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Critique du roman : Black Bottom [2018], par Nathalie Z.

Avis critique rédigé par Nathalie Z. le lundi 29 avril 2019 à 09h00

De la SF schizophrène et artistique !

Black Bottom, c’est une danse populaire dans les années vingt aux accents vaudous, une danse à la rythmique binaire et syncopée. C’est le rythme endiablé et à contretemps qui entraîne le lecteur dans cette histoire délirante de Philippe Curval. Cette œuvre envoûtante et décalée est éditée par La Volte une maison d’édition audacieuse qui fête ses 15 ans et qui a, à une certaine époque, laissé sa chance à un certain Alain Damasio.

Black Bottom est une comédie acide et perturbante, une lecture difficile d’accès : Beth Raven (ce nom déjà est intrigant !) écrit un blog grâce à sa puce implantée iCortex. Dans ce blog, il rage avec génie, s’invente une vie au point de plus savoir ce qui est réel et ce qu’il n’est pas. Embêtant quand il s’agit d’un potentiel adultère et de la trahison d’un vieil ami. Réac, cocufié, revanchard, le personnage principal perd la boule et se retrouve entrainé dans une histoire tragicomique qui le mènera jusqu’à la Sérénissime. Les péripéties s’enchainent de façon rapide et surprenante dès la disparition d’Irène son amante, le lecteur est alors aussi perdu que le professeur Beth Raven qui ne sait plus où donner de la tête.

Si Paris est reconnaissable, Venise est bouleversante, sombre et labyrinthique dans cet ouvrage, très loin des poncifs sur la Cité des Doges. La ville est dantesque et propice à de belles scènes. Le milieu de l’art en prend pour son grade et un personnage énigmatique et imprévisible, un artiste plasticien célèbre fait son apparition dans la vie de notre héros : Festen. Incarnant les travers de l’art contemporain, ce personnage est passionnant et détestable, vénal et rusé.

Mais revenons à notre héros, Beth qui frôle la folie. C’est un professeur qui dénonce la décadence de la langue française et croit en une théorie d’Einstein : l’aréel. Mais qu’est-ce donc ? Un autre espace-temps. Il faut être deux pour créer l’aréel : une personne pour décrire le réel tel qu’elle l’a constaté, une autre pour contester ce réel. Cet écart crée l’aréel. Pour le lecteur, l’ouvrage même est aréel, nous sommes plongés dans l’esprit de Beth Raven qui théorise ce présent décalé comme Philippe Curval nous le donne à lire. Une expérience schizophrène de science-fiction inattendue.

 

La conclusion de à propos du Roman : Black Bottom [2018]

Nathalie Z.
74

Avec une écriture dense et un rythme parfaitement maitrisé, Philippe Curval nous embarque au son du Black Bottom dans une comédie acide dont le héros schizophrène traque la femme qui l'aime dans un milieu artistique malsain. Beth Raven se perd dans la réalité tout comme le lecteur se perd dans l'œuvre littéraire tant elle est surprenante, décalée et inattendue. Difficile de cerner le narrateur, difficile de se plonger dans le roman mais si vous faites l'effort, vous vivrez une expérience originale de Sf un peu folle. 

On a aimé

  • Un futur proche où les puces détraquent le cerveau
  • Une réalité perturbée
  • Un milieu de l'art infame dans une Venise dantesque
  • Un personnage schizophrène, revanchard et drôle

On a moins bien aimé

  • Une lecture complexe, exigeante donc pas pour tout le monde

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