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Critique du film : Parasitic, par Nicolas L.

Avis critique rédigé par Nicolas L. le jeudi 16 mai 2013 à 00h22

Shushi moisi from Outer Space

Imaginez un nightclub où le boss, faisant fi des règles de sécurité les plus élémentaires, oblige son manager, qui détient l’unique clé, à verrouiller l’établissement de l’intérieur. Un règlement interne absolument idiot dont la stricte application va avoir des répercutions dramatiques quand une horrible créature extra-extraterrestre se glisse parmi, ou plutôt au sein (au sens propre comme au figuré), des employés...

Tout débute par une collision entre un météorite et un satellite en orbite autour de la Terre. Des fragments dudit acte stellaire s’abiment au large de la côte floridienne. Et c’est dans ces eaux qu’est péché un poisson à l’œil encore moins brillant que ceux d’Ordralfabétix. Plus tard, ce poisson atterrit sous le couteau d’un traiteur souffrant surement d’une très forte myopie non corrigée (le poisson a vraiment une sale gueule et est recouvert d’une étrange moisissure gluante). Transformé en sushi bien pourri, le poisson est alors livré dans le nightclub cité plus haut pour finir dans l’estomac de Val, la manager. Berk ! La jeune femme a dû faire un paquet d’extras cette nuit et se retrouver affamée, pour engloutir un truc aussi dégoutant sans rechigner.

Rapidement (enfin, pas assez à mon goût), Val est sujette à de terribles maux d’estomacs, qui déclenchent quelques moqueries de la part de ses collègues du style «Ah! Ah! You drunk? Titubant sous la douleur, la jeune femme se rend dans les toilettes, dégueule dans l’évier des gerbes de slime brunâtre pour finir accroupie devant la cuvette des chiottes. Elle est vraiment mal en point, on craint pour sa vie… quand elle est prise par l’envie soudaine d’enlever son soutif (aurait-elle du mal à respirer?), libérant ainsi une impressionnante paire de loches. Un spectacle réjouissant (du moins pour l’amateur que je suis) qui se voit légèrement dégradé quand la belle se transforme en une sorte de zombie vorace et tentaculaire. Dans le même temps, réunis dans la grande salle, barman, DJ et danseuses attendent comme des cons le retour de Val qui, souvenez-vous, détient le sésame qui peut leur faire quitter les lieux. «I want to go home!» rabâchent-ils tous inlassablement. Mais personne ne se bouge le cul pour voir ce qu’il advient de Val. Ils préfèrent jouer aux cartes, se descendre des whiskies et certains en profitent même pour s’isoler et tirer un coup. Jusqu’à ce que, enfin, perdant patience, l’une des filles se dirige vers les toilettes...

Lors de la rencontre qui suit, entre Val et sa collègue Amanda, nous allons apprendre que non seulement Val s’est transformée en un monstrueux pantin manipulé par un répugnant organisme parasite mais que, de plus, elle peut contaminer les êtres humains en usant de l’appendice turgescent sortant de sa poitrine. Un tentacule à la symbolique phallique sans équivoque que la créature utilise également pour empaler le corps de ses victimes. Comme ça. Sans raison. L’alien aime empaler, c’est bien connu. Commence alors une série de contaminations - Val traquant tous les employés qui ont la mauvaise idée de s’isoler du groupe - avant que quelques survivants ne se mobilisent pour tenter de neutraliser la bête.

C’est un fait. Dés les premières apparitions de la créature, l’on est fixé sur la finalité de l’œuvre. C’est très simple: Parasitic sera con et ennuyeux ou ne sera pas! Car le film de Tim Timothy R. Martin ne présente pas que le détail de la clé comme élément débile. On découvre également que l’établissement, bien qu’il donne l’apparence d’un club de strip tout à fait quelconque, possède encore plus de pièces qu’un château écossais, avec des murs apparemment très épais puisque personne n’entend les hurlements des victimes qui subissent les unes après les autres les attaques de Val et ses disciples. On est également étonné de voir que la créature parvient à passer de l’étage (ou se situent les toilettes) au sous-sol sans passer par la salle principale, alors que la configuration des lieux nous laisse à penser que c’est impossible.

