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Critique du roman : Appartement 16 [2018], par Nathalie Z.

Avis critique rédigé par Nathalie Z. le mercredi 31 octobre 2018 à 09h00

N'entrez pas dans l'appartement 16 !

Appartement 16 est le premier roman d’Adam Nevill (il a depuis sorti Le rituel et Derniers jours). Il s’attaque ici au classique thème de la maison hantée réussissant à créer une ambiance étouffante et glauque mais sans atteindre le niveau de Shining.

L’intrigue suit en parallèle deux personnages principaux qui ne se rencontreront que tard ans le roman. Seth est un jeune artiste anglais, il est arrivé il y a une année à Londres pour faire évoluer son art. Pour vivre, il a pris un job de nuit comme portier dans un vieil immeuble des quartiers chics londoniens. Il espérait ainsi avoir le temps de croquer, dessiner voire peindre mais les mois passent et ce travail le plonge dans une apathie et un désespoir morbide. Il subira progressivement une influence négative qui semble agir depuis un vieil appartement clos depuis cinquante ans, le numéro 16. April est américaine, elle se rend à Londres pour régler des affaires familiales. Sa grande tante maternelle, Lillian, vient de décéder. April ne la connaissait pas et pourtant celle-ci leur a légué à sa mère et elle un appartement dans un bâtiment luxueux de Knightsbrigde. Elle doit vider et vendre l’appartement.

Superbe immeuble ancien, attention livré avec activités paranormales

Seth perd pied, chaque nuit devient un mélange d’hallucinations violentes et de délires psychotiques. Il ne sait plus vraiment comment cela a commencé mais il recommence à dessiner, frénétiquement. April s’installe dans l’ancien appartement de sa grande tante Lillian. Le bâtiment appelé Barrington House a dû être somptueux mais semble défraichir à vue d’œil, et l’appartement, le numéro 39, est si plein de vieilleries qu’April est découragée. Mais en faisant le tri, la jeune femme découvre les journaux intimes de Lillian. Leur lecture est à la fois passionnante et inquiétante. April découvre une femme devenue folle à la mort de son mari Réginald, une femme qui retourne les miroirs, ne jette plus rien et n’arrive plus à quitter le quartier de Barrington house. Cette femme craignait le locataire de l’appartement 16. Décidée à découvrir le passé de sa tante et la réalité de sa vie ici dans cette mansion prestigieuse, April se plonge dans les mystères de cette demeure et de ses habitants.

Je n’en dévoilerai pas plus sur l’intrigue et les secrets infâmes qui peuplent cette demeure maudite. L’atmosphère y est pesante, glauque et défraichie. Selon que l’on suit Seth ou April, on reprend une goulée d’air frais. L’un s’enfonçant bien plus vite que l’autre dans les mystères de l’immeuble. April mène une enquête sur le passé de sa famille et de Barrington House qui l’emmènera à côtoyer d’étranges personnages et à révéler d’anciens drames. La partie du roman consacrée à l’enquête est la plus intéressante et la montée de la tension est accompagnée des différentes révélations et de la folie qui atteint Seth en parallèle. Ce suspense croit petit à petit, la tension devient palpable et les passages consacrés à Seth sont si perturbants que même le lecteur se perd entre hallucinations et réalité. Mais tout ce qui est mis en place retombe avec un fin décevante et pas à la hauteur du reste du roman. Captivée par la lecture pendant les trois quarts du roman, j’en suis sortie au moment où au contraire, cela aurait dû exploser en sensations et en actions. Les deux personnages principaux sont peu ébauchés donc peu attachants mais les personnages secondaires, notamment des personnes âgées et des fans du peintre de l’appartement 16 sont affreusement glauques et très bien écrits. L’immeuble devrait être le personnage clé de l’histoire et s’il est toujours en toile de fond, il ne réussit pas à occuper tout l’espace se partageant la vedette avec un personnage du passé. On est loin des frissons causés par un bon Stephen King ou un bon Graham Masterton mais j’ai passé un bon moment de lecture. Les descriptions d'un art impie sont particulièrement réussies. 

La conclusion de à propos du Roman : Appartement 16 [2018]

Nathalie Z.
71

Avec une vision de Londres dure et glauque, Adam Nevill livre ici son histoire de maison hantée avec ses revenants et ses secrets. Barrington House est l'immeuble victorien chic anglais par excellence, vestige d'une époque luxueuse et désormais décrépi. Si l’atmosphère est palpable, et l’enquête d'April prenante, le roman ne va pas au bout de son intrigue et nous laisse sur notre faim. Les passages des délires de Seth sont les plus effrayants, la description d'un art impie est malsaine à souhait. Ce roman reste ainsi un bon moment de lecture en ce début de période froide pour frissonner.

Que faut-il en retenir ?

  • Une ambiance tendue et glauque 
  • Une enquête sur un passé mystérieux

Que faut-il oublier ?

  • Une fin qui ne va pas au bout de l'intrigue

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