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Critique du roman : Les Seigneurs de Bohen #1 [2017], par Nathalie Z.

Avis critique rédigé par Nathalie Z. le lundi 30 septembre 2019 à 09h00

La fin de l'Empire est venue

Le roman Les Seigneurs de Bohen ouvre un dyptique de dark fantasy. Estelle Faye dépeint un univers en plein bouleversement après des siècles d’immobilisme politique et religieux dans lequel interagissent des personnages haut-en-couleur qui sortent des cases habituelles.

L’Empire de Bohen est un empire millénaire, le plus puissant jamais connu et à sa tête règne Iaroslav le Juste. Cet empire est riche grâce à un métal aux reflets d’étoiles tiré de mines dans la douleur, le lirium. Mais rien n’est éternel et les destins croisés de plusieurs personnages va entraîner sa chute.

La narratrice de notre histoire se nomme Ioulia la Perdrix, elle est une métamorphe au service de l’empereur et a été témoin des derniers moments de l’empire. Elle conte la vie des différents protagonistes tout en ponctuant son récit de points sur sa propre histoire qui permettent aux lectrices et lecteurs de mieux comprendre la géopolitique de Bohen. La narration éclatée reste fluide. Le roman est difficile à lâcher tant les personnages sont attachants et bien écrits. Sans dévoiler trop d’intrigues en voici quelques-uns.

Sainte-Etoile est un bretteur au passé violent. Dans son crâne loge Morde, un monstre qui se partage l’esprit du combattant. La relation entre les deux est complexe surtout quand il s’agit de faire des choix. Sainte-Etoile accepte ainsi malgré le désaccord de Morde de retrouver un jeune homme noble ayant disparu pour rejoindre un chien de guerre nommé Sorenz Ab Abahain.

Sorenz est le chef d’une armée de mercenaires qui combat pour l’empereur, enfin pour plaire à l’empereur. Mais le jeune stratège excellent entretient des sentiments partagés pour un empereur inaccessible. Il est ainsi amené à choisir sa propre voie. Sorenz est un personnage exceptionnel et je ne peux en dire plus ici sans gâcher la lecture mais il m’a ému et je l’aurai suivi au bout du monde.

Au bord de l’océan vit Maeve, la morguenne aux cheveux verts qui contrôle le sel. Peu sûre d’elle, elle se sent inutile dans la défense des havres et rêve d’ailleurs. Elle est envoyée par son village pour rencontrer l’Impératrice. Cette dernière est une magicienne chargée de repousser de mystérieux et effrayants vaisseaux noirs qui régulièrement attaquent les côtes. Maeve part donc pour une quête dangereuse vers l’intérieur des terres alors que son cœur la retient auprès de son amour Lantane et surtout de l’océan qui l’attire plus que tout.

A la capitale, le beau mais naïf Wens tombe amoureux de la mauvaise jeune femme. Il est alors emprisonné sous un prétexte fallacieux et subit de la part de ses tortionnaires les derniers outrages. Il accepte tout pour protéger sa jeune sœur aveugle Sélène et c’est en homme brisé qu’il arrive aux mines de lirium pour y passer le reste de sa pitoyable existence. Mais il est remarqué et choisi par un garde bourru et muet, Janosh, et se retrouve bientôt dans sa chambre. 

Tout au long des aventures de ces différents personnages, nous découvrons d’autres figures passionnantes et différents recoins de l’empire. Les personnages sont nombreux, leur psychologie et leurs relations sont travaillées même pour les plus secondaires. Chacun a une influence plus ou moins grande sur le destin de l’Empire, de Sigalit, dit Cigale, la petite ravaudeuse, à la sœur de l’épée partie à la recherche d’adolescents disparus.

Le temps passé sur les romances entre personnages est parfois un peu long voire mièvre, mais les scènes plus sensuelles sont  bien écrites. De façon générale, l’écriture d’Estelle Faye est agréable et son style évocateur. L’escalade qui amène la fin de l’empire, annoncée dès les premières lignes du roman est bien amenée : le livre se dévore tant on veut découvrir le destin de ce royaume. Avec maîtrise, Estelle Faye dépeint la mort d’un empire dans ce récit sombre plein de surprises.  Peu de moments épiques mais une odeur de révolution plane sur le roman.

Nous ne sommes pas tout à fait dans un Moyen-Age imaginaire mais plutôt dans une époque de bouleversement y compris technologique : Sorenz possède de la poudre à canon et l’imprimerie est en train d’être développée. L’univers est dangereux, peuplés de créatures dignes d’un bestiaire mythologique slave mais je vous laisse les découvrir. 

Les Seigneurs de Bohen peut se lire seul et forme une histoire indépendante. Si vous voulez savoir ce qu’il advient lorsque les héros ont réussi, enfin presque, lisez les Révoltés de Bohen !

La conclusion de à propos du Roman : Les Seigneurs de Bohen #1 [2017]

Nathalie Z.
84

Les Seigneurs de Bohen est le premier volet d'un dyptique de fantasy sombre et mouvementé. Il se centre sur la révolution qui fera tomber un empire millénaire via le parcours de plusieurs personnages passionnants qui sortent des cases. L'écriture fluide et agréable d'Estelle Faye porte un récit qui sort des sentiers battus et fait du bien. Le roman est autonome mais une suite se déroulant 15 ans après la révolution, Les Révoltés de Bohen est disponible.

On a aimé

  • Des personnages qui nous changent de l'élu blanc, hétéro et parfait
  • Un univers sombre au bord du gouffre
  • Une narration éclatée maîtrisée

On a moins bien aimé

  • Des scènes érotiques qui peuvent gêner les jeunes lecteurs

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