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Critique du musique : Strum sum up [2007], par Amaury L.

Avis critique rédigé par Amaury L. le samedi 25 mai 2013 à 12h47

Un album classe...

Doug Pinnick est un musicien qui bénéficie d'une réputation mythique de la part de la presse musicale et de ses pairs. Pourtant, le génial batteur / chanteur / bassiste / guitariste d'origine africaine ne rencontre qu'un succès d'estime commercialement, oublions la France qui n'a jamais montré un grand intérêt pour cet artiste accompli, ce qui n'empêche pas l'homme de multiplier les projets annexes. Dans l'album de Dream Theater, Falling into infinity sorti en 1997, il balance des chœurs de folie dans le titre « Line in the sand ». D'ailleurs, King's X, le groupe texan dans lequel officie Doug Pinnick habituellement, est prolixe dans ce domaine avec des groupes parallèles nombreux. Citons Poundhoud, Supershine, The Mob, Platypus... Sans oublier les albums solos de Ty Tabor et Jerry Gaskill, les deux autres musiciens de King's X. Étonnamment, Doug Pinnick ne s'était pas encore essayé à l'exercice solitaire, Strum sum up comble ce « vide ».

Notons la disparition du O dans Doug, qui maintenant forme Dug. Devant cette création incessante, on craint une qualité modérément présente, le projet de trop, l'inspiration en rade.

Strum sum up rassure dès les premières notes. On ressent l'émotion latente du musicien qui remercie chaleureusement les personnes qui lui ont permis de réaliser ce « rêve » ou du moins cette volonté de se libérer des contraintes inhérentes à un groupe. La musique recèle de nombreuses apparentés avec celle de King's X avec une ambiance plus « groovy » et « funky ». Doug délaisse son instrument fétiche, la basse, au profit de la guitare sur la plupart des titres.

On entame par un « Perfect World part 1 » au rythme basique, son surpuissant, un rock « crade » avec des guitares envoyant du lourd, entrecoupées par des hurlements de tarés. La suite logique « Perfect world part2 » enchaîne directement, sans laisser une seconde de répit (pas de coupures), avec un accompagnement identique magnifié par un solo de guitare dantesque.

« Coming Over » possède un « groove » bien particulier avec une basse sautillante tenue par David Henning complétée par la guitare insolente de Wally Farkas (un ex-Galactic Cowboys). Le plaisir est au rendez-vous aussi bien du côté des musiciens que de celui de l'auditeur. C'est le bijou de l'album avec un délire à la talk-box totalement loufoque et addictif. Les pistes s'égrainent et les styles s'entremêlent harmonieusement, « All I want » surfe sur une atmosphère boogie bien crasseuse, « Smile » fait dans le rock planant, « Cross it » s'essaie à la mode expérimentale.


Les prises semblent minimes, comme si Strum sum up était le résultat d'une session improvisée, juste une réunion entre amis amoureux de musique et l'ensemble dégage une alchimie proche du « live ». Même si on demeure proche musicalement de King's X, les morceaux n'auraient pas dépareillé, on ressent la patte plus « soul » de Doug Pinnick, l'esprit Beatles étant davantage présent chez ces deux comparses du trio originel.

Ce musicien exceptionnel développe un talent incroyable dans sa manière de composer des titres, et pourtant il ne récolte toujours le fruit de son labeur artistique, adulé mais pas acheté. Certes, la frontière entre cet album solo et ceux de King's X reste flou, incertaine, vaporeuse et on s'en moque car l'immense bonheur de s'envoyer de la bonne musique entre les esgourdes est amplement suffisant. Strum sum up remplit son rôle parfaitement et même Steve Stevens gratifie de sa présence sur le titre « Damn it », un argument supplémentaire pour se porter acquéreur ce cette petite merveille de heavy progressif contenant une dose maximale de riffs électrisants.

La conclusion de à propos du Musique : Strum sum up [2007]

Amaury L.
80

 

Strum sum up est un album débordant de vie et de sincérité. Doug Pinnick offre son cœur et son âme dans son écriture et ne s'embarrasse de futilités, seule compte la qualité de sa musique. Doug Pinnick, enfin Dug Pinnick, confirme un talent monstrueux et même si l'album date de 2007, il n'est pas encore trop tard pour s'y intéresser. Respect !

Que faut-il en retenir ?

  • Des perles magnifiques.
  • Beaucoup de groove et de funk.
  • Musique rafraîchissante.

Que faut-il oublier ?

  • Très proche musicalement de King's X.

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