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Critique du Film : Innocent blood
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Critique du Film : Innocent blood

Avis critique rédigé par Nicolas L. le mercredi 4 janvier 2006 à 1054

Maman, maman, je n’ai rien aux dents !

Le soir. Anne Parillaud se réveille, se lève et… Ho ! Mon dieu ! Elle est à poil, et dans les deux sens du terme ! Ca commence fort, on se croirait sur M6 à minuit, ou à Pigalle dans les années 70. Hum ! Continuons… Voluptueusement, notre dénudée sylphide se déplace à travers une chambre suffisamment éclairée - l’on distingue son agréable postérieur et son absence presque totale de seins -, pour finalement s’arrêter devant un miroir qui réfléchit son visage – quel filou ce Landis !– et là, Anne Parillaud sourit fadement. cut.
A quelques pas de là, dans un sombre établissement que l’on devine malfamé, un parrain mafioso, dénommé Macelli, passe un savon à grand coup de grille-pain sur un complice qui lui a manqué un peu trop de respect, tout en philosophant de manière incompréhensible sur les subtilités de la cuisine moderne. Une fois l’affaire entendue, grille-pain détruit et linge sale lavé, le petit comité, composé de caricatures transalpines, se sépare et deux des hommes de main de Macelli se baladent en ville en roulant des mécaniques, comme tous les Italiens, c’est bien connu. Un véritable remake des Affranchis, costard cintré et cheveux gominés à l’appui. Les deux zigotos qui se la pètent finissent par tomber bien évidemment sur Anne Parillaud, car l’histoire se passe dans le petit village de Pittsburgh, un endroit ou tout le monde se connaît. Notre petite française, la cuisse légère et l’air ahuri, dédaigne le gentil bellâtre - une taupe de la police en fait -, pour s’embarquer avec le dur à cuire, joué par l’éternel second couteau Chazz Palminteri, et tous les deux partent faire du radada dans un coin isolé. Là, en plein préliminaires, elle a soudain les yeux qui s’allument comme des phares rouges et elle se jette sur le cou de l’italien qui réagit violemment en agitant ses pieds. Il chausse du 42, c’est écrit sur la semelle.
Car Anne Parillaud est un vampire. Non ne riez pas ! Et de plus, pas n’importe quel vampire ; un super héros. Car elle ne s’attaque qu’aux vilains et aux vauriens, et elle prend bien soin de détruire sa proie à la fin de son repas pour éviter qu’elle ne devienne également une créature de la nuit. Une Vampirella à principes, qu’elle est notre Nikita en porte-jarretelle - ou alors elle est très égoïste. Elle a aussi d’autres originalités ; en plus d’un timbre de voix horrible, et d’un jeu proche du néant absolu qui la rapproche d’un Steven Seagal au féminin, c’est un vampire très spécial. Comme la plupart des représentants de son espèce, elle craint le soleil et l’ail, mais elle n’a aucune dent longue ; ni incisive, ni canine, pas même une ch’tite molaire ; rien. Aussi, lors de ses festins, elle est contrainte de mordre à pleine dent dans le cou de ses victimes, ce qui provoque de fortes hémorragies et souille grandement victime et bourreau. C’est relativement salissant et surtout très vulgaire. Un véritable vampire souillon qui aime le gros qui tache et qui s’en met jusqu’aux oreilles.
Ayant goûté et apprécié le jus de mafioso, Anne Parillaud décide de continuer ce régime hautement riche en testostérone et en machisme en passant au cran supérieur. Elle s’offre alors sur un plateau le fameux Macelli, mais le goût de ce dernier pour les plats de sa maman napolitaine – ou sicilienne – indispose notre vampirette qui se réfugie dans la salle de bain pour regarder un barreau de fenêtre, avec une extraordinaire absence d’expression dans le regard. Dans la pièce à coté, le parrain réagit car il n’aime pas les allumeuses et, ce soir, il entend bien ne pas se contenter que de moules à l’ail. Il fait donc irruption dans la salle de bain et essaye de rouler une pelle, avec son haleine musclée, à notre héroïne, qui, en deux temps trois mouvement inverse la situation, allume les ampoules rouges dans ses yeux, et commence à lui charcuter le cou dans la baignoire.
C’est à ce moment que le film prend un tournant dramatique, car les deux individus sont dérangés dans leurs bruyants et dégoulinants ébats par un homme de main indiscret et voyeur. Interrompue, la vampire décide bizarrement, au lieu de se farcir le sous fifre en dessert, d’opter pour la fuite, en négligeant de détruite le big boss, qui baigne dans son sang. Embarqué par la police et considéré comme mort, Macelli se ‘’réveille’’ un peu plus tard à la morgue de l’hôpital, excité comme une puce et passablement débraillé.
