un peu à l'écart la thématique keiju eiga originelle et s'affirme plus comme un film de zombies qu'autre chose. Certaines séquences, comme lorsque les fugitifs traversent la ville désertée par ses habitants, ne rencontrant sur leur passage que des personnes contaminées (et condamnées à court terme) et des créatures mortes-vivantes hurlantes, nous ramènent ainsi aux films de George Romero et de Danny Boyle.

L'histoire n'en est pas pour autant inintéressante. Bien au contraire. Assez bien écrit, le script mélange habilement durant une bonne partie du métrage les deux thématiques et Joel Soisson s'amuse à brouiller les pistes aux moyens de variations de points de vue assez pertinentes. On assiste ainsi à la vision de plusieurs réalités, présentant divers degrés dans la perception du monde et des évènements, ce qui rend l'ensemble plutôt intrigant. Des carences, et pas des moindres, viennent cependant gâcher l'ensemble. La plus grosse se situe dans la dernière demi-heure, au cours de laquelle Joel Soisson se traîne dans le "sur-explicatif". Il nous démontre le 1+1=2, comme si nous étions les derniers des débiles, alors que l'on avait compris depuis belle lurette la véritable nature de Michelle. A cela vient s'ajouter de nombreuses incohérences et des séquences sans réels intérêts narratifs, toutes liées à l'envie du réalisateur d'insérer des effets horrifiques dans son métrage - le film est d'ailleurs parfois un peu gore. Des séquences sympathiques graphiquement mais bien trop gratuites pour entraîner la moindre implication du spectateur dans leur déroulement (au contraire, elles agissent à l'inverse des intérêts du cinéastes, mettant à mal l'atmosphère "techno-gothique" qu'il met tant de soin à entretenir). Enfin, pour en finir avec le scénario, je regrette aussi un final ultra-convenu et moralisateur, le message délivré étant aussi léger qu'un concert de tubas et grosses caisses.
Du coté de l'interprétation, Joel Soisson a fait appel à un trio de comédiens de série B et de shows TV reconnus. Ainsi, toujours aussi mollasson et sympathique, Jamie Bamber interprète Stephen, un homme égoïste et qui va réaliser que son union n'était pas une chose à prendre à la légère. Le problème est que ici, contrairement à son rôle de Adama dans Galactica, le mollasson l'emporte aisément sur le sympathique et qu'à aucun moment, non à aucun moment, le personnage n'est crédible. Même lorsque sa fille est en danger, il apparaît aussi énergique qu'une moule. A coté de lui évoluent des personnages exclusivement féminins et, heureusement, leurs interprètes font meilleures figures. Boti Bliss - l'une des stars des Experts Miami - incarne la pétasse de base, égocentrique et cruelle alors que Georgina Rylance (Hellraiser VII, Prophecy Uprising)) est très convaincante dans le difficile rôle de Michelle. Petit coup de chapeau également à la petite Karley Scott Collins qui n'avait pas la partie facile dans la peau d'une enfant très éprouvée et qui évite pourtant de tomber dans le piège du cliché de la "tête à claques".

A noter que régulièrement, durant le métrage, Joel Soisson introduit un personnage qui se met en devoir de lutter contre le virus. Emmitouflé dans une combinaison rouge (les ondes des spectres ne traversent pas le rouge), il entreprend de construire une machine destinée à renvoyer les esprits dans leur dimension. Une tentative qui sera sûrement narrée dans le troisième opus, tourné dans la foulée du second, toujours sous la direction de Joel Soisson, et qui sortira à la fin de l'année en direct-to-DVD.

La conclusion de

Pulse 2: Afterlife est finalement meilleur que le premier volet (le remake moisi de Kairo) car il apporte une nouvelle vision du mythe à travers un scénario guère trépidant, il est vrai, mais bien ficelé. Par contre, le film pèche par un manque totalement d'engagement de Jamie Bamber, qui interprète mollement le rôle principal et le fait que les seules scènes chocs du film se produisent à l'occasion de séquences sans enjeux dramatiques. Un direct-to-DVD honnête...

Que faut-il en retenir ?

  • Une intrigue plutôt bien ficelée
  • Une relecture assez pertinente
  • Les interprètes féminines
  • Du gore réussi

Que faut-il oublier ?

  • Jamie Bamber, aussi énergique qu'un aï sous Prozac
  • Un final convenu et moralisateur
  • Un manque de nerf dans le traitement des enjeux.

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