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Critique du Roman : La danse du miroir
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Critique du Roman : La danse du miroir

Avis critique rédigé par Manu B. le vendredi 8 septembre 2006 à 1101

Et un Hugo de plus !

"La rangée de cabines de comconsoles au fond du hall de la plus grande station orbitale de transfert commercial d'Escobar possédait des portes-miroirs..."
Mark, le clone de Miles Vorkosigan, se fait passer pour l'amiral Naismith pour aller délivrer des clones sur l'ensemble de Jackson. Malheureusement, l'opération tourne à la catastrophe, Mark est démasqué et Miles lui-même doit venir à la rescousse. C'est à ce moment que l'opération tourne au désastre...
Miles est à ses débuts un personnage assez rigolo, typique des anti-héros que le space opera a pu produire, à l'opposé de ces grands guerriers puissants et au physique avantageux. Et au fur et à mesure que la série avançait, il est vite devenu irritant et lourd. C'est dans ce volet de la saga que ce Miles n'est plus le centre de l'attention mais son clone Mark dont le caractère est aux antipodes de son frère. Et l'intérêt grandit en flèche car on découvre un personnage torturé, apeuré, vivant depuis toujours dans l'ombre du gnome génial. C'est donc avec plaisir que l'aventure continue où l'on découvre un personnage profondément humain, avec ses doutes, ses angoisses face à l'inconnu, qui commence à comprendre la vie de famille, à apprendre la vie sociale, à arrêter de fuir pour faire face à ses responsabilités. On retrouve également Cordelia et Aral Vorkosigan dans des rôles de parents complètement compréhensifs et attentifs à la nature écorchée de Mark. C'est un roman où la recherche de l'identité est omniprésente. On retrouve enfin la patte space opera avec enfin une dramatique où tout est à gagner à la force du neutralisateur. C'est la rupture, déjà amorcée avec un clone encombrant, qui relance la saga Vorkosigan où tout semblait trop facile. C'est parfois tragique, dans la lignée des frontières de l'infini, où l'auteur arrive à toucher son lecteur.
Enfin du bon space opera !

La conclusion de

Lois McMaster Bujold collectionne les prix pour sa saga Vorkosigan. Il fallait bien que l'un de ses romans mérite vraiment ce prix et il semble que la danse du miroir soit celui-ci.
Prix Hugo 1995 Prix Locus 1995

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