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Shutter >

Critique du Film : Shutter

Avis critique rédigé par Richard B. le mardi 25 juillet 2006 à 07:06

Histoire de frousse et de polaroïd …

Après une belle petite beuverie entre potes, Tan et Janes prennent la voiture pour rentrer. Le couple qui a un peu bu ne voit pas une jeune fille qui traverse la route. Ils la renversent. Bien sur, comme à chaque fois le couple se fait la belle. Quelques jours après, un esprit semble perturber la vie du couple…
D’accord le scénario de Banjong Pisanthanakun, Sopon Sukdapisit et Parkpoom Wongpoom ne semble pas vraiment original ‘de premier abord’. Clairement au début j’ai pensé à ‘souviens-toi l’été dernier’, mais heureusement pour ce dernier la comparaison s’arrête au renversement de l’inconnue et la fuite. Non, après la suite s’inspire plus d’éléments tels que ‘The Ring’, ‘The eye’ ou encore ‘Ju-On (The Grudge)’. Au fur à mesure, nous retrouvons les clichés propres au cinéma japonais, mais qui ont l’avantage d’arriver à parfois faire flipper. Nous retrouvons sans surprises la jeune fille mince, à la peau blanchâtre et aux cheveux longs, très longs. Là encore, elle fait tout pour terrifier Tan et Janes sans jamais aller droit au but. Soif de vengeance et enquête sur la vérité seront au programme. Là où Shutter marche mieux qu’un ‘The Ring’, c’est parce qu’il est beaucoup plus facile de croire en un esprit qui apparaît sur un polaroïd ou sur des reflets que plutôt une cassette maudite. De plus, Shutter arrivera à se distinguer dans son scénario sur un final aussi surprenant que carré. Un final pas forcément renversant, mais qui change des habituels films de ce type et qui pour le coup a l’avantage d’angoisser.


Les réalisateurs Banjong Pisanthanakun et Parkpoom Wongpoom surprennent réellement pour un premier film. À la place de vouloir réinventer le genre, ils utilisent les classiques du genre avec une aisance et une simplicité telle que cela se révèle beaucoup plus efficace qu’un grand nombre de films d’épouvante. L’atmosphère et l’approche psychologique du couple font que l’on rentre assez vite dans l’intrigue. De mêmes certaines scènes sont vraiment habiles et ne manquent pas d’effets chocs sans être en tocs ; par moment, vous serez vraiment effrayé de ce qui peut apparaître sur une photo. Shutter, à aussi l’avantage d’être beaucoup plus rythmé qu’un the ring ou un Dark Water, l’ennuie ne gagne jamais malgré pourtant des ficelles usées et déjà vues.

Le jeu des acteurs n’a rien de révolutionnaire, mais correspond assez bien aux personnages. Ananda Everingham qui joue Tun correspond très bien au gars un peu comme tout le monde qui derrière une grande gueule cache un mec un légèrement lâche. Natthaweeranuch Thongmee (Jane) à un jeu et un rôle beaucoup plus classique, ce qui conduit à un personnage qui semble mille fois vu sur ce type de registre.

70

Film d’angoisse peu innovant, ce film thaïlandais aurait cependant largement mérité une sortie en salle tellement celui-ci se trouve supérieur aux 'sous_Ring' vu dernièrement. Bien foutu, carré et parfois flippant, Shutter épate pour un premier film et passionne durant 90 mn. Le manque d’originalité l’empêche d’être sur le podium, mais assurément un très bon film.

Critique de publiée le 25 juillet 2006.

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