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Critique du film : Derrière les murs [2011], par Richard B.

Avis critique rédigé par Richard B. le lundi 13 juin 2011 à 10h08

Les fantômes hantent-ils nos villages ?

Laetitia Casta dans un film fantastique français ? Beaucoup pourraient sourire à cette idée. Je me situais moi-même dans cette catégorie. Cependant, comme le dit si bien le proverbe, il ne faut jamais vendre la peau de l'ours avant de l’avoir tué…

En 1922, une jeune romancière, du nom de Suzanne,  décide de s’isoler dans une grande demeure située dans un petit village d’Auvergne. L’accueil des citadins est des plus froids, hormis peut-être le Maire qui aimerait bien se rapprocher de la nouvelle arrivante. Suzanne, après avoir fini de s'installer, va, malgré son désir d'isolement, décider de prendre sous son aile une petite fille illettrée du village. Le jour, elle lui donne des cours de lecture et d’écriture puis, le soir, elle s’essaie à l’écriture de son nouveau roman. La romancière va alors être témoin d’évènements étranges se situant autour de son nouveau lieu d’habitation, et quelques secrets seraient susceptibles de bien vite devenir de puissants cauchemars…

Après quelques courts-métrages Julien Lacombe et Pascal Sid décident de sauter le pas pour signer leur premier film. On apprendra d'ailleurs des principaux concernés que le projet fut très loin de s'être fait en un jour. Avant d'arriver en salle, "Derrière les murs" a connu son lot de mésaventures. Il faut dire que le cinéma fantastique français n'est plus très populaire auprès du public, des producteurs et distributeurs de notre beau pays (encore plus quand il s'agit d'un premier film). Mais cela n'a pas arrêté nos deux réalisateurs qui n'ont, de plus, pas choisi de se simplifier la tâche en réalisant le premier film français « live » en relief. Attention, il ne s'agit pas ici de la conversion insipide que l'on retrouve dans des films comme le « Choc des titans » ou encore dans « Le dernier maître de l'air », mais bel et bien d'un vrai procédé de stéréoscopie, bien mieux penser que certains blockbusters tels que le récent quatrième volet des "Pirates des Caraïbes". Il ne faut pas non plus en déduire que Julien Lacombe et Pascal Sid ont signé un film de foire, mais plutôt un long métrage qui utilise l'espace et la profondeur de champ. Ainsi quand le personnage de Suzanne est dans une pièce, on a la sensation d’être à ses cotés ; quand il y a une fenêtre, on a l'impression que l'on peut regarder à travers, et quand l’héroïne se ballade dans les bois ou les champs, on a un effet de profondeur incroyable, tel que l'on pourrait croire que l'on rentre dans l'écran et que nous pourrions, nous aussi, nous promener dans les lieux. Volontairement, Julien Lacombe et Pascal Sid, afin d'y glisser une atmosphère angoissante, évitent de trop jouer à la caméra qui tremble ou de dynamiser les scènes, et composent leur cadre plutôt comme des sortes de tableaux. Il y a bien des mouvements de caméra, mais ces derniers sont exécutés tout en finesse. En plus de créer une véritable ambiance, cela permet aussi à nos yeux de ne pas trop souffrir de la 3D et de profiter pleinement de celle-ci.

Derrière les murs

Même si « Derrière les murs » souffre peut-être d'un manque d'originalité  - on peut aisément y trouver des ressemblances avec quelques productions espagnoles et américaines (comme "Les autres") -, le film possède cependant une patte  française et un style personnel. Faire se dérouler l'action durant la période d'entre-deux-guerres, avec des décors et des costumes magnifiques, et placer l’intrigue dans des petits villages bien de chez nous permet à "Derrière les murs" de marquer sa différence. À vrai dire, « Derrière les murs » aurait pu être dans son genre presque parfait si le scénario se concluait avec plus de subtilité. Non pas que l’issue de l'histoire soit une mauvaise idée, mais elle est trop précipitée, multipliant trop de situations (pour certaines non essentielles), ce qui a pour conséquence d'alourdir le tout et casser une crédibilité jusqu'ici présente.

Côté casting, on peut dire que Laetitia Casta crée la surprise. Certes l'actrice était déjà très convaincante en Brigitte Bardo dans Gainsbourg - vie héroïque, mais on imaginait assez mal celle-ci dans ce type de rôles. Et bien, non seulement elle est éblouissante, mais de plus elle accomplit ici sa meilleure performance, et contribue même grandement à la réussite de « Derrière les murs ». Laetitia Casta prouve définitivement qu'elle n'est pas qu'un joli corps, mais aussi une grande actrice. À côté d'elle le casting paraît du coup un peu fade, mais jamais mauvais. Certes, on pourra reprocher aux jeunes actrices jouant les « apparitions » de faire un peu trop dans le caricatural japonais (tête baissée, long cheveux), mais dans l'ensemble rien qui vienne vraiment à nuire la crédibilité et à l'ambiance du film.

La conclusion de à propos du Film : Derrière les murs [2011]

Richard B.
65

« Derrière les murs » est portée par une ambiance, un relief, et une Laetitia Casta, magistraux. Si le film se perd un peu dans sa conclusion, Julien Lacombe et Pascal Sid signent là un premier film plutôt réussi, et très prometteur pour leurs futures productions. Jamais la campagne française ne vous aura paru à la fois si mystérieuse et proche de vous !

Que faut-il en retenir ?

  • L'ambiance du film,
  • Laetitia Casta,
  • Le relief.

Que faut-il oublier ?

  • La conclusion,
  • Un fillm qui fait parfois penser à d'autres.

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