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Critique du film : Le secret des sept volcans [2010], par Vincent L.

Avis critique rédigé par Vincent L. le mercredi 2 juin 2010 à 13h53

Une vraie déception...

Dire que l'on attendait Under The Mountain avec une certaine impatience est un euphémisme. Certes, l'histoire du film ne semblait pas transcendante, et ce dernier ne bénéficiait pas à proprement parler d'un casting remarquable (malgré la présence du toujours sympathique Sam Neill), mais il s'agissait là simplement du second long-métrage de Jonathan King, réalisateur ayant frappé un grand coup il y a trois ans avec son premier film, Black Sheep, délire parodico-gore à base de moutons garous et d'humour souvent border-line. On voyait déjà en lui un digne successeur de son compatriote Peter Jackson, et lorsque ce dernier a décidé de se tourner vers le cinéma d'aventures familial, on s'est mis à espérer un vrai film fun dans la lignée des mythiques Goonies. Plus dur en est la chute, au final, car à la vision d'Under the mountain, on se demande ce qui à bien pu se passer dans la tête de Jonathan King pour qu'il en arrive à nous livrer un machin comme ça.

L'essai n'est donc pas transformé, et de réalisateur prometteur, Jonathan King passe à deux doigts d'endosser le titre de vilain tacheron sans talent, à peine sauvé par le doute laissé par la réussite de son précédent film. Si encore le pauvre avait eu des impôts à payer, ou avait dû galérer pour monter son film, mais non : il agit ici comme producteur, scénariste et réalisateur, c'est dire s'il a jouit sur son film d'un véritable contrôle et, très probablement, du final cut. Pourtant, il ne manque au final pas grand chose pour élever le film et le transformer en vrai bon divertissement ; cet ingrédient manquant, c'est l'humour, un paradoxe quand on sait que King à fait mourir de rire des salles entières avec Black Sheep. Mettant de côté son sens comique, il s'attaque à une mise en scène lourde, assez visiblement persuadé de tenir entre ses mains une histoire extraordinaire ; on se demande d'ailleurs pourquoi tant le scénario s'appuie sur tous les habituels clichés du genre !

Under the mountain recycle donc absolument tous les ingrédients des divertissements familiaux mettant en scène des enfants : une vieille prophécie, des élus teenagers, des pouvoirs magiques, un vieux mentor charismatique, des méchants qui ne plaisantent pas trop, une fin du monde programmée et, bien sur, des adultes qui ne pigent rien à ce qui se passe autour d'eux. Le seul semblant d'originalité tient ici en deux choses finalement assez mineures : le fait que le traditionnel héros soit divisé en deux personnages, en l'occurence des jumeaux télépathes roux (des points de détail finalement totalement inutiles, leur télépathie n'étant en effet jamais vraiment expliquée, pas plus que l'importance passée sous silence de cette couleur de cheveux que l'on trouve pourtant chez tous les élus), et les traditionnels ingrédients fantastiques - monstres, magie - qui sont légèrement détournés pour s'intégrer dans une histoire de science-fiction à base d'extra-terrestres.

Mais finalement, avouons que ce n'est de toute façon pas ce travail très léger sur cette histoire sans intérêt qui empêche vraiment le long-métrage de fonctionner. L'un des principaux problèmes se trouve plutôt dans l'incroyable prévisiblité du scénario. Tant sur le fond que sur la forme, celui aligne sans aucun complexe les pires poncifs du genre avec un sérieux confinant presque au ridicule. On voit ainsi les diverses péripéties arriver comme un poids lourd lancé à contresens sur une route de campagne, et l'utilisation des habituelles techniques destinées à freiner l'histoire pour éviter que le film soit terminé en quarante-cinq minutes - notamment le frère qui veut mener sa quête tout seul parce qu'il le vaut bien - agace tant elles sont amenées sans une once de subtilité. Le tout est enrobé d'une morale bien pensante prenant des allures de lapalissades bien désolantes ("à deux, c'est plus facile que tout seul !"), parfois tellement niaise qu'on la croirait issue d'une production Disney.

Saupoudrée d'humour, la formule aurait malgré tout pu fonctionner, seulement voilà, Jonathan King a pris le parti de réaliser cette histoire avec le plus grand sérieux du monde. Et autant dire que sa réalisation, extrêmement pesante, agace plus qu'autre chose ; c'est bien simple, on a l'impression qu'absolument tout, dans Under the Mountain, est excessivement dramatique : découvertes mystérieuses, courses-poursuites dangeureuses, plus de café dans la machine... Si le film ne sombre jamais dans le mélodrame - loin de là, les quelques morts importantes sont presque passées sous silence - il peine cependant à faire monter une quelconque tension et échoue lamentablement de la création d'un climax digne de ce nom. Reste, malgré tout, quelques qualités formelles indéniables, notamment un bon sens du rythme qui fait qu'on ne s'ennuie jamais devant Under the mountain, et ce même si l'on se fiche royalement de ce qui peut ce passer à l'écran.

Techniquement, en revanche, le film est une véritable réussite. Les effets spéciaux, créés par les techniciens du toujours très qualitatif studio Weta Workshop, sont ainsi soignés et, bien que pas foncièrement originaux, apportent aux méchants une identité visuelle non négligeable ; si le travail autour du feu et des autres effets spéciaux sont plus mineurs, ils n'en demeurent pas moins correctement intégrés et globalement irréprochables. De même, la photographie de Richard Bluck marie avec soin les teintes bleutées des environnements nocturnes avec les couleurs plus chaudes liées au feu et aux pouvoirs des deux héros. Devant la caméra, enfin, les performances des comédiens sont acceptables, bien que foncièrement pas extraordinaires ; Sam Neill, quant à lui, visiblement venu ici pour cachetonner, cabotine comme il le fait trop souvent lorsqu'il n'est pas suffisamment cadré par le metteur en scène, ce qui, vu le capital sympathie de cet acteur, reste toujours mieux que rien.

La conclusion de à propos du Film : Le secret des sept volcans [2010]

Vincent L.
40

Under the mountain est une sacrée déception, et un pur ratage comme on en trouve beaucoup trop souvent dans les films estampilllés "familiaux". Après Black Sheep, un premier long-métrage réussi et remarquable, Jonathan King livre ici un travail de parfait petit tacheron sans envergure, transformant le potentiel fun et aventureux de l'histoire en un énième Harry Potter-like se prenant beaucoup trop au sérieux. Artistiquement très pauvre, ne sortant jamais des figures imposées et ne prenant jamais aucun risque, le film aurait donc pu s'apparenter à un DTV de plus s'il ne bénéficiait pas d'un aspect technique à la fois soigné et impeccable. Dommage, car Under the mountain est le type même de film que l'on aurait vraiment aimé aimer...

Que faut-il en retenir ?

  • Techniquement soigné,
  • Très rythmé,
  • Casting correct.

Que faut-il oublier ?

  • Histoire déjà vue,
  • Scénario prévisible,
  • Mise en scène lourde et pesante,
  • Se prend beacoup trop au sérieux,
  • Une bande-originale omniprésente et insupportable,

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