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Critique du film : Werewolf in a Women's Prison [2007], par Nicolas L.

Avis critique rédigé par Nicolas L. le lundi 25 octobre 2010 à 19h23

Peluche à LEDs et plans nichons

En voyage a Canpuna, une petite république d'Amérique Centrale, Sarah et son amoureux ont décidé de passer quelques jours en pleine nature. La nuit tombée, le couple est agressé par un loup-garou un peu myope (ou qui les mate à travers le cul d'un verre à moutarde). Tombée dans les griffes de la créature, le petit-ami de Sarah est égorgé avant qu'elle n'arrive à éliminer le monstre avec sa bouteille de vodka. Evidemment, personne ne croit à son histoire et, reconnue coupable d'homicide, la jeune américaine est téléportée sans procès dans une prison pour femmes où les geôliers ne démontrent que peu de respect envers les droits de l'homme (vous me direz, cela tombe bien; ce sont des femmes) et électrocutent les chieurs avec des téléphones piégés. C'est alors qu'entre deux séances de "supplices" et de papouilles saphiques Sarah va sentir quelque chose changer en elle... Non, ce n'est pas sale. Enfin, si, un peu, quand même...

Vous l'avez surement compris, avec Werewolf in a Women's Prison, le cinéaste Jeff Leroy a décidé de concilier deux genres fréquemment exploités dans le cinéma bis: le WIP (Women in Prison) et le film de loup-garou. Réalisateur de nanars à la longue filmographie, Jeff Leroy récupère donc les éléments propres à ces deux thèmes, s'inspire du Loup-garou de Londres, et construit, avec des moyens très limités, une comédie horrifique agrémentée de passages érotiques. Le film se veut fun, potache et coquin et on évolue donc très loin du dégueulasse WIP moderne, tendance torture porn, avec ses sévices sexuels et ses terribles humiliations. Non, Jeff Leroy est un romantique et ici, les détenues, hormis le fait qu'elles se trouvent plus souvent derrière des rideaux que des barreaux (étrange, n'est-ce pas?), voient leurs brimades se résumer à quelques prises en levrette et une répétition de tripotages de nichons. Privées de confort, en échange de quelques gâteries, les prisonnières reçoivent de leurs gardiens males goguenards paquets de cigarettes et autres bouteilles de tequila. Pas de quoi fouetter un chat. Pendant ce temps, dans leur bureau, le boss et son adjointe dominatrice se divertissent dans des séances S.M. Bref, on a l'impression de faire un petit saut dans les années 70, avec des comédiennes à la plastique "Russ Meyer" et un érotisme très léger (plus Jack Hill que Jesus Franco).

L'arrivée de Sarah (qui, après s'être évanoui sur les lieux du drame, se réveille carrément en prison, la tête de la taulière entre les cuisses) va changer un peu les choses. Car, lors de la fameuse nuit, Sarah a été mordue par cette monstrueuse peluche aux yeux rouges. Et comme lui explique son boyfriend devenu revenant (il lui rend régulièrement visite dans sa cellule, à chaque fois un peu plus recouvert de garniture de pizza champignon-fromage), elle est dorénavant une lycanthrope. Désormais, quand la lune est pleine et qu'elle est soumise à une forte émotion (provoquée par la colère lors de l'incontournable girlfight dans la cour ou l'excitation devant une séance d'ébats lesbien), elle se transforme elle aussi en une grosse peluche et massacre tout ce qui lui tombe sous la main dans des effets Grand Guignol approximatifs mais bien rigolos. Ainsi, on assiste à une amusante illustration cinématographique de la blague "Quel est le point commun entre un homme et avion? Pour les deux, c'est la queue qui dirige " quand, décapité par Sarah, l'un des gardiens continue de besogner une détenue entravée à une barre de strip (si, si, dans cette prison, il y a une barre de strip, le plateau doit être un club privé maquillé en taule). Sur la fin, le script lorgne du coté de King Kong: Sarah se libère de ses liens sous les beaux yeux de sa copine pour ensuite déchiqueter le public présent dans la salle. Si, si, c'est toujours le même film et cela se passe toujours dans la prison, Jeff Leroy ne s'arrête pas à quelques détails pour parvenir à ses fins.

