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Critique du film d'animation : Gnomeo et Juliet [2011], par Richard B.

Avis critique rédigé par Richard B. le samedi 12 février 2011 à 21h26

Des nains de jardins se la jouent Shakespeare

Il n'est guère aisé de se faire une place dans le monde de l'animation et particulièrement dans celui des films en images de synthèse. La technique s’étant bien développée, les productions - les grosses comme les plus modestes - sont depuis devenues (trop ?) nombreuses. Par conséquent, au fil des ans, on devient forcément plus exigeant, sur le rendu, mais aussi et surtout, sur la nature de l’histoire qui nous est proposée.

Concernant Gnomeo et Juliette, sachez, pour commencer, que les nains de jardin ont une vie secrète! Lorsque nous, les humains, avons le dos tourné, ces derniers n’hésitent pas à comploter et se livrer à des guérillas. Plus précisément, cette histoire nous invite à suivre deux résidences voisines, à la superficie de jardin identique ; d’un côté les Montague et de l’autre les Capulet. La mésentente entre les deux familles à base de terre-cuite est ancestrale, et rien ne semble laisser entendre qu’un jour cela pourrait s’arranger. Pourtant, le regard de Gnoméo va finir par croiser celui de Juliette, la princesse des Capulet. Dès cet instant va naitre un amour impossible entre les deux tourtereaux.

Si adapter « Roméo et Juliette » de William Shakespeare en mode « romance pour nains de jardin » semble être une idée assez saugrenue, dans une certaine mesure, le fait que Kelly Asbury (réalisateur du plutôt sympathique Shrek 2) soit aux commandes avait de quoi  rassurer et laissait appréhender quelque chose au résultat correct. C’est le cas, du moins d’un point de vue strictement technique, avec un résultat visuel honorable au regard d’un budget bien moins important ceux des productions Pixar et Dreamwork ( c’est quand même Touchstone Pictures, filiale de Disney, qui s’occupe de la distribution). Le rendu des textures et les matières sont plutôt réussis et l’on n’en vient jamais à être choqué par une animation ou une gestion de la lumière, même si, au demeurant, un nain de jardin est loin d’être un objet particulièrement séduisant ou attachant, comme le serait par exemple un jouet. D'ailleurs, les quelques moments dans lesquels on en vient à nous intéresser à l’histoire se situent le plus souvent lorsqu’intervient le flamant rose en plastique ou Nanette la grenouille.

Gnomeo et Juliette image

Le premier des problèmes de « Gnomeo et Juliette » se situe pat cet aspect opportuniste à vouloir reprendre la formule « Toy Story », pour l’appliquer à l’œuvre de William Shakespeare, et cela sans pour autant arriver à en atteindre la qualité d’écriture des deux concernés – qui, de plus, n’ont  de toute façon rien en commun. Il n’y a donc dans « Gnomeo et Juliette »  aucune subtilité, surprise, ou idée de double lecture qui ainsi pourrait conquérir à la fois le cœur des enfants et celui des adultes. Il y a donc de grandes chances que passé l’âge de dix ans les spectateurs s’ennuient, ou du moins restent indifférent lors de la découverte du récit. Pour ce qui est des plus jeunes, ils seront peut-être conquis par les couleurs vives des jardins et personnages (cependant, la vision avec les lunettes 3D -  inutiles - noircit beaucoup l’image), par la course poursuite de tondeuse à  gazon façon Fast and furious, ou encore la morale de l’histoire – avec un dénouement beaucoup plus joyeux que chez Shakespeare.

L’autre problème, presque agaçant, est qu’à trop jouer du nom d’Elton John (ici producteur via sa société Rocket pictures), on finit se croire devant à un film de campagne marketing pour attirer la nouvelle génération de culotte courte à acheter ses chansons. Le film n’hésite pas ainsi à utiliser le catalogue musical de la star, mais aussi à placer sa tête ou des allusions à son look sur tout le long du métrage.

La conclusion de à propos du Film d'animation : Gnomeo et Juliet [2011]

Richard B.
35

Gnomeo et Juliette un est film d’animation destiné assurément aux plus jeunes, même si, à ce moment, l’on peut se demander si ces derniers ne resteront pas hermétiques à ces personnages de terre-cuite. L’aspect technique est néanmoins soigné, même si, pour ne pas changer, le rendu colorimétrique sera certainement plus convainquant sur la version 2D que la 3D, d’autant que cette dernière est loin d’être indispensable.

Que faut-il en retenir ?

  • Un aspect technique correct.

Que faut-il oublier ?

  • Des personnages peu attachants,
  • Des dialogues ternes,
  • Une histoire aucunement originale,
  • Une 3D inutile.

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