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Critique du Film : The host
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Critique du Film : The host

Avis critique rédigé par Richard B. le dimanche 12 novembre 2006 à 1516

Le film 'monstre' de Joon-ho Bong

Joon-ho Bong avait déjà impressionné la critique avec son film, Memories of Murder. Il revient avec The Host, film devenu le plus cher de la Corée, mais largement récompensé en battant tous les records là-bas cet été.
Si Memories of Murder suivait les traces d’une équipe de policiers peu compétents enquêtant sur un serial-killer proche du monstre, cette fois le monstre est bien présent sous toutes les formes. Comme souvent dans ce genre de films ; c’est suite à des produits toxiques – vidées dans un lavabo – que va prendre forme une créature mutante. Une créature pas foncièrement méchante, mais qui ne fait que suivre la loi de la nature en chassant, mangeant et se protégeant. Une bestiole comme une autre, en plus volumineuse et résistante.
Je vais rien dire d’original, puisque répété souvent sur la promotion du film, mais une des choses qui épate en premier est le choix du réalisateur de monter le monstre après seulement 15 minutes. D’habitude le genre veut que le spectateur attende la moitié du film, et en général cela se fait d’abord dans l’obscurité. Ici le monstre apparaît en plein jour et la créature est techniquement impressionnante, ne ressemblant ni a un énième Godzilla ou Alien.
Dans ce film nous suivons une famille assez spéciale, proche de la nigauderie. Si au départ il est difficile de prendre les héros de l’histoire au séreux à cause de l’humour souvent présent dans des contextes dramatiques, il est d’autant plus incroyable de voir la facilité qu’a Joon-ho Bong à finir par nous faire accepter tout de ce qu’il nous montre et au final nous faire rire comme émouvoir. Le pari du réalisateur à mon goût me semblait risqué, car très délicat : le premier degré se mélangeant très étroitement au second. Mais en bon cuisinier Joon-ho Bong semble avoir trouvé les bons dosages des ingrédients.


Au final, l’humour permet surtout et avant tout 1 – de facilement admettre les incohérences et facilités du scénario et 2 – de procéder à une certaine critique envers la société autant sur un aspect mondial que sur la Coré. De ce point de vue cela me rappelle Starship Trooper et la façon dont Paul Verhoeven avait utilisé ses Insectoïdes pour se taper des délires sur le gouvernement américain. Dans le cas de Joon-ho Bong, ça serait une manière de montrer comment son gouvernement n’arrive pas a protéger ses concitoyens et gérer les situations et comment l’ONU et les états unis se mêlent de tout et font empirer les situations.
Autre l’aspect social, sur un point de vue plus technique, le film fait merveille et rivalise avec toutes les superproductions. Oui le film a coûté cher, mais cela se voit sur l’écran ! De plus, les plans de caméra sont très travaillés, offrant un aspect visuel et des prises de vue magnifiques, ne rappelant pas pour autant des aspects visuels déjà vus. C’est encore une des forces de ce film : il ne ressemble à aucun film de monstres que cela soit américain où japonnais et possède un style plus proche du réalisateur lui-Même qu’à un genre. Bien sûr, Joon-ho Bong utilise quelques codes, mais ils sont assez rares et souvent cassés pour être mieux repris.
Si l’humour est transmis par le personnage de Gang-du (Song Kang-Ho), son frère Nam-il (Hae-il Park) et sa sœur Nam-ju (Du-na Bae) ; l’émotion sera présente via Hyun-seo (Ah-sung Ko), la fille de Gang-du kidnappé par le monstre et par Hee-bong, le grand-père (Hie-bong Byeon). Les acteurs sont tous assez bons dans leur registre et arrivent parfaitement à nous faire avaler des grosses surenchères à l’égale d’une scène de deuil tournant dans le burlesque.

La conclusion de

The Host (Gwoemul en Coréen) est une très bonne surprise. Superbement filmé, intelligent, et carré, il est indéniable que beaucoup devrait y prendre énormément de plaisir. Bein sûr, il y a 2 ou 3 facilités scénaristiques ou un humour qui pourrait surprendre certains ayant vu une bande-annonce européenne ne le laissant pas présager. Peu importe, The Host apporte du sang neuf au film de monstres et qui plus est une personnalité : celle de son réalisateur. Je vous conseille fortement de courir, par pour éviter le monstre, mais pour le voir et cela dans une grande salle !

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