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Critique du film : Black Death [2011], par Richard B.

Avis critique rédigé par Richard B. le mercredi 14 juillet 2010 à 17h16

Au nom de la sainte Église...

Quatrième film de Christopher Smith, Black Death est indéniablement une très bonne surprise. Montrant une constante évolution dans sa filmographie - pourtant déjà entamée de belle manière - le réalisateur de Sevrance laisse tomber toute forme d’humour pour amener le spectateur dans une Angleterre glaciale en proie à une terrible peste. Il y a dans Black Death une sorte de tension permanente, confrontant un jeune moine et ses doutes à des hommes complètement endoctrinés pour leurs causes.

L’action prend place alors que l’épidémie de peste bubonique ravage l’Angleterre. Dans cette période de crainte, un jeune moine, nommé Osmund, fait évacuer une ravissante jeune femme  - dont il s’est épris - afin que celle-ci puisse échapper à la maladie qui ravage les environs. Une fois sa protégée partie, la vie du moine reprend son court, quand bien même si ce dernier ne désirait qu’une chose, retrouver la jeune femme ! Finalement, cette occasion, il va là trouver avec l’arrivée d’un groupe de chevaliers, menés par un certain Ulric, venu pour enquêter sur d’étranges phénomènes se produisant dans un petit village dont justement Osmund en connait plus ou moins la localisation. Il acceptera donc de leur servir de guide, sans révéler ses véritables intentions.

Black Death n’est pas le voyage auquel à première vue on pourrait s’attendre, surtout venu d’un réalisateur comme Christopher Smith (bien que ce dernier ait fait jusqu’à présent preuve d’ecclectisme, tout en restant dans le registre de l’horreur. Alors qu’on anticipait un film burné, avec « éclatages » de cervelles à coup d’épées et de haches, Smith nous prend à contre-pied en nous racontant avant tout un voyage initiatique au cours duquel un jeune moine se trouve à la croisée des chemins, celle qui va définir l’homme qu’il deviendra. Le script de Dario Poloni (Wilderness), derrière cette chasse aux sorcières et aux morts-vivants, se rapproche plus d’un «Au nom de la rose» que d’un film d’action classique moyenâgeux. Construit de manière brillamment intelligente, le script de Dario Poloni nous ballade dans un univers aux multiples aspects,  rempli de faux-semblants, de sorcelleries, de croyances et de doutes, mais aussi dans une Angleterre revenue victorieuse d’une guerre contre la France, d’une manière pas forcément honorable, et croyant voir en l’épidémie une sorte de punition.

La réalisation de Christopher Smith évite le tape-à-l’œil - cela peut-être faute (ou grâce)  à un budget restreint – et opte pour une mise en scène sobre, mais toujours efficace. Même si au premier abord on pourrait trouver la réalisation donc assez classique, pour autant cela n’empêche pas certaines séquences d’être inoubliables. Il faut dire que Smith entretient une ambiance parfaitement en adéquation avec l’atmosphère sombre du récit. Il est bien aidé par une lumière de Sebastian Edschmid très travaillée, amenant une certaine saleté et froideur à l’image. Idéale pour rendre les forêts et le village anglais inquiétants (en fait Allemands, le film ayant été tourné en grande partie là-bas).

Black Death peut aussi se prôner d’une distribution des plus classieuses. D’un côté, il y a l’acteur Eddie Redmayne, vu dans de seconds rôles sur des films tels que «Deux sœurs pour un roi» ou encore «Raisons d’État », qui décroche cette fois-ci le rôle-titre et qui arrive parfaitement à assumer cette fonction. Puis il y a des acteurs plus expérimentés comme l’impeccable Sean Bean, ici assez proche de son personnage de Boromir, ou encore David Warner que nous aimons toujours revoir tant cet acteur est charismatique (même s’il se trouve ici assez transformé).  Enfin, l’actrice hollandaise Carice van Houten, révélée par Verhoeven dans Black Book continue de nous impressionner,  la caméra et son jeu créant une véritable alchimie.

S’il y a bien de si, de là quelques soucis de rythme lors de ses premières séquences, le film, de par la force de son scénario, ses séquences phares, et le jeu des acteurs conquiert facilement le cœur et l’esprit des spectateurs. Un plaisir qui se traduit par une insatiable envie de s’y replonger.

La conclusion de à propos du Film : Black Death [2011]

Richard B.
85

Black Death est le film que l’on n’attendait pas! Projeté durant la 10éme édition du Nifff, le film de Christopher Smith s’est révélé comme LA grande surprise du festival. Bien que le réalisateur de Sevrance et Triangle ait toujours démontré un certain savoir-faire, Black Death est sans aucun doute son film le plus abouti. Une performance réussie grâce à l’aide, il faut le dire, d’une histoire solide et d’acteurs qui le sont tout autant.

Que faut-il en retenir ?

  • Un scénario solide,
  • Une mise en scène sobre et efficace,
  • Un très bon jeu des acteurs,
  • Une ambiance sombre vraiment bien amené.

Que faut-il oublier ?

  • Quelques soucis de rythme à son tout début.

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