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Critique du film : Danger planétaire [1959], par Nicolas L.

Avis critique rédigé par Nicolas L. le lundi 13 mars 2006 à 07h21

Steve McQueen vs la Gélatine de l’Espace

Un jeune couple d’amoureux assiste à la chute d’une météorique qui s’écrase non loin. Se rendant sur les lieux, ils doivent recueillir un vieil homme qui semble blessé à une main, celle-ci étant d’ailleurs recouverte d’une étrange substance gélatineuse. N’écoutant que leur bon coeur, les deux jeunes gens amènent alors le blessé chez le médecin de la ville toute proche. C’est alors que la substance se met à grossir et attaquer les habitants…
Le film commence par l’habituel générique sur tableau gris, ce qui n’est pas surprenant, ce système étant le plus couramment utilisé en cette période. La surprise ne vient donc pas de là, mais plutôt de la présence de la musique guillerette complètement inadaptée de la star des années 50 Burt Bacharach. Une présence qui a en tout cas le mérite de nous faire sourire et de nous plonger littéralement dans une autre époque, les Etats-Unis d’après guerre, ces fameux Happy Days…
Après ce sympathique en-cas humoristique (involontaire), le film démarre enfin. Mais pas vraiment à fond la caisse, hein ! On est plutôt dans l’esprit drive-in avec ces longues discussions d’amoureux attendris et ces dialogues interminables d’une hallucinante prévenance (et relativement inintéressants, il faut bien l’admettre). Cependant, bizarrement, on se surprend à trouver cela bien mignon. C’est sûrement le charme désuet de ces filles en jolies robes, de ces jeunes garçons aux coupes de cheveux si convenables, et de cette atmosphère de joie de vivre propre aux métrages de cette époque, qui opère encore…
Le scénario, si vous avez déjà vu le remake de 1988, est exactement le même que celui du film de Chuck Russell, en beaucoup moins gore, évidemment. L’entité extraterrestre, ici une boule de gélatine rougeâtre, s’écrase sur le Terre et assimile les organismes vivants (à chaque fois hors cadre bien sur, ce qui est bien pratique car on est en droit de se demander comment une chose qui se déplace aussi lentement peut bien attraper ses proies), augmentant de taille après chaque déjeuner. Elle va finir par s’en prendre directement à la population d’une petite ville, notamment en envahissant un cinéma puis engloutissant un restaurant et sa clientèle.
Le personnage principal, Steve, l’un des amoureux, est incarné par Steve McQueen, encore tout jeune mais sacrément charismatique. En compagnie de sa girl-friend, Jane (Aneta Corsaut), il va s’évertuer à essayer de prévenir les autorités du danger, sans succès, avant que l’évidence ne crève les yeux des forces de police et notamment ceux de l’acariâtre sergent Jim Bert (John Benson), le stéréotype parfait du l’officier obtus. Si la réalisation de Irvin S. Yeaworth Jr. (Dinosaurus) est bien évidemment très classique (avec ces longs plans moyens fixes qui doivent donner sûrement la diarrhée à Michael Bay et consorts), on ne peut pas dire que cela soit désagréable, d’autant plus que le script renferme son petit lot de gags assez marrants et sûrement très ironiques à l’époque (comme lorsqu’un vieil habitant de la ville change de coiffe en fonction de la nature de la sirène d’alarme ; bombardement ou incendie). N’oublions pas qu’en 1958, le maccarthisme est toujours là, et ces moqueries étaient sûrement très osées.
Bien sur, le film est plein de bons sentiments. Il n’y a qu’à voir la mobilisation de tous ces jeunes de bonne famille (je n’ai pas vu un seul homme de couleur) qui se rendent de concert au collège voisin pour y récolter des extincteurs. Ils ne se résoudront même pas à fracturer la serrure pour y pénétrer, et attendrons qu’un adulte le fasse. La séquence durant laquelle une partie de la population assiste à la mort annoncée du héros (on sait pertinemment qu’il n’en sera rien) est également très drôle, avec ses longs plans sur leurs visages attristés et leurs mines déconfites.
Mais le moment le plus hallucinant arrive avec le final. La population ayant réussie a neutraliser la créature en la gelant au CO2, un avion se charge alors de l’embarquer et de la larguer sans préavis en plein Arctique ! Aucune analyse, aucun enquête, pas même un soupçon de curiosité des autorités militaires ou du gouvernement ! Une naïveté qui entraine à tous les coups un sacré fou rire.

La conclusion de à propos du Film : Danger planétaire [1959]

Nicolas L.
65

Danger Planétaire est une amusante série B des années 50, pleine de bons sentiments, de scènes d’action débonnaires et de situations délirantes délivrées avec une narration contenue, voir presque solennelle. Les effets spéciaux ne sont pas ridicules car presque inexistants, la plupart des attaques de la créature étant filmées hors cadre. Pour conclure, si vous avez envie de vous détendre tout en vous replongeant dans les ambiances de drive-in des fifties, ce film vous conviendra parfaitement.

Que faut-il en retenir ?

  • Ambiance bonne enfant
  • Des situations délirantes
  • Steve McQueen en jeune premier
  • Réalisation correcte

Que faut-il oublier ?

  • Effets spéciaux presque inexistants
  • Nombreuses incohérences

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