Affamé, il commence par bouffer un avocat, mais sans mayonnaise, qui se transforme à son tour en vampire un peu bouffi, et qui ressemble plus, comme son maître d’ailleurs, à une goule de fosse commune qu’au comte Dracula. Puis, il envisage de transformer sa famille en une grande congrégation fraternelle de vampires édentés et aux yeux qui flashent. De son coté, Anne Parillaud, qui s’est mis à la colle avec la taupe, décide, entre deux jeux érotiques d’un torride ‘’émmanuellesque’’ - qui la transforme en véritable feu de croisement vivant : rouge, vert, orange -, de corriger sa négligence en nettoyant tout ce nid de vampires qui ne savent pas se tenir, branchent les streap-tiseuses en string et maltraitent les forces de l’ordre – représenté par deux répliques de Laurel et Hardy, en plus nase.
La rencontre finale à lieu à l’étage d’un club de peep-show ou, en compagnie de la taupe, Anne met en deux coups de cuillère à pot hors d’état de nuire sa descendance, à grands coups de calibre dans le cigare – je vous l’avais dit que c’était des zombis ! Mais le Macelli arrive à fuir et sème la pagaille dans les rues d’une ville désespérément vide de policiers. Cette charmante cavale s’achève lorsque Macelli -, en flamme comme dans un véritable remake d’Aux Frontières de l’Aube -, adresse des propos complètement mégalomaniaques à nos deux héros qui lui coupent la parôle – les malotrus !- et l’achèvent nonchalamment en lui tirant une bastos dans la tête.
John Landis, le cinéaste, s’était frotté au début des années 80 au film fantastico-horrifique parsemé d’humour avec le réussi Loup-garou de Londres. Depuis, il a enchaîné les nanars comiques à une régularité métronomique, entrecoupée parfois de rares réussites – Série Noire pour Une Nuit Blanche, par exemple. Dans cet Innocent Blood, il revient à ses premiers amours et nous pond une histoire de vampire sexy, qui ne l’est pas, et qui accumule les gags, les scènes un peu chaudes et le grand guignol de manière anarchique, le tout couché sur un scénario vraiment cousu de fil blanc. Finalement, l’entreprise fait rapidement naufrage, faute de trouver son rythme. Il faut dire que le pauvre homme n’est pas aidé par la comédienne qu’il a choisi pour tenir le premier rôle. En effet, Anne Parillaud, qui a pris pour habitude de ne plus porter grand-chose sur elle depuis son overdose de pull au Whirpool, est calamiteuse en vampire aussi attirante que la mère Denis en nuisette. Elle joue si mal que certaines scènes sont à la limite du supportable, et font plus grimacer que sourire.
Heureusement, le reste de la distribution rattrape grandement les performances de cette ex-égérie de Luc Besson. On y voit en effet un sacré réservoir de gueules d’Hollywood spécialisés dans le film de gangster. Dans le rôle de Joe ‘’la taupe’’ Gennaro, on trouve le latino Anthony LaPaglia, accompagné des expérimentés David Proval, Rocco Sisto et Tony Sirico. Mais la palme de l’interprétation revient au grand Robert Loggia qui interprète l’exubérant Sallie Macelli. Et on peut dire qu’il se lâche le bougre, en étant totalement incroyable dans un rôle à mi-chemin entre le comique et l’horrifique. Assurément le personnage le plus cruellement drôle du film, qui assure les meilleurs moments.
Puis il y a les guest-stars qui donnent lieu à un véritable quizz cinématographique. John Landis a toujours eu pour habitude d’inviter ses amis à effectuer un petit caméo, mais cette fois-ci, c’est l’opulence. Jugez plutôt : Angela Bassett, Tom Savini, Frank Oz, Micheal Ritchie, Sam Raimi, Dario Argento, Linnea Quigley et Lisa Ann Baker apparaissent ou lancent une tirade ou deux. Mais bon, est-ce que cela suffit pour rendre le spectacle intéressant ?

La conclusion de

Innocent Blood est un film enchaînant les moments vraiment drôles et les séquences agaçantes. Faute de trouver son véritable style, il ne convainc jamais, et ce n’est pas la prestation catastrophique d’Anne Parillaud qui remonte l’intérêt que l’on peut porter au produit. Heureusement, Robert Loggia, dans un style inattendu, sauve l’œuvre du naufrage total, mais il ne parvient cependant pas à transformer ce cirque grand-guignolesque en spectacle intéressant

Que faut-il en retenir ?

  • Robert Loggia, vraiment atypique
  • Les seconds couteaux
  • Quelques gags assez drôles

Que faut-il oublier ?

  • Anne Parillaud : au secours !!
  • Scénario confus
  • Mélange de genres complètement raté.

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