Dans le domaine du gore, Jeff Leroy ne se montre pas avare en hectolitres de sang, surtout quand les abondantes projections atterrissent sur les attributs mammaires de détenues callipyges à demi-dénudées. Il n'hésite pas non plus à ordonner aux accessoiristes de balancer devant l'œil de la caméra moult prothèses de latex ensanglantées et paquets de viande hachée sensées représenter les membres et les entrailles des victimes de Sarah. En vieux briscard sans le sou, pour masquer un tant soit peu la perfectibilité des effets spéciaux, le cinéaste a opté pour des expositions craspec post-mortem (quand cela ne bouge pas, c'est plus facile: un peu de papier-cul mélangé à de la pate à pain et imbibé de rouge et, hop, on a des restes humains!) et il cadre très serré les séquences d'agression (égorgements, arrachages de membres) et les quelques plans de transformations traditionnelles. Une méthode vieille comme le cinéma Z qui se montre ici plus ou moins efficace, car dépendant du nombre de faux raccords, qui sont parfois très nombreux. Par contre, par son surréalisme, un plan marque ma mémoire et, pour tenter de me libérer de cette vision obsédante, il me faut vous la confesser. Saisie par la louve-garou, une détenue allongée au sol est tirée par les pieds hors de sa cellule, mais elle finit à cheval sur l'un des barreaux. Cela n'arrête pas cette cruelle créature, qui continue de tirer, malgré les hurlements de douleur de la pauvre prisonnière. Vous imaginez la suite? Horrible, n'est-ce pas? Oui, abominable, sauf que la fille est à ce moment là remplacée par... une vulgaire poupée gonflable remplie de bidoche!

A coté de cela, Jeff Leroy, qui n'a peur de rien, ose nous montrer la créature dans sa globalité, à travers de nombreux plans larges. Et quand je dis "ose", je pèse ce mot, tant est grotesque la vision de ce figurant dissimulé sous une panoplie de latex aussi large que haute, recouverte d'un poil éparse mal collé et surmontée d'une tête mécanique achetée dans un magasin de farces et attrapes (pour toute expression, elle ne peut bouger que sa mâchoire de haut en bas et ses yeux sont représentés par deux loupiotes rouges ressemblant aux feux de position d'une voiture).  Cependant, aussi incroyable que cela puisse paraitre, il y a encore pire que tout ce que je viens de vous décrire. Jeff Leroy vainc en effet l'Everest du "nanardesque" lors de l'usage d'effets numériques d'autant plus moches et mal foutus qu'il tente de les mêler aux effets traditionnels alors que rien, mais absolument rien, n'est raccord. WiaWP ou quand la nullité se fait art...

  

La conclusion de à propos du Film : Werewolf in a Women's Prison [2007]

Nicolas L.
35

Bon, Werewolf of a Women’s Prison est une série Z mal foutue et dotée d’un scénario totalement stupide. Cependant, malgré des effets spéciaux calamiteux et une réalisation vide qui se contente de proposer le plus de plans nichons possible, il se dégage de ce métrage une atmosphère fun qui fait que le travail de Jeff Leroy finit par apparaitre sympathique. Bref, Werewolf of a Women’s Prison est un nanar. Un pur, un vrai… Pour les connaisseurs.

Que faut-il en retenir ?

  • Un vrai nanar
  • Une atmosphère fun
  • Quelques gags qui fonctionnent

Que faut-il oublier ?

  • Un scénario débile
  • Des FX ratés
  • Une réalisation besogneuse
  • Beaucoup de nichons, peu de talent

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