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Critique du film : The Island [2005], par Nicolas L.

Avis critique rédigé par Nicolas L. le lundi 19 septembre 2005 à 09h20

Bay ne cesse de faire le clone, et ça gave

Bien qu’il ne le sache pas, Lincoln-6-Echo est un clone. Comme un grand nombre de ses congénères il est élevé dans un cocon douillet, une colonie surprotégée dans laquelle il mène une vie idyllique et sans histoire. Cependant, tout comme les autres de son espèce, il ignore que son espérance de vie est brève, car ils ne représentent en fait qu’une réserve de pièces détachées, une ‘’police d’assurance’’, dans laquelle les chirurgiens vont piocher allégrement lorsque le besoin de soigner un richissime commanditaire se fait sentir. Bien sur, l’entreprise florissante tourne impeccablement bien, jusqu’au jour où L-6-E découvre que tout ce qui l’entoure n’est qu’une gigantesque mise en scène.
Si on l’on devait faire une liste des films dans lesquelles Michael Bay a pompé allégrement pour construire The Island, le premier qui nous viendrait à l’esprit tant la ressemblance est frappante est L'age de crystal . En effet, la trame principale de The Island reprend le thème d’un ‘’soit disant’’ peuple élu survivant, prisonnier dans un dôme, et doté d’une espérance de vie limitée – l’île tant rêvée remplaçant dans le cas présent le Carrousel. La découverte qu’il existe un monde extérieur et la couse poursuite renvoie également au film de Michael Anderson; avec ce couple qui se retrouve poursuivi par des Limiers (bon d’accord là ils sont en hélicos), et un moment j’ai même crains que Bay allait oser introduire dans l’histoire un robot aux gros sourcils. Quoique au moins, cela aurait été drôle. Les uniformes des clones à l’intérieur du site m’ont également grandement rappelé l’Age de Crystal mais aussi Thx 1138, cette deuxième impression étant appuyée par le fait que les clones ont les mêmes restrictions émotionnelles et sentimentales que dans le chef d’œuvre de George Lucas.
Et ces pompages ne sont pas les seuls : l’hologramme qui modifie l’environnement des clones nous rappelle fortement Dark City (les gardiens sont d’ailleurs en noir, coïncidence ?), le personnage central qui manipule tout ce petit monde a une construction similaire à celle de Christof, le créateur du Truman Show (et le même ton paternel est employé lorsqu’il dialogue avec ses ‘’créations’’). On peut continuer avec le 1984 de Orwell, pour le thème de la société conditionné, stérile et communautaire, ou même A.I., dans son approche dramatique sur le délicat problème de la détermination du statut d’être humain. Bref, une tonne de ‘’références’’ qui sont trop nombreuses et qui privent le film d’une véritable existence en tant qu’œuvre (dans le sens de création) cinématographique. Que reste t’il en fait que l’on peut affirmer comme sorti de l’esprit de Michael Bay ? Pas grand-chose, pourrait-on dire. La rencontre entre le clone et son modèle original ? Même pas, la séquence est copiée sur le daubesque A l’aube du 6ième jour (avec Schwarzenegger, rappelez-vous, Non ? Vous ne voulez pas?) et même le coté humoristique de la situation est récupéré. Non, plus on y réfléchit, ce qu’il reste à Michael Bay, c’est les courses de bagnole, les explosions, et les gunfights.
Bon, c’est vrai, ça, il sait le faire. Et même s’il faut payer le prix de quelques incohérences – comme le fait que les poursuivants s’acharnent à les suivre, au lieu d’envoyer des hommes en prévention chez les commanditaires – il veut à tout prix nous en donner pour notre argent, quitte à mettre Los Angeles à feu et à sang. Alors là oui, ça pétarade, ça explose et ça gicle dans tous les sens, et ça me fait penser à un vieux dicton; ‘’quand on veut vendre de la m…., il faut soigner l’emballage’’ . Le problème majeur, c’est que ce cache-misère scénaristique, le sacré Michael nous l’a déjà servi avec ses précédents films, lesquels utilisent tous avec une frénésie orgiaque et injustifiée ces jeux de caméra clippés, ces choix de couleurs contrastées et ces ralentis sans fin. Cela ne peut épater que les amnésiques, où les chanceux qui n’ont pas vu ses autres films.
Du coté de l’interprétation, il n’y pas grand-chose à leur reprocher. Hormis le fait qu’il est évident que certains acteurs surdoués cachetonnent à l’occasion (hé, Stevie ! T’as des problèmes avec les impôts ou quoi ?), ils s’en tirent tous honorablement, même Ewan McGregor. En effet, l’ancien protégé de Danny Boyle, qui avait été catastrophique lors de sa reconversion Hollywoodienne avec Star Wars, essaye cette fois de mettre de la personnalité dans son personnage, et il y parvient lorsque le réalisateur lui en laisse l’occasion, ce qui hélas est assez rare. Le personnage féminin, incarné par la jolie Scarlett Johansson, est trop stéréotypé pour permettre à l’actrice de s’exprimer, on se croirait un peu revenu aux pépés faire-valoir des films américains des années 40. C’est une habitude avec Micheal Bay, rappelez-vous la potiche pleurnicheuse de Armaggedon (pauvre Liv Tyler !). Sinon, tous les seconds couteaux tiennent bien leur place et, au moins, de ce coté là, le film ne sombre pas dans le ridicule.

La conclusion de à propos du Film : The Island [2005]

Nicolas L.
41

Avec The Island, Michael Bay nous propose un pur produit de consommation, privé de toute personnalité. Comme à son habitude, il tente de compenser cette totale absence d’âme artistique et conceptuelle par une surenchère d’effets tape-à-l’œil, certes très réussis, mais trop éculés maintenant pour que nous tombions encore dans le panneau.

Que faut-il en retenir ?

  • Bons effets spéciaux
  • L’action bien maîtrisée

Que faut-il oublier ?

  • Réalisation tape-à-l’œil
  • Produit sans âme.

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