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Critique du Film : Dark Angel

Avis critique rédigé par Nicolas L. le mardi 26 septembre 2006 à 05:33

Il vient en pet... et il en est fier, en plus!

L’officier de police Caine et son collègue essayent de coincer en flagrant délit un redoutable gang de narcotrafiquants. Alors que l’affaire tourne mal lorsque le collègue est démasqué, un extraterrestre pas commode se mêle à la bagarre, extermine tout le monde (sauf Caine, bien sûr, comme par hasard occupé ailleurs), et pique la drogue. Affublé alors d’un détective du FBI collé à ses basques, l’agent Caine va alors mener sa propre enquête, à sa manière…
Le début des années 90 coïncide avec l’amorce de la lente érosion de la mode des actionners dégoulinant de testostérone. Stallone et Schwarzenegger vieillissants, on voit alors se faire une place dans le monde des brutes inexpressives des petits nouveaux qui ont pour ambition de ramasser les quelques miettes restantes. Parmi cette clique de bourrins aussi doué pour le métier d’acteur que Maïté pour la danse classique, dominée par Steven Seagal et Jean Claude Van Damme, le suédois Dolph Lundgren y tient une place de choix, de part son coté nonchalant qui le rend éminemment sympathique.
Dans ce film au scénario complètement abracadabrant et bourré d’incohérences, le colosse scandinave interprète un flic vindicatif aux méthodes peu orthodoxes. Faut dire qu’on l’a un peu poussé à bout ; des truands outrecuidants ont refroidi son collègue et le FBI n’arrête pas de lui mettre des bâtons dans les roues. De plus, il va vite s’apercevoir, à ses dépends, qu’une entité venue de l’espace s’est interposée dans la lutte que mène les flics avec un cartel de narcotrafiquants ayant pignon sur rue (remember Predator 2…). En compagnie d’un petit roquet qui joue les Fox Mulder avec son petit carnet et son sourire narquois (c’est l’acteur Brian Benben qui allait bientôt devenir célèbre avec son rôle de Frank Tappert dans Dream On, une série géniale produite dans la deuxième moitié des années 90 par Martha Kaufman et John Landis), il va alors devoir affronter une sorte de viking sidéral au look glam rock et aux lentilles cornéennes blanches, un dealer d’andromorphine qui n’arrête pas d’introduire ses crimes par la mystérieuse phrase ‘’Je viens en paix’’ (c’est d’ailleurs le titre du film en version originale).
Le situation devient encore plus confuse lorsque débarque sans prévenir un flic galactique aussi adroit avec son flingue qu’une poule avec un couteau. Equipé de ce pistolet en plastique à la puissance de feu extraordinaire, il détruit tout sur son passage sans pour autant parvenir à mettre hors d’état de nuire le délinquant venu en paix...ou en pet, je ne sais pas trop (remember Critters). Bref, en ville, c’est le bordel, la guerre, ça explose de partout, les voitures en feu volent dans des gerbes de flamme à dix mètres de hauteur et la police est aux abois. Le tout dans l’indifférence totale de la population !.. Une véritable ville de sourds…
Puis, lorsque Caine se voit confié par son collègue venu de l’espace (au cours d’une séquence très émouvante dans laquelle le flic spatial, crachant du yaourt périmé d’une blessure que l’on devine mortelle, lui fait promettre de tuer le monstre aux yeux blancs) la tâche de prendre sa relève, il sait qu’il ne doit plus compter que sur lui. Et sur ses deux compagnons, le nabot du FBI et sa femme, une jolie brunette aux yeux magnifiques et la gifle facile (Betsy Brantley, la fille ayant servi de modèle lors de la création de Rebecca, l’amour de Roger Rabbit !) ; autant dire personne. Mais il s’en sortira quand même, grâce à des approximations scénaristiques éhontées qui permettront de fragiliser soudainement un alien jusque là complètement indestructible.
Vous l’avez deviné, Dark Angel ne brille pas pour son écriture. Il est cependant assez marrant à mater grâce à la conscience professionnelle d’un vieux briscard de la série B ; Craig R. Baxley. Le cinéaste oriente bien entendu sa réalisation sur une mise en scène la plus spectaculaire possible afin de masquer la misère dramatique du film. Et cela marche plutôt bien puisque le spectateur indulgent – ou ivre - prendra du plaisir devant une avalanche d’effets pyrotechniques dévastateurs, une course poursuite en bagnole - mainstream mais bien menée -, et quelques meurtres bien violents. Il est cependant évident qu’il ne faille pas trop gratter ce papier peint technique. On risquerait d’y trouver du moisi…

44

Dark Angel est un nanar qui s’assume. L’amateur y trouvera donc une ribambelle de clichés hollywoodiens fleurissant comme un jardin printanier, dans un scénario mal écrit et absolument pas crédible. Mais il y trouvera aussi de l’action, de l’humour volontaire pas drôle, de l’humour involontaire désopilant, des punch line complètement pourries, et beaucoup de boumbadaboum !! Regard potache sur l’œuvre indispensable sous peine de dépression…

Critique de publiée le 26 septembre 2006.

Que faut-il en retenir ?

  • Involontairement drôle
  • La nonchalance de Dolph Lundgren
  • Bonne réalisation

Que faut-il oublier ?

  • Scénario rempli d’incohérences
  • Histoire absolument pas crédible
  • Un humour foireux

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