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Godsend, expérience interdite >

Critique du Film : Godsend, expérience interdite

Avis critique rédigé par Nicolas L. le mardi 22 novembre 2005 à 09:06

Une bouillie de clones indigeste.

Les Duncan représentent l’incarnation même de la parfaite famille américaine, celle qui a réussi ; le père est un professeur de biologie consciencieux et apprécié par ses élèves – même les voyous -, et la mère est une photographe réputée à la plastique de top-model, ainsi qu’une mère aimante et une épouse attentionnée. Puis il y a Adam, leur fils unique, un adorable gosse de huit ans, éveillé, doux et sociable. Mais le destin en veut aux Duncan, et il se manifeste un beau matin, emportant dans la tombe le jeune Adam et anéantissant le bonheur de cette famille. Les époux, accablés par la peine, sont alors contacté par un scientifique, Richard Wells, qui leur propose de recréer Adam en utilisant les cellules de son corps défunt.
Le clonage, voilà un phénomène de plus en plus d’actualités… Bien évidemment, ce sujet sensible, voir tabou, n’est pas sans inspirer les esprits créatifs de scénaristes à la recherche d’idée originales et quelquefois provocantes. On ne compte donc plus aujourd’hui le nombre de films traitant plus où moins de cette manipulation génétique controversée. Hélas, les résultats ne sont pas souvent convaincants et les produits offerts sont souvent décevants, comme par exemple dernièrement The Island, ou dans un autre registre, cet abracadabrant Godsend.
Le film démarre pourtant assez bien, avec ce drame bien rendu d’une famille unique ayant perdu son unique enfant. Ensuite, cela commence à se gâter avec l’arrivée du scientifique et les manières un peu abruptes dont se déroulent le départ et la mise en anonymat des époux Duncan. Mais, rien encore de bien grave, le choc psychologique subis par les parents et la détresse morale du couple sont d’ailleurs les aspects les plus réussis du film. La naissance de l’enfant, portée par la mère grâce une FIV, et les premières années de sa vie sont rapidement traitées où sujets à ellipses, car le réalisateur semble vouloir s’intéresser à ce qui va arriver à ce clone à partir de ses 8 ans, date de la mort du modèle original.
A partir de ce moment, on sombre dans le n’importe quoi. L’attitude de l’enfant commence à changer, il devient parfois vulgaire, provocateur et agressif, ou bien il est sujet à de terribles hallucinations. Terrifié, il se reste parfois prostré dans le mutisme et il connaît même de longs évanouissements. A notre grand étonnement, le professeur Wells déclare alors, devant l’attitude inquiète des parents, qu’il était scientifiquement possible que de tels évènements se produisent à partir de l’age du décès du modèle original – hein ? Expliquez-nous ça docteur, parce que ce n’est pas clair. Ha ? Pour vous non plus ce n’est pas clair ? Ok !.
Devant une absence totale d’explication, on se dit finalement que l’on plonge du domaine de la science fiction vers le fantastique, mais on a du mal à comprendre de telles attitudes agressives, à la manière d’un schizophrène. On finit par se dire que ces hallucinations traitant de son existence passée a finit par lui faire péter un fusible. Cependant, Hamm nous tend grandement la perche vers une autre possibilité, mais on la dénigre le plus longtemps possible, la trouvant complètement débile. Et on a bien tort, car c’est vraiment la clé de l’énigme ; ce gosse est possédé ! Et l’explication vaut son pesant de cacahuètes : lors de la manipulation génétique, le professeur a glissé dans l’échantillon un extrait de l’ADN de son fils Zachary, également décédé.
On bascule alors carrément dans le film d’horreur à dix balles, car ce sacré Zachary était un véritable suppôt de Satan, un ignoble matricide qui a péri dans l’incendie de la maison familiale. On assiste alors dans la dernière demi-heure aux exactions de l’enfant démon, défendu par son père, le scientifique qui après huit années peinardes se révèle complètement dingue et essaye même de tuer Paul Duncan, pendant que les parents tentent d’exorciser par les bons sentiments le clone de leur fils.
La réalisation de Nick Hamm lorgne du coté du Sixième Sens et de la Malédiction mais le tout est tellement confus que tous les effets tombent à l’eau. Le cinéaste essaye vainement de nous faire sursauter et on réagit en baillant à s’en décrocher la mâchoire. Le rythme est lent, l’intrigue incohérence et le changement de direction vers le thriller horrifique n’arrange pas les choses. L’interprétation est inégale ; Robert De Niro passe complètement à coté du sujet et n’a aucune crédibilité en scientifique. La séquence dans laquelle il agresse le père Duncan laisse supposer qu’il a confondu le tournage de ce film avec un remake des Affranchis ! Par contre, Gregg Kinnear se débrouille bien en père désespéré mais réfléchi et le jeune Cameron Bright s’en sort à son avantage. Le plus étonnant reste cependant la prestation de l’ex-mannequin Rebecca Romijn-Stamos, vraiment excellente dans les scènes dramatiques - malgré un rôle de mère un peu potiche sentant quand même le sexisme ! Heureusement que le mari réfléchit pour deux -.
Vu que le Mal fait partie intégrante de la personnalité d’Adam par l’intermédiaire de Zachary, il devient assez difficile de l’en délivrer sans porter atteinte à la vie du clone. Ce que ne veut en aucun cas se résoudre à faire le cinéaste, qui se débarrasse de ce dilemme scénaristique en mettant en scène une fin ouverte dans laquelle la famille Duncan au complet part au loin pour recommencer une nouvelle vie.

10

Mélangeant pèle mêle le code éthique, l’aspect légal du clonage, la douleur ressentie par la perte d’un enfant, la schizophrénie, la possession démoniaque, la démence meurtrière et l’amour parental, Hamm nous offre une bouilli indigeste et peu appétissante. Reste des séquences dramatiques réussis grâce au talent intrinsèque des comédiens.

Critique de publiée le 22 novembre 2005.

Que faut-il en retenir ?

  • Les séquences dramatiques
  • Rebecca Romjin-Stamos, une vraie comédienne

Que faut-il oublier ?

  • Scénario stupide et incohérent
  • Mélange de genre chaotique
  • Réalisation sans relief
  • Robert De Niro, hors sujet

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