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Critique du jeu de société : Rising Sun : Kami déchaînés, par Gaetan G.

Avis critique rédigé par Gaetan G. le vendredi 24 mai 2019 à 09h00

Rising Sun enlève les roulettes

Depuis sa sortie en 2018, Rising Sun – la dernière réalisation d’Eric Lang – a su trouver sa place auprès du public. Le titre s’est même hissé à la 53e place du top de BoardGameGeek, une très belle performance bien qu’un poil inférieure à celle de son grand frère Blood rage.

Comme pour tous les titres majeurs maintenant, plusieurs extensions sont au programme histoire de venir étoffer progressivement le gameplay. La première – intitulée Kamis déchainés – est disponible en boutique depuis mars. Comme son nom l’indique, elle se focalise sur les Kamis, leur permettant de s’incarner physiquement sur le plateau et de venir aider leurs plus fidèles adorateurs.

Sur le papier, la promesse peut laisser circonspect. Le jeu de base mettait déjà pas mal en avant les sanctuaires, on pouvait légitimement s’attendre à ce qu’une autre mécanique soit au contraire étoffée afin d’équilibrer le tout.

Les auteurs ont-ils eu raison de pousser les potards à fond ? Le jeu reste-il équilibré malgré tout, ou incite-t’il à se battre en priorité pour le contrôle des Kamis ? C’est ce que l’on va voir maintenant…

Une extension qui ne bouleverse pas le fonctionnement du jeu…

N’allez pas croire que je veuille faire du clic facile (ce n’est pas le genre de la maison) mais n’hésitez pas à aller faire un tour sur la chronique du jeu de base si vous avez besoin de vous rafraichir la mémoire. On va considérer pour la suite que vous voyez à peu près comment ça marche.

Le premier apport de la boîte, sur lequel on va passer assez vite, c’est l’apport de nouvelles cartes saisons. Elles amènent de nouvelles possibilités  sans altérer l'équilibre original, c’est toujours bon pour la rejouabilité.

Passons immédiatement au cœur de l’extension, à savoir les Kamis. En début de partie, on en choisit toujours 4 aléatoirement, au sein d’un casting qui n’a pas varié depuis le jeu de base. Les joueurs prennent le contrôle de ces Kamis pendant les phases du même nom, pour mémoire les 4èmes, 7èmes et 10èmes tours de la phase politique. Le joueur qui remporte chaque sanctuaire peut placer la divinité correspondante sur une région de son choix. Elle est considérée à tous les niveaux comme un membre de son clan, en revanche elle ne peut être ni tuée ni prise en otage. Elle possède également 1 point de force et des pouvoirs spéciaux :

  • Amaterasu protège les figurines du joueur le plus honorable ;
  • Tsukuyomi apporte la richesse, tous les joueurs se trouvant dans la même province gagnent 4 pièces avant la phase de guerre ;
  • Susanoo bloque les figurines (hors Kamis) qui ne peuvent plus quitter sa province ;
  • Raijin bouleverse les rapports de force. Lors des phases de moisson et de guerre, on ne comptabilise plus que la Force des Bushis et des Kamis ;
  • Fujin double les récompenses de la Moisson, et permet au joueur qui remporte la guerre de remporter une nouvelle fois cette récompense ;
  • Ryujin ajoute 1 en Force pour chaque type de cartes « saison » possédée par le joueur ;
  • Hachiman augmente de 1 point la force de chaque ronin.

Pour ceux qui se posent la question, les figurines sont absolument magnifiques. Elles ne dénotent pas au milieu du jeu de base, et c’est un sacré compliment !

… Mais qui bouleverse par contre complètement les stratégies

Clairement, les sanctuaires deviennent juste incontournables avec l’extension. On pouvait craindre qu’ils ne déséquilibrent complètement le jeu, mais en pratique ce n’est pas le cas. Sauf si vous laissez un joueur faire tranquillement son marché dans les temples, bien entendu, auquel cas vous allez littéralement vous faire rouler dessus. Mais c’est une erreur que vous ne ferez qu’une fois, ou alors votre truc c’est les costumes en latex moulant et les balles en mousse dans la bouche – on ne juge pas. Blague à part, il est dans tous les cas nécessaires d’investir au moins une partie de ses ressources sur les temples afin de maintenir un certain équilibre, mais tout le jeu ne tourne pas autour de ça.

En revanche, l’addition des Kamis augmente nettement la complexité de l’ensemble. Ils offrent de nouvelles opportunités stratégiques, de nouveaux moyens d’être fourbe avec vos petits camarades et plus généralement de nouvelles opportunités de synergies. Le jeu devient un gigantesque billard à trois bandes, mais le genre de billard avec des bumpers fluos et des mines antipersonnel parce que sinon c’est pas drôle.

Les Kamis viennent se mêler aux autres subtilités des clans, des monstres et des cartes de saisons. Le résultat est riche, très riche, parfois à la limite de l’indigestion ou de l’analysis-paralysis. Les pouvoirs se combottent dans tous les sens et forcent à déployer une stratégie beaucoup plus fine impliquant de faire un peu de tout dans des proportions subtiles et constamment changeantes. En toute logique, la durée des parties de test s’est également envolée, tutoyant régulièrement les 4 heures.

Le bon point, c’est que la rejouabilité du titre augmente considérablement. Les joueurs experts+ qui maîtrisent déjà le jeu de base sur le bout des doigts prendront beaucoup de plaisir à rechercher les combos les plus crackés et à empêcher leurs adversaires de dérouler leur jeu.

En revanche, ceux qui veulent découvrir Rising Sun ou qui ne le sortent qu’une fois de temps en temps peuvent allégrement passer leur chemin. En apparence elle ne change pas grand-chose, en pratique elle demande de bien saisir les rapports de force entre les joueurs et les interactions entre les différents éléments. Faute de quoi, la rouste sera à l’horizon et on a connu mieux pour profiter d’un jeu.

La conclusion de à propos du Jeu de société : Rising Sun : Kami déchaînés

Gaetan G.
80

Kamis déchainés est une excellente extension pour Rising Sun. Elle démultiplie les possibilités stratégiques au travers de nouvelles cartes saisons et surtout de l’influence accrue des Kamis, qui pourront maintenant venir aider les joueurs grâce à leur figurine et leur pouvoirs spéciaux.

Le résultat est riche et complexe, peut-être même un peu trop pour le coup. Les joueurs occasionnels, ou ceux qui le trouvent déjà bien assez complexe dans sa version de base, peuvent allégrement passer leur chemin. Cette extension risque de les dégoûter plutôt qu’autre chose.

En revanche, les optimisateurs fous, et ceux qui aiment rechercher à chaque partie la meilleure combinaison entre les cartes et les Dieux en présence seront aux anges. Pour eux, Kamis déchainés sera tout simplement un achat incontournable…

On a aimé

  • Les 'gurines, toujours aussi magnifiques
  • Démultiplie nettement les possibilités stratégiques...

On a moins bien aimé

  • ... Peut-être même un peu trop, pour le coup. A réserver à ceux qui ont déjà une bonne pratique du jeu de base
  • L''extension n'est pas donnée

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