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Critique de la série télé : Arrow [2012], par Andre C.

Avis critique rédigé par Andre C. le mercredi 2 mars 2016 à 11h00

Saison 2 : L'Archer prend son envol.

Après voir passé plusieurs décennies à régner en maître dans le comic book tv, il est temps pour DC/Warner de passer à la vitesse supérieure. En effet, l'arrivée de Marvel dans le milieu télévisuel marque un tournant et la firme ne peut décemment pas laisser le champ libre à sa principale concurrente. Heureusement pour elle, Arrow s'est déjà bien installé sur la CW et les auteurs comptent bien, cette saison, lancer des story-arcs plus solide, mais surtout de s'ouvrir enfin à tout un univers qui tend à s'accroître.

 



Ce n'est un secret pour personne, Warner a toujours eu du mal à gérer le catalogue de DC Comics. Il suffit de se remémorer les problèmes que les showrunners de Smallville ont eu : interdiction de mentionner explicitement certains personnages (Batman et Wonder Woman en tête) et de traiter certaines thématiques pour éviter de marcher sur les plates-bandes des films en production. De cette manière, avec Arrow, les intentions de la chaîne étaient clairement de trouver un remplaçant à Smallville, avec une remise au goût du jour en raison des nouveaux standards en vigueur et en explorant tout un pan de l'univers DC encore inédit sur le petit écran.

Ainsi, après une première saison hasardeuse où les auteurs ont du mal à gérer leurs parti-pris (les standards de la CW n'ont pas tant évolué que ça, donnant à Arrow des airs de spin-off de Smallville), il est temps que la série lance ses propres fils rouges, en d'autres termes, de trouver sa propre identité. En cela, nous pouvons voir que les showrunners, Andrew Kreisberg et Marc Guggenheim, assument dorénavant de faire de leur personnage d'Olivier Queen un vrai Batman-like, ce qui a ses bons et ses mauvais côtés. Du côté du positif, cela dénote d'une fidèlité au matériau de base (Oliver Queen, alias Green Arrow, est bien une sorte de copie de Bruce Wayne dans les comics), mais en point négatif, cela trahit aussi une astuce scénaristique pour exploiter une licence sans en avoir l'air : Arrow n'est donc qu'une série sur Batman, où Batman n'est simplement pas nommé comme telle.

 


De cette manière, nous ne sommes même pas surpris de l'arrivée de nombreux personnages issus de l'univers du Dark Knight (la ligue des assassins était déjà évoqué l'an passé notamment et l'origine du badguy principal est réécrite pour coller avec la série) voire qu'une sous-intrigue soit une reprise d'un des volets de la trilogie nolanesque, et ce, jusqu'à avoir quelques scènes copiées-collées. Il faut dire que les auteurs abordent frontalement des thématiques proprement batmanienne depuis le début et que le Oliver Queen de Stephen Amell, que l'acteur prend visiblement un plaisir fou à incarner, ressemble de plus en plus à un jeune Bruce Wayne en puissance.

D'ailleurs, là où la série trouve ses marques, ce n'est pas seulement dans son penchant à embrasser l'univers du Chevalier Noir, mais dans le ton décomplexé qu'elle montre à le faire. On pouvait déjà sentir ses efforts dans la saison précédente (le repaire d'Oliver Queen renvoie à la Batcave, Felicity Smoak prend très vite la place d'une Oracle, etc), or cette fois, non seulement les auteurs respectent toujours un quota de fan-service (le repaire de Black Canary est un clocher, c'est à peine si Sebastian Blood ne joue pas avec une pièce de monnaie comme un certain Harvey Dent, un Barry Allen qui fait une apparition remarquée pour bien lier sa série à venir avec celle d'Arrow, etc) mais la production design est ici plus soignée et le rythme plus soutenu. De cette manière, nous avons vraiment l'impression de nous balader dans cet univers sans que la mise en scène ne trahisse constamment des problèmes de budget. Pour être honnête, on continue à ressentir ça et là, ce petit problème, mais il se fait plus ponctuelle : quand la mise en scène se veut grandiloquente et épique, il manque des dizaines de figurants pour achever l'effet de foule voulu, par exemple. Mais ce type de souci ne touche pas qu'une poignée d'épisodes pour être vraiment agaçant.  

 


En revanche, ce qui peut être vraiment horripilant réside dans le traitement des personnages où l'on ressent une intention des auteurs à coller au plus près aux désirs du public-cible de la chaîne. Arrow est une production de la CW et la CW vise principalement un public adolescent. Il ne faut donc pas se formaliser pour la moyenne d'âge du casting (tous des bellâtres et des pin-up, à quelques exceptions près), ni pour les intrigues sentimentales qui reviennent sur le devant de la scène toutes les cinq minutes. Sur cet aspect, il faut se faire une raison et accepter les ficelles romanesques des quipropos et autres triangles amoureus pour savourer la dimension super-héroïque qui émerge ensuite. À ce titre, celle qui décroche le titre de « personnage le plus exaspérant » est sans conteste Dinah Lance, censée être assez mature pour occuper un poste dans la fonction publique (elle travaille au Bureau du Procureur), elle est surtout décrite comme une fille capricieuse, prenant des décisions au mépris du bon sens et ne se remettant jamais en question, elle se rapproche plus d'une adolescente toujours en pleine crise en fait.

Il va sans dire que cet aspect peut aussi bien rebuter que donner un certain charme à l'ensemble. Il ne faut pas oublier que le genre même des comics books est rempli de triangle amoureux de la sorte (Clark Kent/Superman/Lois Lane, pour ne citer que celui-là), or, ce qui peut irriter les puristes résident plutôt dans une concession des auteurs non pas à se conformant aux caractéristiques des comics books, mais plutôt aux teen show. Ici, les imbroglios sentimentaux ne sont pas donc seulement l'objet de running gag, mais sont vraiment des sources à  des rebondissements éculés qui remplissent tranquillement les épisodes. C'est sans doute cet aspect là qui peut expliquer les sautes d'humeur de Dinah Lance ou, en tout cas, justifier son traitement plus soapesque que serialesque.

La conclusion de à propos de la Série Télé : Arrow [2012]

Andre C.
65

La saison où la série trouve ses marques. Si l'on fait abstraction de quelques concessions (l'aspect teen show), il est facile d'être happé par les aventures d'Oliver Queen et de sa bande. On pourrait trouver à redire sur quelques designs et parti-pris qui donne à l'ensemble un côté cheap, mais les auteurs parviennent à maintenir un rythme soutenu. Arrow transfome ainsi l'essai, malgré quelques compromis gênants.

 

Que faut-il en retenir ?

  • Une production design plus soignée ;
  • Un rythme plus soutenu ;
  • Une mythologie qui commence à émerger.

Que faut-il oublier ?

  • Trop d'intrigues abandonnées en cours de route ;
  • Un casting qui manque de charisme ;
  • Des relations sentimentales redondantes.

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