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AVP The Host avec le réalisateur Joon-ho Bong

Publié il y a 10 ans par Richard B.

Jeudi 09 Novembre, Chatelet-Les Halles, rencontre avec Joon-ho Bong

Jeudi 09 Novembre 2006,
Nous sommes à l’avant-première organisée par l’UGC Chatelet-Les Halles, du film ‘The Host’ en présence du réalisateur : Joon-ho Bong (Memories of Murder). Alors que nous nous attendions à l’entrapercevoir juste avant la projection de ‘The Host’, ne voilà-t-il pas qu’on nous annonce que Joon-ho Bong viendra bien mais après la projection pour débattre avec le public. Voici ce qu’on appelle une bonne nouvelle !
Comme promis le réalisateur arrive avec sa traductrice et répond à son public durant une bonne heure.

Une des premières questions du public fut de lui demander si ce dernier avait conscience d’avoir cassé le genre du film de monstres. Joon-ho Bong répondra qu’il aime énormément les films de genre, mais comme il a un esprit contradictoire, il désirait plus que tout casser le genre en y apportant sa touche personnelle. Apparemment le réalisateur dit détester attendre une heure pour voir ledit monstre et c’est pour cela que lui n’a mis que 15 minutes pour le montrer et de plus en plein jour. Il évoque aussi le fait que les monstres sont souvent combattus par des gens avec des super pouvoirs ou des héros, là avec The Host il voulait montrer une famille plus bête que la moyenne affronter la créature. Une famille qui casse la vision familiale coréenne où la mère est le pilier central et donne une cohésion à celle-ci. Présentement dans The Host, la famille Park n’a pas ce rattachement matriarcal ce qui la rend complètement différente des idées préconçues coréennes.
Un des spectateurs demandera également à Joon-ho Bong s’il avait conscience d’aller trop loin dans sa satire sur la politique américaine. Ce dernier semble de ce point de vue assez surpris, puisqu’il n’a jamais voulu être critique sur la politique américaine – montrée plutôt de manière caricaturale dans The Host – et qu’au contraire il désirait plutôt s’attaquer à la société coréenne. Avec humour, il dira que l’équipe des effets spéciaux américaine n’avait pas été choqué et avez même rétorquée « qu’ils se demandaient pourquoi ils avaient élu un président aussi bête ». (La salle rigola bien sur ce moment). Il rajoutera à cela, que la satire n’est cependant pas le sujet central du film, mais juste une partie.
Côté satire le réalisateur mettra aussi en évidence le fait que beaucoup de personnages dans le film agissent par intérêt, que personne n’aide la famille de Park Kang-du (Song Kang-Ho). Excepté un pauvre clochard qui s’ennuyait sous son pont où il a avait élu domicile. En cela il voulait montrer un état d’une société avant tout matériel qui ne prend aucunement en considération les exigences de ses concitoyens et les laisse se débrouiller par eux-mêmes.
Arrive forcément la question des fans du réalisateur, ceux qui le connaissent très bien, ainsi que ses projets : ‘Ou en est-il de sa collaboration avec Park Chan-wook (Old Boy) sur l’adaptation du Transperceneige du tandem Jacques Lob - Jean-Marc Rochette ? La réponse attrista, puisque, si ce dernier confirme bien ce projet au côté de Park Chan-wook, il informe que la préparation est longue et que le film ne se tournera pas avant 2009/2010.
Forcément à cela s’enchaîne la question que tout le monde se pose, suite au succès de ‘the host’ en Corée, avait-il reçu des propositions des états unis, la réponse fut très spontanée et applaudie : « J’ai reçu plusieurs propositions, je ne serais pas forcément contre si un projet m’intéresse, mais cela demeura hors de question si je ne peux pas faire le film que je veux ! »

Dans le public une fille a annoncé fièrement sa féminité en signalant qu’elle était la première fille à poser une question et que c’était aussi une question de fille. Elle se demandait si la créature par moment ne se rapprochait pas d’un vagin. Une question qui ne fut pas contredite par le réalisateur, en signalant que l’une des séquences finales en effet se rapprochait d’une séquence d’accouchement. Puisque la gueule de la créature se rapproche beaucoup de l’aspect d’un sexe féminin.
Sous cela une autre fille ne comprit pas pourquoi il y avait ni d’affiliation maternelle au niveau de la famille. Trouvant l’ensemble machiste. Joon-ho Bong sembla surpris de la question et y répondra avec un véritable sens de la logique : Il y a peu de présence de femme, parce qu’en Corée la femme et en particulier les mères sont considérées, comme dit plus haut comme le pilier central de la famille et qu’elles représentent surtout la cohérence familiale ce qui n’est pas du tout montré dans la famille Park puisque c’est le père qui élève tout seul ses trois enfants et la petite fille de l’un d’eux. En enlevant le côté maternel de la famille Park, cela apporte le côté déstabilisant de cette famille où les trois frères et sœurs se maltraitent constamment . Cependant, la petite fille de Park Kangxi (Song Kangxi), Hyun-seo, représente quelque peu l’image de la maternité en protégeant un plus faible qu’elle durant sa capture par la créature de The Host et également le lien qui réunira la famille Park dans la douleur de sa perte.
Un spectateur mettra aussi en avant une ressemblance entre Memories of Murder et ‘The Host’ avec l’idée de jeune fille sacrifiée et un système des autorités loin d’être à la hauteur des dangers, une vision qui semble juste et confirmée par Joon-ho Bong.
Le réalisateur partira de la salle sous les acclamations du public. Une expérience fort intéressante qui j’espère, sera suivie par d’autres, de réalisateurs et du cinéma.
» Voir la critique de The Host par Han Maximus
» Voir la critique de The Host par Requiem

Source : SFU

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