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Critique du jeu de société : Fantômes contre fantômes [2012], par Amaury L.

Avis critique rédigé par Amaury L. le samedi 26 mai 2012 à 12h56

Des fantômes bluffeurs…

Dans une pièce cachée du château, un terrible affrontement s’annonce. Deux bandes de fantômes - garnements se livrent une petite guerre territoriale avec l’objectif de devenir maître des lieux.

Un matériel non fantomatique.

Asmodée propose une boîte de proportion modeste avec un contenu satisfaisant. On découvre seize figurines Fantôme correctement modelées (huit bleues et huit rouges) et un plateau de jeu (un tablier de 6 x 6 cases), un léger reproche concerne ce dernier avec une lisibilité moyenne.

Avec sa couverture amusante, Fantômes contre fantômes se pare d’atouts séduisants qui invitent à se réunir autour.

 

Des règles squelettiques.

L’atout incontestable de Fantômes contre fantômes se trouve dans la légèreté de ses règles, elles tiennent aisément sur une simple page, donc pas de risques d’incompréhension.

Il existe trois façons distinctes de remporter la partie, capturer les quatre fantômes bleus adverses, se faire « manger » ses quatre fantômes rouges, ou atteindre une case Sortie ennemie avec un fantôme bleu.

Chaque joueur reçoit huit fantômes (quatre bleus, quatre rouges) et les dispose selon son désir sur les cases adéquates (les quatre cases centrales des deux premières lignes). Une fiche de couleur (bleue ou rouge) située dans le dos du fantôme indique s'il s'agit d'un bon (bleu) ou d'un mauvais (rouge) fantôme. Évidemment cette information est dissimulée au regard de son adversaire. Le premier débute en déplaçant un fantôme orthogonalement (en avant, en arrière, sur les côtés, pas en diagonale) d’une case uniquement. Le second joueur fait de même et ainsi de suite. Quand un fantôme arrive sur une case occupée par un fantôme adverse, il le capture.

Tant qu'une condition de victoire n'est pas obtenue, le jeu se poursuit. Le match nul est impossible.

Le fantôme de Alex Randolph règne encore sur le monde du jeu...

Fantômes contre fantômes n'est pas réellement une nouveauté. En effet, les premières traces éditoriales de ce jeu remontent en 1980. Il existe même une première édition française sous le nom de Fantômes qui date de 1984 chez Schmidt.


Ce classique de Alex Randolph garde une qualité rare qui traverse les décennies sans souffrir aucunement de son âge de plus en plus vénérable, un contre un accessible et novateur. Toujours aussi charmant et actuel, les parties restent un exemple de simplicité mécanique couplée à des objectifs variés et intelligents. En ce sens, Fantômes contre fantômes demeure une perle ludique indispensable. Malgré la faible durée des parties, moins de dix minutes le plus souvent, la tactique et le bluff s'imposent comme des atouts redoutables.

Avec le placement libre de ses pièces, les joueurs s'autorisent des essais tactiques intéressants. On lance ses forces principalement sur un côté afin de libérer un passage jusqu'à la case Sortie pour un fantôme bleu. On bourre au centre en tentant de « manger » un maximum de pièces adverses pour conserver un avantage numérique. On envoie au casse-pipe ses fantômes rouges pour mettre la pression. Tout demeure envisageable et on s'étonne, même après de nombreuses confrontations, d'autant de richesses pour un jeu si simple à appréhender et à maîtriser. Un véritable tour de force et la signature d'un talent incontestable.

Comme si cela était insuffisant, Alex Randolph ajoute une dose importante de bluff, grâce à l'élargissement pertinent des possibilités de victoire. En effet, si un joueur a capturé trois fantômes rouges adverses, toute prise future s'accompagne d'un risque conséquent de défaite immédiate (quatre fantômes rouges « mangés » et c'est perdu), d'où une retenue. C'est le moment adéquat pour le rival de proposer des dilemmes cornéliens comme présenter un fantôme rouge proche d'une case Sortie. Comme on ne connaît pas la couleur des fantômes ennemis, le joueur s'interroge, « si je le prends et que c'est un fantôme rouge, c'est perdu mais si je ne le mange pas et que c'est un fantôme bleu, c'est aussi perdu ». A tout instant du jeu, le bluff se révèle une proposition efficace pour déstabiliser son concurrent et les joueurs adhèrent.

Fantômes contre fantômes propose un jeu intergénérationnel où tout le monde s'affronte avec une équité de chances pour l'emporter, un atout indéniable pour un jeu tactique et de bluff. Un fantôme à posséder absolument !

 

La conclusion de à propos du Jeu de société : Fantômes contre fantômes [2012]

Amaury L.
90

Fantômes contre fantômes demeure une merveille dans les jeux d'affrontement accessibles dans la catégorie un contre un. Il regroupe toutes les qualités d'un jeu d'exception, mécanismes intelligents, multiplicité des objectifs, renouvellement des parties, rythme jamais faiblissant, envie fréquente de rejouer et tout cela en moins de dix minutes. Merci pour ce bijou, Sir Alex Randolph.

Que faut-il en retenir ?

  • Multiples tactiques.
  • Renouvellement important.
  • Parties dynamiques.
  • Du vrai bluff.
  • Intergénérationnel.

Que faut-il oublier ?

  • Plateau moyennement lisible.

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