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Critique du Film : Massacre à la tronçonneuse 3D
Massacre à la tronçonneuse 3D >

Critique du Film : Massacre à la tronçonneuse 3D

Avis critique rédigé par Vincent L. le vendredi 12 avril 2013 à 1804

Une arnaque presque parfaite...

Après avoir inauguré la mode des remakes en 2004 avec une nouvelle version du film de Tobe Hooper somme toute très honorable, la franchise Massacre à la Tronçonneuse revient cette année sur les écrans de cinéma pour tenter de faire passer auprès du public la pillule du "retcon". Derrière ce mot quelque peu barbare se cache un nouveau synonyme d'arnaque, ou comment trouver un moyen de justifier le fait qu'on ne fait pas un remake de remake. Le "retcon", c'est la quintessence du système hollywoodien pour trouver des concepts fumeux censés cachés la simple mane à pognon, les remakes et préquels ayant déjà été utilisés, et les suites n'étant visiblement plus en odeur de sainteté. En l'espèce, il s'agit de dire que le nouveau film se situe dans la continuité du long-métrage original - donc ne prend pas en compte ses remakes - en se posant comme un nouveau deuxième opus - donc en oubliant toutes les suites jusque là réalisées.

Texas Chainsaw 3D remplace donc purement et simplement le film développé par Tobe Hooper en 1987 (et qui, avouons le, n'était globalement pas très glorieux). Mais l'argument s'efface et perd toute crédibilité dès les premières minutes de métrage. Ainsi, après un générique résumant en quelques minutes l'action du premier film, on a le droit à un saut temporel de trente ans nous envoyant à notre époque, dans un autre contexte, avec d'autres personnages (à l'exception, bien évidemment, de l'indéboulonable Leatherface). A l'instar du remake de Marcus Nispel, on sent bien que ce nouvel opus s'apparente à une sorte de test, à savoir s'il est encore possible de mobiliser le public et de le faire aller en salle à l'occasion d'une nouvelle adaptation. Les grands classiques ayant aujourd'hui presque tous été remakés, il faut bien chercher comment renouveller la formule sans avoir à se casser la tête avec des projets originaux (grands dieux, non...).

Malheureusement, on sait aujourd'hui que la formule a fonctionné, Texas Chainsaw 3D ayant été un succès lors de sa sortie au box-office US (vingt-trois millions de dollars de recettes pour un budget de huit millions, et une première place devant Django Unchained et Le Hobbit à la sortie). Bien sur, tout cela est un énorme hold-up, une opération rapide, une manière de plumer le public avant même que le bouche à oreille fasse son effet (les recettes ont chuté de plus de soixante pour cent après ce premier week-end). En misant sur le prestige de la franchise (un premier opus culte, un remake et son préquel efficaces), et grâce aux séances 3D surtaxées, les producteurs ont réussit à pigeonner le public en lui servant un truc tout simplement honteux. Avant même que l'on s'en aperçoive, l'opération avait fonctionné et le film devenait l'un des plus rentables de la série... et également l'un des plus mauvais (même si un peu mieux que Texas Chainsaw ceci dit).

"Torché", c'est le qualificatif qui vient immédiatement à l'esprit à la vision de ce nouvel opus. On sent à chaque plan le film construit dans la précipitation, souffrant d'un manque de travail sur à peu près tous les niveaux. Niveau scénario, après un Jason va en enfer de bien triste mémoire, Adam Marcus réitère son entreprise de profanation des mythes cinématographiques en signant le script de ce Texas Chainsaw 3D (on ne l'avait pourtant plus rien laissé écrire pendant quinze ans !). Après avoir transformé Jason en léprechaun grimaçant dans ce qui est encore l'épisode le plus honteux d'une franchise déjà peu qualitative, il se livre ici à un véritable saccage de la mythologie créée par Tobe Hooper (et par la suite reprise dans le remake) et transformant le film en slasher bête à bouffer du foin, et, sur le fond, totalement interchangeable (le scénario aurait pu servir pour n'importe quelle série sans beaucoup de changements).

A la rigueur, reconnaissons que ce script indigent aurait tout de même pu donner lieu à un slasher un minimum efficace si les producteurs avaient embauché un véritable réalisateur. Avec le talent du tonton qui filme tant bien que mal les mariages et les repas de famille, John Luessenhop met des images en boite, mais ne s'ennuie pas avec des choses accessoires comme une ambiance ou du suspens. Ce qui surprend d'autant plus, c'est qu'habituellement, devant un spectacle aussi navrant, les producteurs compensent en proposant du gore à outrance et des plans nichons gratuits censés un minimum satisfaire le fan. Mais dans l'optique de simplement rester interdit aux moins de douze ans, Texas Chainsaw 3D s'avère particulièrement sage, ne se permettant qu'une seule et unique scène un peu graphique. Mais même là, le rendu est tellement ridicule (impression renforcée par la 3D bidon) que ce petit découpage ne nous fait finalement aucun effet.

Au final, que reste t-il à sauver de l'ensemble ? Outre une actrice principale assez mignonne (mais très chaste, et très habillée), reconnaissons que le film est malgré tout court et plutôt bien rythmé, ce qui fait, au final, que l'on ne s'ennuie pas tant que ça devant. Cela permet donc de rester éveillé pour apprécier ce spectacle qui, véritable tour de force, parvient à devenir de plus en plus grotesque au fur et à mesure de son déroulé (jusqu'à un twist final digne d'un épisode de Scooby-Doo), ce qui pourra faire ricaner les amateurs de troisième - voire quatrième - degré, ainsi que tous les fans qui, fatalement, seront attaqués aux nerfs très rapidement par la crétinerie de l'ensemble (les motivations et les caractères des divers personnages sont assez hallucinants de bétise). Au final, on ressort avec l'impression d'avoir été pris pour un vrai gogo, et le sentiment que, définitivement, l'industrie hollywoodienne n'a plus rien à apporter au cinéma d'horreur.

La conclusion de

Oubliant le remake de Marcus Nispel pour commencer son histoire juste après le film original de Tobe Hooper, ce septième Texas Chainsaw est un produit purement mercantile ne cherchant le succès financier que grâce à sa parenté avec ses glorieux prédécesseurs. Aucun effort d'écriture, une mise en scène atone, des effets gores réduits au strict minimum, une ambiance inexistante, voici ce qui vous attend au programme de ce nouveau film, dont le seul intérêt se situe finalement dans son côté ouvertement grotesque (donc drôle si vous êtes portés sur la moquerie). Ah si, l'actrice principale est plutôt mignonne ! Cela n'en rend pas le long-métrage meilleur, mais à un moment donné, il faut bien se raccrocher à quelque chose pour réussir à tenir jusqu'au bout de ce machin.

Que faut-il en retenir ?

  • Globalement bien rythmé,
  • Si nul qu'il en devient presque drôle.

Que faut-il oublier ?

  • Un slasher très sage,
  • Histoire grotesque,
  • Mise en scène plate,
  • Ambiance quelconque,
  • Comédiens apathiques.

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