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Critique du Film : Tremors

Avis critique rédigé par Richard B. le dimanche 5 mars 2006 à 10:05

Les dents de la terre mordent plutôt bien !!

La petite ville de Perfection est un petit bled isolé de l’Amérique profonde avec un nombre d’habitants restreints se connaissant tous. Valentine McKee et Earl Bassett sont les «deux bonnes à tout faire» de la ville. Ainsi avec quelques petites taches, ils arrivent à survivre et profiter des grands espaces. C’est au moment où ils se décident enfin de tenter leur chance dans une grande ville, qu’une méchante bébête fait son apparition!
Aux premiers abords, le scénario de Tremors n’a vraiment rien d’exceptionnel. On retrouve l’idée de la ville isolée, puis le méchant monstre qui attaque. Il y a forcément aussi les courageux de l’histoire qui vont affronter la créature. Non, là où les scénaristes de Short Circuit, S.S. Wilson et Brent Maddock font fort c’est en situant 90% du film en pleine lumière alors que le grand nombre des films de monstres se passent dans le noir. Autre bonne idée du duo : le concept du monstre qui vient de sous la terre, enfin des monstres, puisqu’ils sont quatre. Pour terminer du côté histoire, j’apprécie beaucoup aussi le fait que la venue des bestioles n’est pas vraiment évoquée et joliment détournée lorsque les héros de l’histoire se lancent dans les suppositions de leurs apparitions. Un éventail de choix mais aux spectateurs de choisir !


Bien que se soit une série B à budget correct pour le genre mais modeste pour Hollywood (estimé à 10 000 millions de Dollars), la production prend un certain risque en prenant Ron Underwood comme réalisateur. Underwood avant Tremors n’avait réalisé que deux séries de 42 minutes pour la télévision (Runaway Ralph (1988) et The mouse and the Motorcycle (1986)). Pourtant Ron Underwood montre son savoir faire dès le départ. Tremors aurait pu très vite tourner au nanar comme nous en voyons si souvent. Mais le réalisateur arrive à équilibrer à merveille son film. Entre humour, suspense, et action, l’ennuie n’apparaît jamais. Il se passe toujours quelques choses et à aucun moment les plans desservent le film ; à l’inverse tout est fait pour que les ficelles passent comme une lettre à la poste. D’ailleurs je reste étonné de voir que c’est lui qui a réalisé des années plus tard le navrant Pluto Nash. Comme quoi le génie vient parfois de l’enthousiasme du premier film, et ici il en avait !
Côté casting c’est du grand luxe. Déjà avec - je le répéterais jamais assez - le talentueux Kevin Bacon. Bacon est incroyable, c’est le genre d’acteur capable de jouer tous les rôles, du salaud pur et dur (Sleepers, Hollow Man) jusqu’au gentil héros (Apollo 13, Hypnose). Puis ensuite, il y a aussi Fred Ward (L’étoffe des héros). A eux deux, ils forment un duo du tonnerre. Ils se complètent à merveille et les échanges de répliques, de même que leur complicité, semble toujours sincère. Alors que les textes très typiques de série B pourraient vite et comme souvent tourner au ridicule ; ici nous avons vraiment l’impression que c’est des mots pouvant sortir des personnages qu’ils interprètent. La production ne c’était pas du tout trompée. Les seconds rôles ne sont pas en reste Finn Carter à beau faire une carrière essentiellement à la télévision, elle s’en tire parfaitement dans son rôle de femme à caractère qui pour une fois ne hurle pas bêtement à la venue des monstres. Puis Michael Gross termine à merveille l’éventail de talent, son personnage devenant vite fun et attachant ; d’ailleurs il sera le seul du casting à revenir dans les suites (suites au demeurant discutable et loin d’égaler ce film).

Mais la vedette du film c’est la créature : et autant dire que dans le domaine l’équipe des effets spéciaux à réussi. Les espèces de vers géants avec leurs tentacules sonnent vrai. De plus son design, bien que proche de Dune, arrive à se distinguer par son bec en pointe et pas sa langue faite de plusieurs espèces de serpents utiles pour agripper leurs proies. De plus, on se délectera à chaque fois que l’une d’elles y passera !

80

Tremors n’est qu’une série B qui a la malice de ne pas se prendre au sérieux et qui est servie par un magnifique casting. La mise en scène est rythmée, l’humour présent et jamais lourd. Bref Tremors est l’exemple type du film de seconde zone qui devient une réussite totale. A voir et revoir.

Critique de publiée le 5 mars 2006.

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