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Zoom sur Innocence de Jean-Christophe Savelli

Publié il y a 4 ans par Richard B.

Notre avis sur le film et interview de Jean-Christophe Savelli

Difficile de parler d'Innocence de Jean-Christophe Savelli sans spoiler. Surtout que le public aura la possibilité de découvrir celui-ci durant le festival international du court métrage de genre (G.E.N.R.E. III*) le samedi 9 juin prochain. Du moins si vous êtes aux alentours de Saint-Ouen.

« Innocence » prend place alors que des soldats se réveillent dans un lieu inconnu ou ils devront, quelques minutes après, se battre contre de mystérieux ennemis. Et, bien qu'expérimentés, ces soldats vont comprendre que ceux qu'ils affrontent ici sont pour eux des adversaires ben plus coriaces qu'habituellement.

Raphael Bertin et Jean-Christophe Savelli ont conçu une histoire fortement ambitieuse avec d'un côté tout ce qui représente l'essence de la série B (on pense en premier lieu à Aliens ou encore Ghosts of Mars), mais surtout avec une thématique sociale voulant amener « Innocence » à être bien plus qu'un « actioner ».

Si la partie "série B" tient toutes ses promesses, Jean-Christophe Savelli jouant avec perfection sur les lumières d'ambiance, une mise en scène sobre mais efficace dans les scènes d’action - n’oubliant pas de rendre celles-ci lisibles à l'image de cette impressionnante charge de nombreux figurants - on regrette que la phase de transition avec la seconde partie ne soit pas aussi travaillée. Ainsi, peu de choses laissent entrevoir la partie sociale qui découlera de l'action, et le passage d'un thème à l’autre paraitra très soudain. Sur le fond ce n'est nullement la mise en image qui déçoit (elle est même le point fort de ce court), mais plutôt la conception du scénario lui-même, ou l'idée brillante ne semble jamais être arrivée à maturation. Un aspect que l'on regrette puisque pour le coup Raphael Bertin et Jean-Christophe Savelli auraient pu, en plus de nous amener à découvrir un court métrage efficace, nous mettre K.O, s'ils avaient réussi à mieux cadenasser leur idée.

Côté jeu des acteurs, les fans du magazine Mad Movies s'amuseront à retrouver les bonnes "gueules" de Rurik Sallé (d’autant plus qu’il est assez étonnant) et David Doukhan (qui rivalise en mode gros bras avec l'ami Sly mais qui ici n’aura pas trop à les utiliser). Mais on se focalisera encore plus sur Emmanuel Bonami qui confirme quant à lui tout le bien que l'on pense de ses talents d'acteur, et qui confirme aussi qu'il a une voix autant qu'une "gueule", une vraie, que l'on aimerait voir bien plus souvent sur grand écran.

On ne pourrait pas terminer décemment de parler d'« Innocence » sans évoquer, comme souvent, le travail du magicien David Scherer, qui une fois encore nous régale de ses effets « old-scool » bien sanglants, dont un ici particulièrement marquant, créatif et amusant.

Avec « Innocence », Jean-Christophe Savelli s'inscrit donc parmi les réalisateurs prometteurs qu'on espère voir perdurer dans le cinéma de "genre".

Pour le reste, qui peut mieux vous parler d'« Innocence » que le réalisateur lui-même. Nous avons donc, suite à notre visionnage, rencontré  Jean-Christophe Savelli pour lui poser des questions sur sa mise en scène, ses choix de direction, mais aussi ses influences.

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