75.OOO pixels viennent d'être aspirés dans un trou noir !
Le futur sera peut-être différent mais sur cette planète nous vivons encore grâce à la publicité.
Astuce N°3 : Un peu de fantasy ! Désactivez votre Adblock pour notre domaine et nous revivrons comme par magie !
On vous aime et nous vous souhaitons une bonne lecture. "Longue vie et prospérité !"

Critique de la série télé : Supergirl [2015], par Andre C.

Avis critique rédigé par Andre C. le dimanche 27 novembre 2016 à 10h14

saison 1 : Smallville au féminin

Pendant que Marvel Television poursuit son bonhomme de chemin, DC continue de s'étendre. Cependant, contrairement à sa concurrente qui se focalise sur des séries périphériques à son genre de prédilection, les auteurs de Arrow et Flash persévèrent en alimentant un univers super-héroïque sur le petit écran. Cela ne se fait pas sans heurts, mais ils ont au moins le mérite de diversifier leur offre. Ainsi, après un archer et un bolide, voici la première super-héroïne estampillée DC Comics.

Pour bien comprendre le tournant que représente SuperGirl, il faut bien avoir conscience que la dernière fois que DC s'est essayé à mettre en vedette un super-héros appartenant à la gent féminine, ce n'était non pas avec la cultissime Wonder Woman mais avec Bird Of Preys, aka Les Anges de la Nuit, tiré d'un comics spin-off de Batman, qui s'est soldé par un échec cuisant. C'était à l'époque où le genre se résumait à Smallville. Or, ici, nous avons un cas de figure bien différent : chaque chaîne tente d'avoir sa série étiquetée comics book, la CW en a même quelques-unes qui se font leur petit univers à part et la CBS (la chaîne derrière les franchises Les Experts et NCIS, rappelons-le) risque même gros avec cette première collaboration estampillée DC Entertainment.

En effet, qu'une telle chaîne propose à son tour une série labellisée comics, cela ne fait que confirmer que nous sommes bel et bien dans un âge d'or télévisuel du genre. Là où cela devient plus surprenant réside dans la tête d'affiche : la cousine de Superman. Surprenant, parce que, d'une part, vu le public-cible habituel de la network, on se serait attendu à un personnage plus iconique, à un Superman par exemple, on peut donc imaginer en toute logique qu'en raison des prochains films Warner (Batman V Superman, Justice League, etc), les droits du Big Blue sont devenus indisponibles : sa cousine a dû être un choix par défaut.

C'est, en effet, cela que l'on peut en déduire en visionnant les premiers épisodes tant le personnage semble réécrit à la manière d'un Clark Kent-like. On veut bien concéder que SuperGirl est l'un des personnages en comics à avoir subi tant de remaniement (merci aux périodes pré et post-Crisis) qu'il est compliqué (doux euphémisme) de s'y retrouver : on retiendra donc une version populaire, même si édulcorée, dans Smallville, où SuperGirl est une femme forte en relation conflictuelle avec son cousin, Superman. Ici, nous sommes plus proche du film SuperGirl de Jeannot Swarc (où le personnage éponyme se fait passer pour une étudiante timide), que tout le monde (ou presque, chacun ses péchés mignons) aimerait oublier, puisque l'héroïne de l'actuelle série, incarnée par Melissa Benoist (transfuge de Glee), est mal à l'aise, cache ses capacités sous son identité civile de Kara Danvers et travaille comme assistante d'une patronne despote Cat Grant (Calista Flockhart, la Ally McBeal). Melissa Benoist a même adopté le port des lunettes, accentuant l'effet d'un Clark Kent au féminin : à ce niveau, ce n'est même plus une cousine, ou une sœur, mais carrément un clone.

