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Critique du Film : Evil Dead III : l'armée des ténèbres
Evil Dead III : l'armée des ténèbres >

Critique du Film : Evil Dead III : l'armée des ténèbres

Avis critique rédigé par Nicolas L. le lundi 19 septembre 2005 à 1002

Chez Priba, les prix sont bas!

On se rappelle que Ash et ses amis, après avoir manipulé le Nécronomicon, ont eu quelques démêlés avec une entité démoniaque qui les a possédé puis éliminé un par un. Le seul survivant étant notre héros, mais dont l’avenir restait en suspens, le film s’achevant par une dernière attaque du démon, scène qui restait sans conclusion.
Dans ce troisième volet, on apprend que Ash est en fait entraîné dans un couloir dimensionnel qui l’amène dans un monde fantastique plongé en pleine période féodale. Capturé par une bande d’énergumène qui le confondent avec un espion d’une nation ennemie, il est amené pieds et poings liés à leur château. Là, il est condamné à être jeté dans une fosse, en pâture aux démons. Mais Ash parvient à s’en sortir et il acquit à cette occasion un statut semi-divin, qui l’oblige cependant à accomplir une quête. Très négligent dans l’exécution de cette tâche, Ash finit par réveiller l’armée des morts qui, mené par son double maléfique, rêve d’anéantir l’humanité. Ash va alors trouver dans l’amour la force de se battre et de mener la résistance face au Mal.
On avait déjà vu Sam Raimi se frotter à la comédie, réussie d’ailleurs, avec le très grinçant Mort sur le Grill. Mais à l’occasion de Evil Dead III, le jeune réalisateur s’essaye à un art autrement plus délicat, le burlesque. L’impératif pour pouvoir mener à bien cette entreprise était en premier lieu d’affiner et de mettre en place le caractère du héros, Ash, qui était seulement esquissé dans les premiers volets. Raimi choisi la voie la plus facile, celle du gaffeur invétéré dans la grande lignée des acteurs des années 30, mais il y ajoute également des arguments de choix ; la cupidité, le j’m’en-foutisme, l’hypocrisie, la lâcheté et même la suffisance. Tous ces ingrédients rendent alors le personnage de Ash incroyablement humain et finalement attachant, parce que souvent agaçant. Le paradoxe est présent toute la durée du film, jusqu’au final, ou il se la pète grave en descendant le démon dans le magasin (Chez Priba, les prix sont bas !). En fait, Ash est un gros beauf, mais un beauf rigolo qui peut être sauvé par une valeur qui nous interpelle tous : l’amour.
En fait, la plupart des gags qui s’enchaînent à un rythme effréné dans le film sont issus de la maladresse et de la négligence de Ash, et ils entraînent ensuite des mécanismes de comique de situation dignes des meilleurs cartoons de Tex Avery. Dans cet univers improbable et délirant, tout peut se produire, même l’évènement le plus absurde, comme des tas de petits Ash qui courent partout et qui nous font un remake déjanté des Voyages de Gulliver . Les effets comiques sont également appuyés par l’attitude des autres personnages qui tous, prennent les catastrophes avec le plus grand sérieux, comme quand le meilleur des Monty Python.
Evil Dead III est également un sympathique hommage. Aux films d’horreur qui ont bercé la jeunesse de Raimi bien sur, mais aussi envers un homme qui a marqué d’une pierre blanche l’histoire du cinéma fantastique ; Ray Harryhausen. L’utilisation du stop-motion, notamment sur les squelettes – la séquence où ces créatures creusent dans la colline en rouspétant est géniale – montre à quelle point la cinéphilie du cinéaste influence son art. Ce qui est extraordinaire, c’est que, en pleine période de la synthèse bien léchée, ces scènes d’un kitch absolu ne sont jamais ridicules, tant l’impression d’être plongé dans un cartoon halluciné est forte.
Il m’est impossible d’achever cette critique sans dire un mot sur la pierre de voûte de cette comédie, je veux parler de Bruce Campbell. Cet acteur exceptionnel, injustement sous estimé à Hollywood, nous offre une sidérante démonstration de son immense talent, dans un rôle difficile. Avec ses accès de colère, ses mines hautaines, ses grimaces, il nous fait un véritable festival burlesque comme on n’en pas vu depuis longtemps, digne d’une représentation théâtrale. Sa performance permet à Evil Dead 3 de dépasser le simple stade de la parodie pour entrer dans le petit monde de l’exercice de style. Performance d’acteur qu’il réalisera quelques années plus tard dans l’étrange Bubba Ho-Tep.

La conclusion de

En prenant le risque de mettre à mal la mythologie de ses deux premiers volets, Sam Raimi réussit son pari fou de transposer toute la thématique des deux premiers volets dans une comédie loufoque. Aidé par la prestation hallucinante d’un Bruce Campbell déchaîné, il nous offre une des films les plus délirants des années 90. Un véritable régal à regarder les soirs de blues

Que faut-il en retenir ?

  • Bruce Campbell, épatant.
  • Très drôle
  • Ambiance complètement déjantée
  • Hommage aux classiques

Que faut-il oublier ?

  • Faut aimer le burlesque.

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