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Critique du film : Mords-moi: sans hésitation [2010], par Nicolas L.

Avis critique rédigé par Nicolas L. le jeudi 21 octobre 2010 à 23h00

Comédie de peu de mordant

Qu'il est difficile pour une adolescente de se faire des amis quand l'on débarque dans une nouvelle ville. Becca Crane vit d'autant plus difficilement cette expérience que cet emménagement est également un délicat retour aux sources qui l'oblige à renouer avec un père un peu farfelu. La jolie adolescente de 25 ans ne manque pas aussi de constater que certains de ses camarades de lycée adoptent des comportements étranges. Et elle a surtout remarqué l'énigmatique et séduisant Edward Sullen...

Mords-moi sans hésitation est le nouveau spoof movie d'un tandem de cinéaste composé de Jason Friedberg et Aaron Seltzer. A cette occasion, ces deux olibrius, qui se posent comme les (tristes) héritiers des célébrissimes ZAZ (les frères David et Jerry Zucker, plus Jim Abrahams), continuent de pasticher les succès du box office avec cette parodie de Twilight. S'éloignant donc un peu des anciens us et coutumes du genre spoof movie qui tendent à se moquer d'un genre plus que d'une œuvre spécifique (comme les premiers Scary Movie), les cinéastes poursuivent la même démarche que dans Spartatouille (la parodie de 300) en détournant de manière burlesque le scénario du film de Catherine Hardwicke.

Evidemment, dans ces conditions, force est de dire que dans le domaine référentiel la quantité de blé à moudre est d'autant plus chiche que le film originel ne brille pas par sa richesse conceptuelle (une sorte de bluette avec des vampires remplaçant l'habituelle frange marginale). Ainsi, comme ils l'ont fait pour Spartatouille, afin "d'enrichir" le sujet, les scénaristes ont donc été trouver matière à gags à travers des clins d'œil portant sur des faits d'actualités people, la plupart ciblant un public adolescent. Au final, l'intrigue générale est donc la même que celle de Twilight avec un récit qui introduit avec une régularité aussi métronomique que forcée des gags mettant en scène des caricatures de Lady Gaga, Gossip Girl ou des Black Eyed Peas.

Il est communément dit que faire rire est un art difficile. Jason Friedberg et Aaron Seltzer nous le prouve ici en n'y parvenant presque jamais (même si le film est moins calamiteux que Big Movie et Spartatouille). Le début était pourtant prometteur, principalement grâce au potentiel comique d'un Dietrich Baber absolument désopilant dans le rôle du père de Becca, qui nous offre finalement les meilleurs gags du film. Malheureusement, les dix premières minutes de métrage ne seront qu'une promesse non tenue, le duo de cinéastes ayant un mal fou à enchainer les situations drôles réussies, s'embourbant dans un humour puéril très mal écrit (on aurait même tendance à dire bâclé quand l'on sait que Mords-moi: sans hésitation est leur quatrième film est trois ans). On reprochait aux Wayans d'avoir pourri le genre avec leurs gags vulgaires portant tous au-dessous de la ceinture, ici, les deux réalisateurs nous offre le contre-pied, avec un humour de cour de maternelle qui pourrait faire passer celui de Téléchat pour du Monthy Python.

Bien entendu, quelques situations prêtent à rire (la séquence Alice aux pays des merveilles et l'écureuil en peluche) et quelques "pointes" font sourire (Facebook, le blog de Stephenie Meyer) mais il est indéniable que la plupart des situations comiques ne fonctionnent pas (ou peu). Jason Friedberg et Aaron Seltzer ont même le culot de nous rebalancer l'une de ces grotesques chorégraphies chippendales (un brin homophobes) qui plombaient déjà l'ambiance d'un Spartatouille pas très folichon. On peut être assez surpris, d'ailleurs, du manque d'efficacité des gags de cette parodie, le support originel (ainsi que la plupart des autres dramas adolescents à base de vampires) proposant son lot de personnages neuneus et de situations puériles, donc propices à la caricature.

L'un des gros soucis de Mords-moi: sans hésitation est la présence d'un casting transparent. Les ZAZ avaient Leslie Nielsen, Lloyd Bridges, George Kennedy ou Charlie Sheen, les Wayans Anna Faris et une légion de cameo prestigieux (James Woods, Tim Curry, etc.), Friedberg et Seltzer n'ont... personne méritant cité (hormis Baber, mais cela a déjà été fait plus haut). Et quand l'on sait qu'une grande partie de l'efficacité de la mécanique du rire repose sur la qualité d'interprétation et le profil des interprètes, l'on en déduit qu'il aurait mieux fallu que les réalisateurs emploient des comédiens plus doués dans registre de la comédie, quitte à ce qu'ils ressemblent moins aux personnages de Twilight.

Techniquement, Mords-moi: sans hésitation nage également dans un océan de médiocrité, avec une réalisation bourrée de faux raccords, des prises de vue sans aucune imagination (un champ / contre-champ et l'affaire est pliée!) et des effets spéciaux absolument pourris. Sous prétexte que leur film est une comédie burlesque, les réalisateurs en profitent pour nous infliger la vision d'un véritable travail de fumiste. Le problème est que ce "choix" de réalisation (qui aurait été pertinent dans le cadre d'une comédie bis et fun dans le style Troma) ne colle pas du tout à l'esthétique du métrage, qui se veut être assez fidèle à ses modèles détournés, donc assez chiadée et moderne. Ils auraient dû s'inspirer de Scary Movie 4 qui, faute d'être génial, présente au moins des effets visuels corrects. Mais apparemment, Fiedberg et Seltzer ont décidé de privilégier le nombre au lieu de la qualité. En effet, en y en réfléchissant bien, il est possible que réunis en un seul et purgés de toutes leurs séquences foirées les quatre films du duo pourraient se transformer en un spectacle convenable... et drôle.

 

La conclusion de à propos du Film : Mords-moi: sans hésitation [2010]

Nicolas L.
25

Dans le registre comique, Spartatouille ayant touché le fond, il était difficile pour Friedberg et Seltzer de faire pire avec ce nouveau spoof movie. Au final, ils arrivent même à faire mieux avec un film proposant dix bonnes premières minutes et quelques passages assez drôles. Vampire Suck reste néanmoins une mauvaise comédie, qui n'arrive pas à faire aussi bien que les Scary Movies - des films pourtant bien moyens - et qui se situe à des années lumières de ce que nous ont proposés les ZAZ par le passé. Seuls les plus jeunes, fan de Twilight ou de Vampire Diaries, pourront éventuellement y trouver leur compte.

Que faut-il en retenir ?

  • Une bonne entame
  • Quelques bons gags
  • Dietrich Baber

Que faut-il oublier ?

  • Un scénario mal écrit
  • Réalisation fade
  • Effets spéciaux pourris
  • Un humour qui fonctionne rarement

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