Et elle n'est pas la seule à subir un ravalement de façade. Le cas de Jimmy Olsen a aussi fait beaucoup jaser : dans les comics, au ciné et à télé, Olsen a toujours été le sidekick de Clark Kent et Lois Lane, le petit photographe qui suit ses deux idoles, il est identifié comme le petit rouquin, tendance comic relief. Or, là, il est posé en beau gosse de service, un grand baraqué à la peau d'ébène sur lequel fantasme notre héroïne. Physiquement, difficile de faire plus différent de la version papier et on peut comprendre que les fans de comics se soient sentis pris à rebrousse-poil. Pour les autres comme Brainiac (Laura Vandervoort, de... Smallville) ou Maxwell Lord (Peter Facinelli, Twillight, Fastlane), on peut concéder qu'il s'agit d'une interprétation du matériau de base : Brainiac est un androïde ici en modèle féminin et Lord est bien un richissime milliardaire, même si on perçoit la volonté de donner un Lex Luthor-like à la série. Même chose pour Cat Grant, qui évoque la Meryl Streep de Le Diable s'habille en Prada, dont on mentionne un passé au Daily Planet : Cat Grant est bien une collègue de longue date de Lois Lane et Clark Kent.

Dès lors, le show dans son ensemble souffre juste d'un ton très girly au point que l'on peut se demander ce que vient faire SuperGirl sur la grille de la CBS : au vu de sa production design rose bonbon, de l'âge moyen du casting et des ficelles des intrigues sentimentales (très vite, un triangle amoureux s'installe entre Kara, Jimmy et Winslow, un collègue de travail), SuperGirl porte bien la marque de fabrique de la CW, la chaîne derrière les Vampire Diaries notamment. Il faut dire que le showrunner n'est autre que Greg Berlanti, déjà producteur de Arrow et Flash justement. Il est clair que le public-cible est adolescent, surtout féminin, autrement dit le même public qui regardait auparavant Charmed. Ce n'est donc qu'à partir du moment où l'on prend en compte ce critère que l'on peut apprécier la série à sa juste valeur : SuperGirl se veut légère et rocambolesque, oscillant entre le soap et le comic book. Cela fonctionne pas mal de fois (Cat Grant est vite reléguée en comic relief et c'est tant mieux), même si cela connaît des ratés : les ficelles du soap offrent des raccourcis narratifs embarrassants dans le cadre d'un récit aventureux.

En revanche, il faut bien reconnaître les efforts des scénaristes pour poser un univers qui prend de plus en plus d'envergure tout au long de cette première cuvée. Si les premiers épisodes sont handicapés par une routine qui nous évoque de mauvais souvenirs (Smallville et son krypto-monster of the week), plusieurs fils rouges prennent de l'intérêt au point d'attiser notre curiosité pour la suite : quelques retournements de situation du côté de l'organisation secrète avec laquelle collabore SuperGirl (et où travaille sa sœur) dévoile un potentiel inattendu. Cela ne fait pas du show la série la plus incontournable du moment, mais cela a au moins le mérite de lui donner quelques intérêts, c'est toujours ça de pris.

 

La conclusion de à propos de la Série Télé : Supergirl [2015]

Andre C.
55

Loin d'être la catastrophe tant redoutée, SuperGirl n'est pas non plus une franche réussite. Au final, elle se construit un capital sympathie en assumant son statut super-héroïque, mais les ficelles de soap (triangles amoureux, personnages caricaturaux, etc) la rende énervante au possible. Si on ménage ses attentes, elle se laisse tranquillement regarder, sans plus.

Que faut-il en retenir ?

  • Un potentiel très prometteur ;
  • Un ton rafraichissant de comédie romantique ;
  • Une identité de superhéro-like qui s'assume

Que faut-il oublier ?

  • Une ambiance très girly ;
  • Des personnages énervants ;
  • Des rebondissements poussifs

Acheter la Série Télé Supergirl [2015] en un clic

Nous vous proposons de comparer les prix et les versions de Supergirl [2015] sur Amazon, site de vente en ligne dans lequel vous pouvez avoir confiance.

Retrouvez les annonces de nos dernières critiques sur les réseaux sociaux

Sur Facebook | Sur Twitter | Sur Google+