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Critique du film d'animation : Coquin de printemps [1950], par Bastien L.

Avis critique rédigé par Bastien L. le mardi 9 juillet 2019 à 09h00

Un printemps un peu chaste

Walt Disney et les studios d'animation qu'il a créé sont surtout connus pour leurs longs-métrages, cultes pour la plupart. Néanmoins, depuis ses débuts, l'empire Disney a proposé des productions plus modestes qui permirent à la firme aux grandes oreilles de subsister et de repartir de l'avant pendant des années 1940 très compliquées.

Après son coup de maître lors de la sortie de Blanche-Neige et les sept nains en 1937, la suite s'annonça plus difficile pour l'entreprise aux grandes oreilles du fait de la guerre et des scores décevants de Pinocchio en 1940 car le marché européen n'était plus disponible. D'autant plus que Walt Disney vit partir sous les drapeaux une partie de ses équipes et ses locaux furent réquisitionnés pour soutenir l'effort de guerre sans oublier des grèves qui touchèrent ses studios. Cela poussa l'homme d'affaire avisé à produire des longs-métrages moins ambitieux donc plus courts comme Dumbo et Bambi ainsi que des anthologies de courts-métrages comme Les Trois Caballeros, Saludos Amigos ou La Boîte à musique. Au sortir de la guerre, Walt Disney décida de compiler deux projets de longs-métrages : Bongo Roi du Cirque et Mickey et le Haricot Magique. Le tout enrobé de présentations animées ou en prises de vue réelles confié à des animateurs expérimentés en tant que réalisateurs. Jack Kinney, Bill Roberts et Hamilton Luske (qui ont notamment travaillé sur les œuvres cités plus haut) prirent en charge les deux courts-métrages tandis que le monteur anglais William Morgan fut chargé des prises de vue.

Le film se divise donc en deux parties, les deux cours-métrages avec chacun leur introduction et leur conclusion. C'est ainsi Jiminy Cricket, issu de Pinocchio, qui introduit Bongo Roi du Cirque à l'aide d'une chanson et de jouets prenant vie. Le court-métrage raconte la vie et la fuite de l'ours de cirque Bongo dans une forêt américaine où il va rencontrer l'amour. Un amour qui sera difficile puisque l'élue de son cœur est visée par le mâle le plus puissant du lieu. A noter que cette histoire est l'adaptation d'un personnage créé par l'auteur américain Sinclair Lewis en 1930. Le second court-métrage est quand à lui l'adaptation du célèbre conte Jack et le haricot magique qui est ici introduit par des séquences filmées mettant en scène deux vedettes de l'époque : le ventriloque Edgar Bergen avec ses marionnettes contant l'histoire à l'enfant-star Luana Patten. Mickey et le Haricot Magique reprend donc le récit classique en le modifiant puisque les trois fermiers Mickey, Dingo et Donald échangent leur dernière vache contre des haricots magiques depuis que leur pays se meurent après la disparation d'une harpe magique. Les haricots vont pousser en pleine nuit entraînant leur demeure dans le ciel sur le territoire du géant Willie.

La première partie du long-métrage est clairement décevante. Malgré tout le charme et la conviction de Roger Carel (Jiminy Cricket), la chanson d'introduction est sans queue ni tête faisant que l'introduction est assez banale. Le court-métrage sur le célèbre petit ours de cirque Bongo est aussi assez décevant. Pas qu'il soit mauvais, c'est juste qu'on tique devant son manque d'ambition comparé aux œuvres produites par Disney depuis le milieu des années 1930. La réalisation est certes solide mais l'ensemble s'avère bien trop classique par rapport aux cours-métrages d'animation qui pullulaient à cette époque dont seuls la technique et le budget nous font comprendre qu'on a affaire à un long-métrage Disney. Il faut aussi dire que le sujet est loin d'être passionnant malgré un ours tout ce qu'il y a de plus mignon mais dont le triangle amoureux avec une brute épaisse est un peu le marronnier de beaucoup de cartoons à cette époque. On retiendra quand même une séquences de rêve qui prouve la pleine maîtrise des studios Disney quand il s'agit de délire visuelle et aussi le jolie texte tout en rimes de la narratrice. Sympathique mais vite oublié.

La seconde partie relève un peu le niveau grâce à la présence de Mickey, Donald et Dingo. Malheureusement, l'histoire est introduite et ponctuée d'interventions filmées entre le ventriloque, ses marionnettes et la jeune enfant ce qui casse un peu le rythme et gâche la magie qu'aurait pu apporter le court-métrage. Dans les faits, l'histoire de Mickey remplaçant Jack avec ses haricots magiques nous fait retomber en enfance avec délice grâce à une aventure bien rythmée et surtout très bien réalisée. Les séquences au début reposent sur du comique visuel bien pensé avec le caractère explosif de Donald bien mis en avant. Mais le vrai émerveillement vient de la partie dans le repaire d'un géant aussi benêt que dangereux qui donne un véritable souffle épique et comique à l'aventure. Mais encore une fois, c'est un certain manque d'ambition qui fait cruellement défaut. On est loin de la maestria des autres longs-métrages Disney sortis depuis la fin des années 1930 et le plaisir que l'on prend à regarder  nos trois héros n'est pas forcément bien supérieur aux courts-métrages qui les mettent en scène à la même époque.

La conclusion de à propos du Film d'animation : Coquin de printemps [1950]

Bastien L.
47

Coquin de Printemps est une œuvre censée permettre à Disney de produire rapidement afin de sortir des films à un rythme soutenu pour éviter de grosses difficultés financières. Cela se ressent avec deux cours-métrages inégaux qui sont tout juste sympathiques mais surtout desservis par des introductions assez poussives. Techniquement, Disney montre encore son talent mais les histoires présentées manquent cruellement d'ambition. Il faut aussi avouer que cela a beaucoup vieilli.

On a aimé

  • La relecture de Jack et le haricot magique façon Mickey, Donald et Dingo
  • La qualité technique des studios Disney
  • Divertissant

On a moins bien aimé

  • Un peu bas de gamme
  • Les introductions et séquences filmées ratées
  • Le premier court-métrage très oubliable

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