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Critique du Roman : La boucle d'octobre
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Critique du Roman : La boucle d'octobre

Avis critique rédigé par Nicolas L. le vendredi 27 octobre 2006 à 0807

Terrorisme temporel et spéculations

Le mille-pattes parvint enfin au contact du polyèdre gris. Virghil attendit que la rotation lente de l’engin lui offre une vision acceptable de la trappe d’accès. Il préférait éviter de complexes manœuvres de contournement, qui auraient sollicité les six axes propulsifs du robot dans des conditions peu optimales. Dés que la fine découpe carrée apparut sur l’écran de travail, il actionna le tripode télescopique et les trois ventouses pneumatiques adhérèrent aux prismes de la surface matte. …/…
Comme une grande partie de la population de son pays, Arto Neumann essaye de survivre au drame de la Vague, ce phénomène inexpliqué qui a entraîné les citoyens dans des décalages temporels mineurs dans les faits mais aux grandes conséquences, que cela soit dans le domaine professionnel ou privé. Aussi, lorsque son employeur lui propose de se joindre à une expédition qui a pour mission de détecter et de détruire l’origine de la cause, il n’hésite pas une seconde. D’un autre coté, on le lui a pas réellement laissé le choix, alors…
La Boucle d’Octobre, roman hard science du français Jean-michel Calvez, se déroule dans un futur très proche, au cœur d’un pays non identifié mais que l’on pourrait penser être une république d’Europe Centrale. A travers ce récit de 300 pages, l’auteur nous transporte dans une aventure scientifique et mathématique ayant pour thème les décalages temporels et leurs conséquences, puis la notion de paradoxe. Pour ce faire, il utilise une méthode narrative qui peut fortement surprendre, changeant plusieurs fois de ton et de style au fil des pages.
Après une introduction tonitruante, presque ‘’actionner’’ post-apocalyptique à la Mad Max, le lecteur est invité à suivre quelques jours de la vie de Arto Neuman, ingénieur en électronique et accessoirement membre d’un hétéroclite commando aux objectifs un peu flou. Au cours de ses pages, ou l’on est projeté en plein dans de l’espionnage de science-fiction, on assiste à la mise en place des moyens puis à la mise en oeuvre par l’introduction du convoi dans une zone dangereuse, ce qui entraînera quelques péripéties. Ainsi, même si l’on peut regretter que les personnages n’aient guère de relief, la lecture reste très plaisante, l’intrigue étant bien pesée et le mystère bien conservé.
Arrivé sur le lieu supposé être l’épicentre du phénomène, Jean-Michel Calvez, après quelques petits interludes à tendance horrifique qui, faute d’être prolongés, n’accrochent guère, nous introduit le deuxième personnage principal, la scientifique Shiraï Myrkhaiev, et nous met, en plein milieu de lecture, face à la clé du mystère ! Après cette révélation précoce, difficile de faire rebondir l’intérêt, et l’auteur, il faut le dire, y parvient moyennement, d’autant plus qu’il noie sa narration de discours spéculatifs physiques et mathématiques qui m’ont un peu laissé de marbre. J’aurais préféré un développement un peu plus ‘’humain’’ des enjeux.
Puis, comme si l’on entamait un autre livre, le récit nous emmène quelques temps plus tard, au sein d’une navette spatiale, en compagnie de Arto et Shiraï qui doivent accomplir une mission directement dérivée des conséquences de la première. L’auteur se consacre toujours aussi peu aux personnages et néglige même un peu le déroulement des opérations pour se consacrer à des comptes rendus d’exposés théoriques qui raviraient sûrement les Bogdanoffs mais qui, je dois humblement l’avouer, m’ont grandement lassé. Les pages de spéculation se suivent, nous font même oublier les noms des interlocuteurs, et les débats tournent un peu en rond. Jusqu’à un final sous forme de questionnement qui m’a laissé perplexe.

La conclusion de

Franchement, je trouve que c’est dommage que Jean-Claude Calvez ne se soit pas plus penché sur les retombées psychologiques de la Vague, et n’ait mis un peu plus souvent de coté ces discours quantiques plus que fumeux. Un regret d’autant plus grand que, lorsqu’il s’attarde un peu sur ‘’l’histoire’’ (qui pour moi doit être le cœur d’un livre, et même son âme), il le fait plutôt bien et j’ai bien accroché au déroulement de l’intrigue durant les 150 premières pages – cet aspect des personnes décalées dans le temps agissant simultanément est d’ailleurs très bien utilisé -, avant que le récit ne sombre dans des débats interminables. Les spécialistes passionnés de théories sur les glissements temporels et les paradoxes seront peut-être intéressés par la chose, mais je n’en fais pas réellement partie. Un résultat mitigé

Que faut-il en retenir ?

  • Une bonne première partie
  • Une écriture soignée
  • Pour passionnés

Que faut-il oublier ?

  • Manque de relief des personnages
  • Une histoire peu passionnante
  • Pour passionnés

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