75.OOO pixels viennent d'être aspirés dans un trou noir !
Le futur sera peut-être différent mais sur cette planète nous vivons encore grâce à la publicité.
Astuce N°3 : Un peu de fantasy ! Désactivez votre Adblock pour notre domaine et nous revivrons comme par magie !
On vous aime et nous vous souhaitons une bonne lecture. "Longue vie et prospérité !"
Critique du Film : Legend
Legend >

Critique du Film : Legend

Avis critique rédigé par Nicolas L. le jeudi 16 mars 2006 à 0838

Il était une fois…

Comment parler de Legend sans tout d’abord mettre en avant son douloureux accouchement qui, bien évidemment, se transforma en véritable bide à sa sortie dans les salles. Avec ses nombreux incidents de tournage, son massacre au montage par les studios, - le film sortit aux USA dans une version calamiteuse et en Europe dans une version plus conforme à la vision de Ridley Scott, mais cependant encore tronquée de 10 minutes par rapport au montage originel -, Legend traîne derrière lui une réputation de film maudit. Il faudra attendre de nombreuses années pour que l’on puisse voir le vrai film de Ridley Scott, grâce à un director’s cut de 114 minutes, soit vingt minutes de plus que la version US ! C’est de cette dernière version dont je vais vous causer, qui est nettement plus proche de ce que désirait faire foncièrement le cinéaste, et qui bénéficie de la bande originale de Jerry Goldsmith en place et lieu de celle de Tangerine Dream.
Le scénario très faiblard de Legend repose en fait sur une relecture du mythe d’Adam et Eve, replacé dans le cadre de la fantasy à forte consonance enfantine – en bref, le conte de fée. Ainsi, la symbolique est de mise. Lili, une blanche-neige trop curieuse, est également l’incarnation christique et sexiste du péché ; c’est par elle que va arriver le malheur sur ces terres de joie, matérialisé à l’écran par l’arrivée de l’Hiver et la prise de pouvoir des sbires de la Bête. Jack, le jeune premier, volontaire mais aux caractéristiques fades – donc un rôle parfait pour Tom Cruise – est le stéréotype parfait de l’adolescent en quête de reconnaissance virile et de poil ou menton.
L’éveil hormonal des deux jeunes tourtereaux va donc mettre un sacré bazar dans cette contrée magique ou les rencontres avec les fées (une clochette disneyenne insupportable), les lutins et hélas les kobolds sont choses courantes. Une fois ‘’l’acte’’ commis – Lili met inconsciemment en danger la vie des Licornes, véritables symboles de la pureté -, ce monde change alors de tout au tout et Ridley Scott nous amène dans un univers plus tourmenté ; des forêts enneigées au froid mortel, des marécages puants et hantés par d’horribles créatures et enfin le terrible repaire de Darkness (génial Tim Curry), une créature qui est la plus belle représentation cinématographique du Diable qu’il m’ait été donné de voir – bravo au maquilleur Rob Bottin !.
Magnifique… Voilà le mot qui revient sans cesse aux lèvres à la vision de Légend. Car ce film est d’une époustouflante beauté visuelle. Que cela soit la première partie, d’une grande féerie graphique avec ces myriades de pollens qui flottent dans l’air et ces rais de lumières qui percent la canopée pour donner à chaque chose, chaque être vivant, des reflets enchantées, ou la deuxième, d’une élégance cauchemardesque et envoûtante, qui alterne des visions infernales et des froides séquences de séduction - à travers un magnifique hommage à la Belle et la Bête, de Jean Cocteau -, on en prend plein les mirettes.
Mais est-ce que cette superbe qualité picturale est suffisante pour en faire un grand film ? Non, franchement, je ne le pense pas. Le scénario est beaucoup trop naïf pour nous intéresser et les métaphores vraiment trop primaires et manichéennes pour que l’on puise trouver autre chose dans ce métrage qu’un superbe livre d’images. Le spectateur adulte doit alors se contenter d’admirer l’esthétique irréprochable de ce film, qui recèle toutefois quelques perles narratives, comme l’apparition théâtrale de Darkness ou la présence de l’étonnant acteur David Bennent, dans le rôle du chef des lutins. Un résultat mitigé qui m’a laissé sur ma faim.

La conclusion de

Legend est assurément un film graphiquement époustouflant. Mais je trouve cependant que le scénario est vraiment trop faible pour que le résultat soit considéré comme bon. On y reconnaît le talent iconographique et photographique de Ridley Scott, mais on y voit aussi une volonté trop forte de faire passer le poids de l’image avec celui de la construction dramatique. Qui a dit esbroufe ?

Que faut-il en retenir ?

  • Photographie d’une grande beauté
  • Quelques séquences réussies
  • Darkness, majestueux et terrifiant.

Que faut-il oublier ?

  • Scénario très faible et très puéril.

Acheter Legend en un clic

Nous vous proposons de comparer les prix et les versions de Legend sur Amazon, site de vente en ligne dans lequel vous pouvez avoir confiance.

Retrouvez les annonces de nos dernières critiques sur les réseaux sociaux

Sur Facebook | Sur Twitter | Sur Google+

Les autres critiques de Legend

En savoir plus sur l'oeuvre Legend