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Critique du téléfilm : Transmorphers 2 [2011], par Nicolas L.

Avis critique rédigé par Nicolas L. le mercredi 22 juin 2011 à 23h51

Prends-toi ça, sale robot !

Lorsqu’une pétasse en décapotable («n’oubliez pas de mettre la capote, madame!») meure dans des conditions mystérieuse - mort causée ni par une balle ni par un stylo bille (ce n’est pas moi qui le dit mais le médecin légiste) - l’agent de police Hadley Ryan (le préretraité Bruce Boxleitner) se retrouve avec une sacrée énigme à résoudre. Le seul suspect est en effet un téléphone mobile, ce qui, avouons-le, fait un peu désordre. Heureusement, tout va devenir plus clair quand une parabole de télévision cesse sa fonction première et se transforme en un terrible robot tueur. La vérité apparaît alors en plein jour: la Terre est envahie par des drones militaires animés par une technologie extra-terrestre, la même qui sert à faire marcher les grille-pains et les juke-box. Oui, vous ne le saviez peut-être pas, mais tout le modernisme qui nous entoure est dû à la technologie alien récupérée sur le site de Roswell. Dingue, non?

Mais bon, un jour, les ingénieurs ont été trop loin – à trop jouer avec le feu, on finit par se brûler les doigts, dit le dicton - et cette intelligence mécanique s’est soudainement rappelée qu’elle avait des potes dans la galaxie. Comme E.T., elle décide alors de téléphoner maison, non pas pour se faire la belle, mais pour rameuter ses copains de fer blanc car la Terre est riche en eau (oui, les aliens méchas aiment l’eau). Et voilà que quelques héros triés sur le volet (ou plutôt récupérés dans les fonds de tiroir de la production) se retrouvent avec une sacrée responsabilité: détruire les mechas avant qu’ils n’arrivent à envoyer un  message à travers l’espace.

- Mais qu’est-ce qu’il dit?» demande le flic sexagénaire, regardant d’un air ahuri un mecha lancé dans un incompréhensible diatribe.
- J’en sais rien, je ne parle pas le robot!» répond le vétéran fraîchement rentré d’Irak avec tout plein de problèmes dans sa tête et un flingue dans sa valise de réparateur télé.
- Il doit chercher à communiquer.» dit la scientifique interprétée par une Jennifer Rubin un peu fanée qui se rappelle sûrement que, il y a bien longtemps, elle fut une androïde plutôt bien roulée (Planète Hurlante) - elle en connaît donc un rayon en robots...
Edifiant, n’est-ce pas ? Autre morceau choisi, quand les héros entrent contact avec des membres de la résistance humaine :
- Les ruskofs ont capturé un robot et ont réussi à le faire parler.
- Comment ?
- Ils l'ont torturé.
- Mais comment on peut torturer un robot ?
- En insultant sa carte mère. J’en sais rien, moi !

Vous avez ci-dessus deux petits échantillons des propos tenus dans Transmorphers 2. Ils se révèlent hautement instructif sur la qualité d’écriture de l’œuvre de Scott Wheeler. Et dites-vous bien que tout le film affiche ce niveau! C’est bien simple, cet aspect idiot est si poussé qu’il est finalement difficile de se prononcer sur les véritables motivations du réalisateur. Est-ce l’oeuvre stupide d’un fumiste incompétent ou la blague d’un petit plaisantin ayant choisi la voie de la déconne? Personnellement, j’opterai pour : « un peu des deux, m’sieur !»

Pour ce qui est de l’intrigue (le mot me parait peu approprié dans le cadre de ce film mais, désolé, je n’en ai pas trouvé d’autre), il faut savoir que Transmorphers 2 ne se pose pas comme la suite de Robot War, mais comme une préquelle. Rappelez-vous (ou pas), dans le premier volet, Leigh Scott nous plongeait directement au coeur de «l’action», avec la vision d’un monde post-apo en mousse où quelques survivants de la race humaine luttaient contre l’omnipotence de robots belliqueux. Ici, Scott Wheeler (tels les trains, un Scott peut donc en cacher un autre) nous propose de découvrir les circonstances qui ont conduit à cette dramatique situation. Donc, en fait, le studio Asylum suit la démarche inverse de Michael Bay avec ses blockbusters Transformers, dont les volets suivent un déroulé chronologique. Là est toute la différence. Non, ce n’est pas vrai, je déconne.

