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Critique du Film : Spawn
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Critique du Film : Spawn

Avis critique rédigé par Nicolas L. le jeudi 2 novembre 2006 à 0841

Pas de quoi damné un chat!

Al Simmons est un tueur talentueux qui finit par être trahi par son employeur, le milliardaire Jason Wynn, qui, pour le coup, se montre vraiment très vil. Envoyé aux Enfers, Al se retrouve devant Malebolgia, qui lui propose de le renvoyer sur Terre afin de se venger et de revoir sa femme (ou l’inverse, comme il veut), à la condition qu’il accepte de prendre le commandement des troupes infernales…
Ouaip, dit comme ça, Spawn, ça promettait. Seulement, une fois porté à l’écran par le cinéaste docteur es médiocrité Mark A.Z. Dippé (notez bien le Z, c’est très évocateur !), l’impression est tout autre et laisse même un goût de vomi dans la bouche. Pourtant, il y avait matière à faire, de part la nature du personnage et du style très adulte de ce comics bien glauque (la série animée est d’ailleurs excellente !), mais aussi de par un casting de qualité qui réunissait Martin Sheen (quand même !), John Leguizamo, Nicol Williamson et Theresa Banks. On avait même parmi les seconds rôles la sulfureuse Mindy Clark qui, rappelons-nous, n’avait guère laissé la gente masculine indifférente dans le Retour des Morts-vivants 3, avec des clous plantés dans ses nichons de manière si sexy. Quand au rôle de Spawn, il était attribué au bien pale (enfin, c’est un trait de l’esprit parce sinon il est plutôt sombre, hein !) Michael Jay White, mais l’on s’en moquait un peu, vu que l’acteur passe la plupart de son temps sous des couches de latex. Bref, si pour en terminer avec les présentations, je rajoutait que le projet était soutenu par Todd McFarlane en personne et que c’est les débrouillards de K.N.B. qui s’attelaient aux FX, on aurait pu raisonnablement penser que l’on avoir droit à une sorte de nouveau The Crow.
Pfff ! Pas du tout ! Non seulement le film n’arrive pas à la cheville de celui d’Alex Proyas, mais on pourrait presque le mettre au même niveau que les Daredevil et autres Catwoman, c’est dire. Passons sur le scénario qui n’est rien d’autre qu’une banale histoire de vengeance. Bien traitée, la narration n’en aurait été que plus efficace et punchy, et le problème fondamental n’est pas là et se résume à une question : mais pourquoi donc avoir choisi de laisser tomber l’atmosphère adulte qui se dégage du comics ? Cette décision est catastrophique car, dénué de substance scénaristique et privé de son aspect adulte, le film sombre dans les méandres du Power Rangers like.

John Leguizamo en fait des caisses

Englués dans ce manque de maturité, les personnages perdent toute leur puissance et cette crédibilité qu’il est si difficile de bâtir dans les films de super héros. The Spawn ressemble à un fantoche de manga, John Leguizamo largue des caisses verdâtres qui ne font rire personne, Martin Sheen cabotine de manière stupide et Nicol Williamson tente de nous refaire son numéro de Merlin. La narration est soporifique ; je te trahis et je fais ah ah ah ! Tu te venges et tu fais eh eh eh ! Vraiment passionnant. D’autant plus que les scènes d’action, baignées d’une lumière immonde – pour ne pas parvenir à être glauque - sont aussi laides que la gueule de Violator.
Et les effets spéciaux, alors ? Bien, on dira qu’il y a prendre et à jeter très loin. Les maquillages de KNB sont pas mal du tout et les effets numériques sur Spawn plutôt corrects (la cape est très réussie). Mais le reste ; quelle horreur ! Le plus pitoyable est ces plans des Enfers avec un Malebolgia (sorte de Satan déguisé en dragon) bougeant mécaniquement sa mâchoire de manière pathétique, qui semble avoir été modélisé sur un Atari ST par un gamin de 6ème. Et ne parlons pas de l’aspect monstrueux de Violator qui nous ramène à la préhistoire du numérique.
Bref, que reste-t-il ? Une bonne bande musicale de Graeme Revell, quelques effets numériques corrects et de bons maquillages, et puis… c’est tout.

La conclusion de

Spawn aurait du être un bon film. Spawn est une daube. Pas même un nanar car trop ennuyeux et trop prétentieux. En bon massacreur, Mark Dippé roule ses acteurs dans la farine et certains ont du avoir du mal, pendant quelques temps, à se regarder dans la glace. Il faut dire que le cinéaste a bien été aidé par les scénaristes avec un script sans aucune richesse ni subtilité. Un véritable gâchis.

Que faut-il en retenir ?

  • Quelques effets numériques
  • Les maquillages
  • La musique de Graeme Revell

Que faut-il oublier ?

  • Tout le reste est à jeter aux chiens

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