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Critique du Film : Le Chevalier Black
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Critique du Film : Le Chevalier Black

Avis critique rédigé par Nicolas L. le mercredi 31 mai 2006 à 0654

Gruau indigeste

Suite à un malencontreux accident, Jamal Walker, un jeune black travaillant dans un parc à thème médiéval, se retrouve projeté au 14ème siècle, à la cour du roi Léo. Là, le boxeur raté va découvrir l’honneur, l’amour et la gloire…
Bon, tout le monde connaît le vieux film disneyen Un Yankee à la cour du Roi Arthur, délicieusement remis au goût du jour avec le désopilant Evil Dead 3 – celui-ci pourrait d’ailleurs s’appeler sans problème Un Redneck chez le Roi Arthur, non ? Il y en a bien d’autres. J’en oublie, c’est certain. Tous ces films comiques ou prétendus tels fonctionnent de la même manière, trouvant leur humour dans les anachronismes et les situations absurdes pouvant découler des voyages dans le temps. Une recette facile qui en 2001 séduit la Fox, major qui, voulant exploiter à fond un filon qui semble pourtant désormais bien asséché, accouche cette année là d’Un Black chez le Roi Arthur (à quand Un Tchong chez le Roi Arthur ? avec Jackie Chan of course …). Bref, ici, fi de paradoxe temporel et d’effet papillon, place à la déconne !
Pour le coup, c’est Martin Lawrence qui s’y colle. Et il nous refait bien sûr le cinéma du mec hyper cool qui se retrouve projeté dans un univers qui ne le comprend pas. Et comme de bien entendu, à la manière de tous ces ersatz d’Eddie Murphy que sont les Wayans, Chris Tucker et consorts, il en fait des tonnes. Jamal ne réalise d’abord pas qu’il est dans un monde médiéval, branche les minettes, montre un groupe de RnB, sauve par inadvertance le roi Léo, fait fabriqué des jerseys de basket-ball médiévaux (beurkk !), instaure le knight fast-food (super, vive la civilisation américaine !), parle un langage chébran que personne ne pige, essaye de monter à cheval, et surtout ne ferme pas une seule seconde sa gueule, tout en nous offrant une tonne d’expression faciales à la Jerry Lewis.
Et bien sur, la plupart du temps, tout cela est bien gras et bien nul. On rie peu, très peu, d’autant plus que les gags, s’appuyant sur un sujet éculé et en raison d’un épouvantable manque de rythme, sonnent aussi creux que les blagues Carambar à tonton Beauf’ entendues lors des pénibles repas familiaux (ne me dites pas que vous ne voyez pas ce que je veux dire…). S’il nous arrive parfois de sourire, c’est lors de séquences où le comique de situation l’emporte un peu sur ce Martin Lawrence envahissant - la séquence d’ouverture, le discours pourri de la reine – mais cela se produit vraiment qu’en de très rares occasions.
La réalisation de Gil Junger (un tâcheron de la télévision américaine) est à la hauteur du reste ; insipide, sans aucune saveur ni imagination. Du bourrinage cinématographique. Heureusement, les décors superbes sont là et arrivent à attirer un peu notre attention, de même que le jeu de certains comédiens comme Tom Wilkinson (mais qu’est-ce qu’un acteur de ce talent a pu bien faire pour s’embarquer dans cette galère merdique ?) et la rafraîchissante Marsha Thomason (la Sara du Manoir Hanté et les 999 Fantômes). Hélas, cela ne dure guère, Jamal arrivant souvent à la rescousse pour foutre ces quelques efforts par terre et nous resservir sa soupe à la grimace. Beurk !

La conclusion de

Le Chevalier Black se veut une comédie historico-fantastique sympathique et distrayante. C’est tout au plus le condensé de quelques gags amusants, si l’on y met la meilleure volonté du monde. Le film étonne surtout par la médiocrité de tous ses secteurs techniques, artistiques et humoristiques. Et la vulgarité de certains passages ne le destine même pas au plus jeune public. Un comble ! Vraiment, si vous voulez vraiment voir un film sympa surfant sur le même thème ou presque, matez-vous Chevalier !

Que faut-il en retenir ?

  • Les décors
  • Quelques comédiens qui tentent de surnager
  • Un ou deux passages amusants

Que faut-il oublier ?

  • Scénario sans originalité
  • Réalisation sans relief ni rythme
  • Gags poussifs
  • Martin Lawrence : chiant !

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