Les différences, elles sont aussi nombreuses que des puces sur un chien errant. Force est d’avouer que même si la licence Transformers ne brille guère par ses qualités intrinsèques, elle reste efficace dans le domaine du pur actionner débilos, avec notamment une grande quantité d’effets spéciaux et de déchaînements pyrotechniques. Ici, c’est tout pareil sauf que les fameux effets spéciaux semblent réalisés sur de vieux Amiga manipulés par des gamins de douze ans. D’ailleurs, dés l’entame, l’on est fixé sur la qualité de la marchandise. Une femme conduit tout en téléphonant (la vilaine!). Soudain, le téléphone mobile se transforme en une sorte d’araignée qui lui saute au visage. Impressionnant? Peut-être, si l’on n’avait pas la furieuse impression que c’est la comédienne qui colle elle-même ce machin en plastique contre sa figure. Là, pour le coup, c’est plutôt le rire qui est au rendez-vous.

Les Transformers - euh, pardon, les Transmorphers -  adoptent, bien évidemment, un creature design fortement inspiré par le look de la célèbre marque de jouets. En fait, leur modélisation ne présente rien de honteux, surtout pour une production Asylum, qui nous a fait subir bien pire. C’est plutôt leur incrustation qui est perfectible, ainsi que leur animation (hyper saccadée, heureusement qu’il s’agit de robots). Qu’ils évoluent sur terre ou dans les airs, l’on a toujours l’impression qu’ils ne touchent pas le sol. Plus difficile à avaler, les explosions numériques hyper pixellisées et calibrées à la louche, comme lorsque la voiture transportant les héros est pulvérisée dans un magma si impressionnant que j’ai cru, un moment, le film terminé. Le plan suivant, si la voiture a bien été détruite, on a la surprise de voir ses trois occupants allongés sur la route, portant juste quelques brûlures et ecchymoses.

Devant la caméra, les comédiens font peine à voir tant il essaient en vain de donner du volume à des personnages construit à la pelle à tarte. On retrouve dans le rôle principal (celui d’un soldat vétéran reconverti en électricien), Shane van Dyke, un habitué des productions Asylum. L’acteur est aussi fade qu’un carré de tofu, comme d’habitude. Le cinéphage ne sera donc pas surpris. Comme ce comédien manque de notoriété, le studio s’est senti obligé d’engager deux anciennes gloires du cinéma de série B. Le moins oublié est certainement l’élégant Bruce Boxleitner. On l’a en effet vu dernièrement à l’affiche dans la séquelle de TRON et plusieurs téléfilms. On n’en ressent qu’encore plus de peine à le voir dans une pareille bouse. Jennifer Rubin, par contre, avait complètement disparu des plateaux depuis le tout début des années 2000. Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’elle ne s’est pas bonifiée avec le temps.

La conclusion de à propos du Téléfilm : Transmorphers 2 [2011]

Nicolas L.
20

Transmorphers a repoussé en son temps les barrières de la débilité. Cette préquelle va encore loin dans le registre du néant artistique mais, hélas, se révèle nettement moins amusante. Ici, pas d’univers post-apo de pacotille mais un décor réaliste sans aucun intérêt dans lequel se balade quelques mechas mal animés. Heureusement, les dialogues, parfois désopilants, arrivent à divertir le spectateur indulgent.

Que faut-il en retenir ?

  • Quelques dialogues débiles, donc drôles

Que faut-il oublier ?

  • Un scénario ridicule
  • Une réalisation fade
  • Des FX médiocres
  • Plus navet que nanar

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