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Critique du roman : La Voie Verne [2019], par Nathalie Z.

Avis critique rédigé par Nathalie Z. le lundi 11 février 2019 à 09h00

De Jules Verne au cyberpunk optimiste !

Un roman surprenant est sorti en ce début d’année chez Mnémos : véritable hommage au fondateur de la littérature de l’imaginaire, Jules Verne, ce roman intitulé « La Voie Verne » oscille entre roman fantastique et cyberpunk voire transhumaniste.

En 2001, Jacques Martel, déjà auteur de nouvelles historico-fantastique s’interroge sur la survivance ou la disparition des mythes et héros au fil des générations, au développement rapide d’Internet et à la numérisation en cours des connaissances. Il décide alors d’écrire sur ce sujet et progressivement son histoire prend forme mais c’est grâce à une éditrice Coralie David, qu’il trouve le bon angle d’attaque, qu’il décide comment John, son héros, va rencontrer les Dumont-Lieber.

Ainsi débute la Voie Verne…

Dans un futur pas si loin, la société s'est adaptée à l’urgence climatique en imposant des lois restrictives et extrêmes. L’une d’elle concerne l’usage du papier, désormais recyclé et réservé aux administrations. Les livres « physiques » ont été la première victime de la mesure, mais la numérisation de l’ensemble du patrimoine écrit, ainsi que la généralisation du stockage des données sur des serveurs « cloud » nommé le Halo, les rend toujours accessibles. En parallèle, beaucoup de gens vivent plus dans ce Halo, sorte d'internet 3,0 que dans une réalité morne et terne. Un incident dans le cloud a d'ailleurs bien plus secoué la société que le drame environnemental : un virus informatique, le BigWorm, a détruit une grande partie des données mondiales, qui sont peu à peu remises en ligne mais certains livres sont désormais probablement définitivement perdus.

Dans ce monde cyberpunk, John Erns débarque dans un petit village de montagne. Il souhaite postuler à la fonction de majordome dans la demeure de Madame Dumont-Lieber, une châtelaine âgée, élégante et digne. Elle est la matriarche d’une célèbre famille d’architectes talentueux et innovants. John est le narrateur mais ne dévoile au lecteur ni son passé ni les raisons de ce choix de travail. Il faudra attendre pour découvrir les véritables raisons qui l'ont amené dans ce château.

La châtelaine ne vit pas seule, elle a un chauffeur, deux dames qui s'occupent de son intérieur et de la cuisine mais surtout son petit-fils, Gabriel. Le jeune garçon est autiste et très intelligent. Mais depuis le décès accidentel de ses parents, malgré l'amour de sa grand-mère et le soin que lui portent les deux domestiques, il s'est enfermé dans une existence virtuelle. Il garde quasiment en permanence des sortes de casque de réalité virtuelle. Dans ce monde imaginaire, il se sent à la fois en sécurité car il y retrouve sa famille et enfermé car l'accident s'y répète sans cesse. Seule la lecture des ouvrages de Jules Verne le sorte de son isolement. Rapidement, il s'attache à John à qui il peut poser des questions sur ce fameux auteur.

Si ce début d'histoire semble assez classique et basé sur la relation entre l'enfant et le nouvel arrivant au château, très rapidement, des révélations sur le passé du héros changent la donne. Le roman devient fantastique puis bascule dans du pur cyberpunk. Jacques Martel crée ainsi une ambiance originale parfois désuète et nostalgique, puis optimiste en l’avenir. Toutefois, c'est suffisamment rare pour le souligner, ce cyberpunk est optimiste, lumineux face à un univers décrit jusqu'à présent comme triste et sans espoir. Ce qui rend le roman plutôt original avec une ambiance au final proche du rétrofuturisme de Jules Verne. Jacques Martel rend ici un hommage émouvant à un des créateurs de la science-fiction d'aventures, à la puissance évocatrice des romans d’aventures face au monde virtuel souvent plus creux. D'ailleurs, ce n'est pas anodin si le jeune Gabriel a pour romans préférés des voyages fantastiques de Jules Verne : 20 lieues sous les Mers, l’île mystérieuse et Robur le conquérant. Ce sont aussi les ouvrages favoris de l'écrivain. Nemo et Robur ont d'ailleurs un rôle à jouer dans l'imaginaire du jeune autiste. Le cas de Gabriel est aussi bien traité, avec finesse et réalisme, ce personnage est terriblement humain même enfermé dans son propre univers. Il est aussi exceptionnel mais je vous laisse le plaisir de découvrir en quoi. A noter un autre personnage attachant, le cafétier pirate, Kurt qui est le premier habitant du village rencontré par notre héros et qui porte un regard intéressant sur la vie virtuelle de son époque.

La conclusion de à propos du Roman : La Voie Verne [2019]

Nathalie Z.
88

La Voie Verne est un roman surprenant presque inclassable et un fervent hommage de Jacques Martel à la littérature de Jules Verne qui a également bercé mon enfance. Les fans se délecteront des références et les amateurs de fantastique et de steampunk seront servis par de superbes descriptions de machines. Une belle surprise de début d'année chez Mnémos !

On a aimé

  • Pour les fans de Jules Verne
  • Du cyberpunk optimiste
  • Un roman original et une écriture agréable

On a moins bien aimé

  • Il faut aimer les univers de Jules Verne ou être prêt à les découvrir !

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