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Critique du Film : La Nonne
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Critique du Film : La Nonne

Avis critique rédigé par Nicolas L. le jeudi 19 octobre 2006 à 1014

Bouillon de bonne soeur

Six anciennes pensionnaires d’une école religieuses sont massacrées, dix-sept ans plus tard, par ce qui semble être le spectre d’une nonne qui les martyrisait autrefois…
Réalisée par un quasi inconnu, Luis De La Madrid, La Nonne est surtout le fruit du travail de Jaume Balaguero et Brian Yuzna, deux spécialistes du film de genre. Avec deux passionnés de cet acabit à la tête dudit projet, on était donc en lieu d’attendre un film, à défaut d’être original, spectaculaire et provocateur. Un film d’horreur dans le sens classique du terme, avec moult hémoglobine et viscères visqueux. C’est donc avec une impatience mal dissimulée que le fan de Herbert West que je suis s’est vautré dans l’un des fauteuils moisis de la salle la plus pourrie du cinéma de mon quartier. J’allais sûrement avoir encore une fois très mal au cul au bout d’une heure de projection, mais qu’importe, j’étais bien heureux de revoir du Yuzna sur grand écran.
Extinction des lumières. Le scénario démarre par une introduction qui se concentre sur un ‘’instant de vie’’ : six jeunes pensionnaires dans une école religieuse de la banlieue de Barcelone, installées dans une salle de classe, sous la vigilance très zélée d’une religieuse acariâtre. Une mise en condition qui n’est en fait qu’une sorte de flashback issu de l’un des cauchemars de l’une des protagonistes, qui se réveille en sursaut, une quinzaine d’année après les faits rêvés. Mmmouais, pas terrible, tout ça. D’autant plus que je vais rapidement prendre conscience que cette technique informative n’est que l’une des multiples méthodes usées jusqu’à la corde que va utiliser De La Madrid pour construire une histoire fantasmagorique à deux balles.


Puis vient, dans la foulée, le premier meurtre. De façon évidente, à grand effets de fenêtres qui s’ouvrent violemment et de robinets qui gouttent du nez. On se croirait revenu à l’époque de Scream, avec en plus ce soupçon de cinéma d’horreur asiatique qui permet au réalisateur d’utiliser l’environnement naturel (ici l’eau et la pénombre, comme dans Dark Water) comme éléments déstabilisateurs. S’appuyant alors sur un script ultra prévisible de Jaume Balaguero, le cinéaste va monter cette séquence (et les suivantes) de manière linéaire, grossière, sans aucune imagination ni même Paris Hilton. En gros, il nous prend pour des bœufs. Je meugle. J’ai mal au cul.
Véritable sentier balisé qui va conduire les quatre héros du film des USA à cette école abandonnée, le script est un travail de fumiste qui ne surprend pas une seconde et qui essaye juste de nous effrayer ( ?) par une série de crimes survenant à un rythme métronomique . En vain. On pardonne par conséquent d’autant moins l’omniprésence de toutes les incohérences inhérentes à l’utilisation systématique de laborieux poncifs (comme les victimes, toujours aussi connes, qui s’isolent sans raison ou qui oublient d’allumer la lumière). Jusqu’à une fin ridicule et excessivement pudique qui laisse un goût amer dans la bouche tant elle me rappelle les plus mauvais épisodes de Scoobidoo … euh, en fait, tous les épisodes de Scoobidoo.
On peut également regretter le manque de plans d’exposition et leur brièveté lors des séquences horrifiques. Une timidité graphique très décevante, surtout lorsque l’on sait que c’est le papa de Re-animator et du Dentiste qui produit ce film. J’ai plus frémis à la vision de certains jeux vidéo de la GameCube de mes chères têtes blondes, c’est dire le niveau. Grandement édulcorées, les amputations en synthèse distillées avec parcimonie par La Nonne valent à peine le coup d’être vues. Une telle furtivité est vraiment dommageable, car elles sont plutôt réussies.

En effet, on peut affirmer que le seul point positif de ce slasher fantastique sans roubignoles vient sans nul doute de sa réussite technique. Très (trop ?) maîtrisée, la réalisation déroule sans anicroches ses enchaînements de plans bien trop carrés pour nous surprendre, mais ils sont appuyés par une excellente photographie et des effets numériques parfaitement réussis. La reconstitution ‘’organique’’ de la nonne à partir d’un élémentaire de l’eau se structurant graduellement est ce que les studios de la Fantastic Factory ont réussis de mieux depuis leur création il y cinq ans. On se dira que c’est déjà ça, mais je pense qu’il est vraiment regrettable que cette performance ait été accomplie à l’occasion de ce piètre film de serial killer schizophrène.
La prochaine fois que j’irais au cinéma, c’est juré, j’amènerais un coussin.

La conclusion de

La Nonne sort dans notre salle auréolée d’un titre posthume, la Fantastic Factory ayant fermée ses portes à la fin du printemps dernier. Hélas, on ne peut cependant pas dire que le film fasse honneur à la défunte compagnie de Yuzna et des frangins Fernandez. La Nonne est chiante, prévisible, bourrée de clichés et surtout étonnamment sage. Reste une performance technique de qualité qui essaye en vain de rattraper le coup. Bof !

Que faut-il en retenir ?

  • Réalisation appliquée
  • Bons effets numériques

Que faut-il oublier ?

  • Mise en scène sans imagination
  • Scénario prévisible, bourré de clichés.
  • Effets horrifiques très sobres

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