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Critique du Film : Massacre à la Tronçonneuse
Massacre à la Tronçonneuse >

Critique du Film : Massacre à la Tronçonneuse

Avis critique rédigé par Nicolas L. le lundi 13 février 2006 à 0806

Un seconde jeunesse pour la famille Hewitt

Bon, je ne vais pas vous faire l’injure de vous présenter en long, en large et en travers le thème du célébrissime et ôh combien cultissime Massacre à la Tronçonneuse, ce chef d’œuvre de Tobe Hooper. Je préciserais donc seulement, à l’attention des amnésiques, que ce film raconte de manière assez directe la rencontre musclée entre une bande de jeunes et une famille de dégénérés dont le représentant le plus original est un lobotomisé furieux, équipé d’un masque en peau humaine et de la fameuse tronçonneuse.
Tourné en 1974, resté longtemps inédit et censuré dans de nombreuses contrées – dont nos terres gauloises – le film se déclina les années suivantes en de nombreuses séquelles, préquelles, variantes et servit ‘’d’inspiration’’ à de nombreuses œuvres dites originales et respectant exactement le même canevas. Mais personne, encore, ne s’était encore attaqué à la réalisation d’un véritable remake. Voilà qui est fait…
Le film débute à peu près de la même manière, dans le van des jeunes gens et est censé se passé à la même époque que lors du premier film. Une bonne idée, mais il est dommage que le réalisateur Marcus Nipel, un clipper réputé dans le milieu, est choisit de conserver une chromatique si tendance MTV, qui ruine un peu son effort de remontée dans le temps avec ce vieux van, les sappes kitchs et les gosses qui fument des oinjs. Cette photographie très léchée et sophistiquée, il la conservera d’ailleurs durant tout le film. Une texture et un éclairage (qu’il maîtrisent parfaitement, il est vrai) qui met en valeur le coté horrifique et shocker du métrage mais qui atténue grandement son aspect glauque, qui était tout de même l’atout principal du film de Hooper. J’aurais, personnellement, opté pour une image plus salie.
L’horreur narrative et graphique commence assez rapidement, sans montée en puissance, lorsque les jeunes gens ramassent une fille désespérée au bord de la route et que celle-ci, voyant qu’elle retourne vers ses bourreaux, sort un calibre de son intimité (si, si, j’en suis sûr) et se tire une balle dans la tête (qui continue sa trajectoire en explosant la lunette arrière du véhicule), dont l’explosion souille de matières cérébrales et de débris osseux tout l’arrière de la voiture. Cette scène choc, fichtrement bien amenée et réussie, se produit dés les premières minutes du métrage et, à sa vision, le spectateur s’attend alors à assister à une véritable débauche d’effets gores. Cela ne sera pas tout à fait le cas…
Bien sur, le film reste bien violent, et apporte son lot de séquences sanguinolentes, mais finalement en nombre beaucoup plus faible que ce début tonitruant n’aurait du le présager. On retiendra surtout le type à la jambe coupée suspendu à un crochet de boucher encore vivant et l’amputation du bras de Leatherface. Etrangement, les exactions à la tronçonneuse de notre ami masqué sont commises hors cadre, pour la plupart du temps. Un choix bizarre, comme si le cinéaste hésitait à en montrer trop, pour peut-être être fidèle à l’œuvre originale qui était presque totalement subjective, mais sans s’orienter dans le domaine de ce glauque qui faisait la force de la version originelle (Exit, par exemple, la traumatisante séquence du repas, reprise de manière géniale par Rob Zombi dans son House of the 1000 corpses).

Leatherface, un personnage un peu occulté dans cette version

Marcus Nipel choisit également de surfer sur l’air du temps et de prendre pour lui la thématique de la femme forte. C’est une femme qui se sort dans un premier temps des griffes de ces fous furieux (même si elle se suicide un peu plus tard) et c’est encore une femme qui prend les choses en mains au cours de la suite des évènements. Présentée dés le début comme telle, sa survie est plus que prévisible, notamment avec la suppression rapide de son chevalier servant, un fait d’importance qui lui donne l’occasion de prendre l’initiative. Très loin de l’image débile de la scream queen apeurée, la belle et talentueuse Jessica Biel offre de plus une prestation tout en puissance qui m’a fortement rappelé le personnage de Ripley des premiers Aliens (tiens, maintenant que j’y pense, la tonique Erin porte également un petit débardeur blanc bien moulant !)
Le scénario est similaire au modèle original avec une légère modification dans l’importance des rôles, bien qu’ils soient tous présents. Leatherface, que j’ai trouvé assez pataud et peu impressionnant, laisse la part belle au fils aîné, le flic psycho. Interprété de manière hallucinante par cet acteur atypique qu’est R. Lee Ermey, il arrive à nous faire vraiment peur sans effusion de sang, ni grands effets, juste avec son regard de fou dangereux. Encore un bon point pour la qualité de l’interprétation qui, c’est suffisamment rare dans ce genre de film être signalé, est plutôt bonne dans l’ensemble (même si la plastique irréprochable de tous les jeunes acteurs fait vraiment penser à une pub télé).
Evidemment, ce n’est pas parfait et le plus gros défaut de ce type de slasher est à nouveau présent : l’attitude illogique des protagonistes devant le danger. Comme d’habitude, les futures victimes ont plus tendances à foncer tête baissée dans les ennuis et les voies sans issues aux lieux de choisir des solutions évidentes qui augmenteraient leurs chances de survie. La plus risible étant celle de se réfugier dans un abattoir puis, encore mieux, finir par se planquer dans une chambre froide ! Certaines ellipses cavalières pour satisfaire des impératifs scénaristiques viennent également plomber la volonté de réalisme. Un défaut qui apparaît notamment lors d’une poursuite en extérieur entre un Leatherface blessé et la jeune héroïne. Mais fondu dans un déchaînement de violence exacerbé, ces problèmes sont rapidement oubliés…
Erin et son joli débardeur moulant

La conclusion de

Vraiment très méfiant à l’idée de visionner ce remake, je dois avouer que je regrette aujourd’hui mes à priori. Sans être une œuvre géniale, Massacre à la Tronçonneuse version 2004 est un slasher movie honnète et efficace, avec de nombreux défauts mais autant de qualité, et il serait dommage de bouder ce produit. Surtout lorsque l’on constate le nombre de nanars inondant le marché…

Que faut-il en retenir ?

  • Réalisation correcte et violente
  • Interprétation intéressante
  • Bon climax

Que faut-il oublier ?

  • Scénario basique
  • Incohérences habituelles
  • Pas si gore que ça

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