Critique La grande menace des robots #22 [1986]

Avis critique rédigé par Vincent L. le samedi 22 juin 2019 à 14h00

Transmorphers...

Gamin, je choisissais souvent mes LDVELH à la couverture. Oui, j'avoue, il fallait que ça claque pour me donner envie. Et s'il y a bien une couverture qui m'a toujours fait baver, c'est celle de La grande menace des robots : un Transformer en plein fight contre un T-Rex. Alors oui, c'est vrai, c'est juste une vieille illustration opportuniste destinée à surfer sur les succès de l'époque pour faire raquer les gamins. Mais franchement, ça fonctionnait du feu de dieu : j'avais été conquis avant même d'avoir commencé à le lire. C'est donc avec un certain plaisir que j'ai réouvert ce livre quelques décennies plus tard, malheureusement avec un regard plus critique qui ne se laisse plus berner par ces artifices...

La grande menace des robots marque la troisième et dernière participation de Steve Jackson aux LDVELH. Avec Le marais aux scorpions, il avait fait faire un énorme bond en avant au gameplay des LDVELH, et avec Les démons des profondeurs, il avait signé l'un des meilleurs volumes de la série. Autant dire que j'ai commencé la lecture confiant. Et même l'introduction bien pourrie ne m'a pas refroidi. Il est vrai que l'aventure commence sur une facilité scénaristique énorme (tous les humains sont plongés dans un sommeil artificiel sauf vous parce que... parce que... parce que... c'est comme ça ?), mais celle Des démons des profondeurs n'était pas géniale non plus, ce qui n'empêchait pas le livre d'être très bon.

On retrouve ici tout ce qui fait l'intérêt des LDVELH signés par Steve Jackson : l'aventure n'est pas linéaire, les chemins possibles sont nombreux, la difficulté n'est pas délirante (au contraire, elle est presque un peu trop facile) et il y a quelques nouveautés en termes de gameplay qui font plaisir (on peut contrôler des robots, plein de robots !). Les combats sont d'ailleurs plutôt cools (on se bat vraiment contre un dinosaure !), alors même que ce n'est vraiment pas ce qui me passionne d'ordinaire dans ces livres. Après la linéarité et la difficulté délirante du précédent tome (L'épreuve des champions), tout cela est quand même super plaisant.

Malheureusement, si La grande menace des robots est une réussite en terme de gameplay, l'aventure s'avère quant à elle franchement décevante. Passons le scénario basique (il faut récupérer des trucs pour pouvoir tuer le méchant, puis tuer le méchant, comme dans quatre-vingt pour cent des LVELH), le pire reste l'inconsistance totale de l'univers, des personnages et des lieux. À l'instar du Marais aux scorpions, on suit cette aventure sans jamais s'impliquer ou ressentir quoi que ce soit. Le style d'écriture de Steve Jackson est tout bonnement moyen (rien de catastrophique, mais on n'est jamais emballé), les paragraphes sont laconiques et les illustrations, très quelconques, n'aident pas à contrebalancer.

La conclusion de à propos du Livre-jeu : La grande menace des robots #22 [1986]

Auteur Vincent L.
50

Sa couverture vendait du rêve, mais La grande menace des robots ne concrétise malheureusement jamais ses promesses. D'un côté, ce LDVELH s'avère être un excellent jeu doté d'un gameplay très bien pensé, chose suffisamment rares dans les Défis Fantastiques pour être apprécié à sa juste valeur. De l'autre, il s'agit d'un assez mauvais livre, doté d'une aventure somme tout inintéressante. Au final, on ne passe pas un mauvais moment, mais il n'en reste en bout de course pas grand souvenir. Dommage...

On a aimé

  • La vraie liberté de choix,
  • Les nombreux robots à contrôler,
  • Une difficulté correctement dosée,

On a moins bien aimé

  • Un scénario basique de chez basique,
  • Une écriture fadasse,
  • Aucun passage vraiment marquant.

Acheter le Livre-jeu Défis Fantastiques : La grande menace des robots #22 [1986] en un clic

Nous vous proposons de comparer les prix et les versions de Défis Fantastiques : La grande menace des robots #22 [1986] sur Amazon, site de vente en ligne dans lequel vous pouvez avoir confiance.

Retrouvez les annonces de nos dernières critiques sur les réseaux sociaux

Sur Facebook | Sur Twitter