Tous les personnages sont des crétins absolus. Non seulement, dans un premier temps, ils ne s’inquiètent pas de la disparition des leurs amis mais, une fois découverte l’horrible vérité, personne n’essaie de contacter l’extérieur. En dénichant un smartphone, par exemple (il y a du réseau, comme le prouve, à la fin du film, la tentative d’appel d’une connaissance se situant à l’extérieur) ou en déclenchant une alarme incendie, tambourinant sur la porte, etc. Les moyens sont nombreux. Non, de vrais veaux rendus à l’abattoir. Il en a même une qui, au lieu de prendre ses jambes à son cou, reste scotchée (comme un lapin pris dans les phares d’une voiture) pendant près d’une minute devant la créature qui gesticule devant elle en faisant «graouu! graouu!». Et que dire du serveur, qui découvre une étrange matière visqueuse répandue sur le sol et qui, pour déterminer la nature de ce truc dégueulasse, le porte à sa bouche. C’est tellement lamentable que je n’ai même pas ri de la stupidité de l’acte.

Plus haut, je disais aussi que Parasitic est un film chiant. Oui, absolument. En fait, cela aurait faire un satisfaisant court-métrage de 15 à 20 minutes, même si le thème de l’humain sous le contrôle d’un parasite est loin d’être nouveau (Hidden, Les maîtres du monde, Frissons, le Parasite de Charles Band, la série Dark Skies, etc) et a souvent été bien mieux traité. Malheureusement, Martin a voulu tirer d’un scénario creux et stupide un long métrage et l’a meublé d’interminables (en fait, surtout minables) passages dialogués, vides de contenu, délivrés par des comédiens anesthésiés au talent discutable et filmés paresseusement. Des passages extrêmement éprouvants pour les nerfs. Ou soporifiques. C’est suivant.

Alors, qu’y a-t’il sauver dans ce Parasitic? Mis à part que le film est riche en babes peu farouches et en ce que les américains désignent communément sous le label B&A (Boobs & Ass), autrement dit «gros nichons et fesses» (la plantureuse Bianca Holland passe d’ailleurs presque tout le film en topless), on peut également signaler des effets spéciaux classiques (très peu d’images CGI) assez bien réalisés (même si l’absence de gore est fortement préjudiciable). Un constat peu étonnant quand l’on sait que Tim Martin est un grand spécialiste dans le domaine. L’homme a œuvré sur des gros budgets comme le remake de The Thing, Aliens Versus Predator ou les X-Men. Il faut d’ailleurs signaler que la créature finale, qui évoque les monstres des séries B des années 80, est notamment bien foutue et assez dégoutante. Dommage qu’elle apparaisse trop tard à l’écran pour sauver le métrage.

La conclusion de à propos du Film : Parasitic

Nicolas L.
20

En passant à la réalisation, le spécialiste en effets spéciaux Timothy R. Martin nous propose un film d’horreur-fiction bien nul. En effet, les quelques FX traditionnels, assez réussis, et la présence au casting de babes peu frileuses ne suffissent pas à compenser avantageusement un scénario stupide, une réalisation médiocre et un jeu d’acteur extrêmement poussif. Il est même difficile de visionner l’œuvre jusqu’à son terme sans user de la commande avance rapide de son lecteur DVD. Restent les nichons de Bianca.

Que faut-il en retenir ?

  • L’aspect B&A
  • Des FX traditionnels plutôt corrects

Que faut-il oublier ?

  • Un scénario et des dialogues stupides
  • Une réalisation paresseuse
  • Un jeu d’acteur lamentable
  • Des passages vraiment chiants

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