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Nifff 2009 : Franklyn, Vampyrer et Tormented

Publié il y a 7 ans par Richard B.

4éme jour des festivités

Scène IV. Extérieur Jour. La terrasse d’un hôtel 4 étoiles…

Le soleil darde tranquillement ses rayons sur la terrasse de l’hôtel Beaulac. Richard en est à sa 7ème crêpe au Nutella/poulet rôti tandis que je m’apprête à plonger un succulent combo saucisse/bacon dans un bol de ketchup. Il est 9h00 et les deux envoyés de SFU sont à l’évidence bien moins frais que leur petit déjeuner. Qu’importe, il fait hyper beau, les suissesses sont aussi fantastiques que le NIFFF et la journée ne fait que commencer.

Let’s roll !! Vendredi 3. 4ème jour donc. Aucune bombe atomique sur pellicule à l’horizon. Reste évidemment l’espoir de surprises éventuelles. Mais d’abord, rendez-vous avec le cinéma suisse de demain via la Conférence Swiss Dimension où l’ami réalisateur Olivier Béguin, accompagné de sa productrice Annick Mahnert, présente son projet de long-métrage Dead Bones. Olivier avait d’abord réalisé début 2008 un court-métrage éponyme (destiné à introduire le long, of course) dans lequel l’inénarrable Ken Foree affrontait Arie Verveen le tout sur fond de western cannibale. Et ça démoulait du steak…

18h00. Retour aux projos et nous attaquons avec Franklyn de Gerald McMorrow, une production franco-britannique alléchante sur le papier : « Un film atmosphérique qui rappelle les classiques de la SF gothique à la Dark City… ». En ce qui me concerne, je me suis un peu fait chier au début, j’ai dormi un peu au milieu et au final je me dis qu’il y avait vraiment moyen de faire autre chose avec cette idée de départ lorgnant vers les thématiques abordées par Del Toro dans son Labyrinthe, notamment le fait de considérer la fiction -le rêve- comme seul refuge à une réalité insupportable. Richard, quant à lui, s’avère bien plus tolérant à l’égard du film, avouant même avoir été ému par plusieurs séquences…

19h30. Sans transition, d’une salle à l’autre, quelques pas nous téléportent directement en Suède avec Vampyrer de Peter Pontikis. Premières impressions : « Qu’est-ce que l’image est dégueulasse ! ». Le grain croustillant mode filmage-video-de-nuit-en-DV nous agresse instantanément la rétine, les énormes pixels ayant parfois du mal à traverser le nerf optique. Assis sur des tabourets en bois, au premier rang, les yeux collés à une image aussi peu soignée, nous envisageons de quitter la projection dès les premières minutes. Mais, étrangement (c’est ça aussi le cinéma « fantastique »), quelque chose d’inexplicable nous tient là, à poursuivre la vision presque malgré nous. Peut-être s’agit-il de la performance incroyable et de la beauté froide des deux actrices principales, de certaines idées de mise en scène intéressantes... Difficile de savoir précisément la provenance de cet attachement sensitif mais il est indéniable que cette production de 90 000 euros possédait de vraies qualités artistiques. Malheureusement le film se voit plombé par une fin des plus artificielles, narrativement et émotionnellement, traduisant simplement la nécessité qu’avait l’auteur de souligner au feutre rouge sa volonté de traiter et de conclure son métrage sur la thématique du sacrifice…

00h30. Et c’est finalement avec un « slasher scolaire » britannique que la journée se termine. Tormented de Jon Wright s’annonçait fun et bigarré, frais et bien barré avec son histoire de gamin souffre-douleur de 250 kilos qui revient d’entre les morts pour défoncer la team de gosses beaux qui lui piquaient sa ventoline et lui foutaient des tartes dans la gueule (le tout étant filmé et diffusé sur le net le lendemain)… Néanmoins, ce slasher vengeur en milieu lycéen souffre clairement du syndrome cul-entre-deux-chaises, oscillant entre comédie débridée (à ce titre la bande des trois débilo-emo-goth est tout simplement hilarante) et horreur pure jus. Sauf que le réalisateur ne prendra jamais de vraie décision, il n’ira jamais jusqu’au bout dans l’une ou l’autre direction. Tormented est ainsi réduit à un métrage hésitant, bancal, et par conséquent complètement non-immersif, également passablement affaibli par deux séquences érotiques de plusieurs minutes totalement illisibles. Et c’est d’autant plus dommage car le film comportait de véritables atouts, qu’il s’agisse de certaines références (à Halloween notamment) bien menées ou encore de quelques idées originales, comme cette scène de meurtre aquatique au ralenti dans laquelle le boogeyman fait « une bombe » dans une piscine et vient écraser de tout son poids une jeune femme à la vertu légère. Sublime…

02h15. Fin des hostilités. L’heure de l’apéro !

Fade Out.

Romain Basset et Richard Bourderionnet

Source : scifi-universe

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  • c'est marrant, une fois de plus on c'est fait pratiquement le meme programme :)
    par contre cette fois je partage les commentaires sur ces 3 films. du bon, du bien, mais toujours un sentiments mitigé à la fin de pourrait faire mieux
    Jérôme, le 5 juillet 2009 11:56