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Critique du jeu vidéo : Second Sight [2004], par Bastien L.

Avis critique rédigé par Bastien L. le jeudi 18 juin 2009 à 18h19

La mémoire dans l'esprit

Version testée : PS2

Il est toujours dur de se réveiller amnésique dans un hôpital, et le fait d’avoir en plus des pouvoirs paranormaux fait-il mieux avaler la pilule où est-ce une malédiction de plus ? Pour ce qui est du cas du docteur John Vattic, on penchera pour la seconde solution…

Ce postulat de base de Second Sight permet, au fil du jeu, de présenter un des meilleurs scénarios de science-fiction construits pour un jeu vidéo d’action pouvant postuler aux côtés de Metal Gear sans rougir. Bon certes, la qualité globale de Second Sight est loin d’être égal à la série de Hideo Kojima mais il faut avouer qu’au niveau de l’ambition affichée, le titre des Anglais de Free Radical (responsables de la série des Time Splitters) s’en sort avec les honneurs. Sorti quasiment inaperçu durant l’automne 2004, le jeu relate les aventures de John Vattic qui se réveille un matin sans mémoire mais avec des pouvoirs de télékinésie. Mais pourquoi donc se demande t’il en même temps que nous la manette en main… Le tout est expliqué pendant un scénario prenant place lors de l’échappatoire de Vattic dans le présent ainsi que de flash-backs  renvoyant notre héros dans un commando spécial américain envoyé en Sibérie pour enquêter sur un mystérieux docteur Grienko travaillant sur les pouvoirs paranormaux six mois plus tôt. Le scénario bien travaillé nous envoi sur les traces de la spécialiste en paranormal Jayne Wilde et du colonel Stryke, chef du fameux commando, dans le présent pour que ceux-ci nous éclairent sur ce qui s’est passé en Russie. L’histoire nous plonge bien dans la folie du héros qui doute jusqu’au bout dans les méandres de son esprit. Entre réalités et décalages, le joueur est aussi perdu que son héros mais les réponses valent l’attente suscitée. Il existe aussi de nombreuses cinématiques quand on décède ou qu’on rate une mission rajoutant à l’ambiance déjà bien excellente. Il faut dire que le travail sonore global du titre aide beaucoup entre la musique sublime soulignant parfaitement l’action, les bruitages divers et variés et le doublage anglais (sous-titré) au poil !

Pour ce qui est de la jouabilité, elle diffère selon si la mission est dans le présent ou dans le passé, pour ce dernier, il faut diriger un personnage sans pouvoir lourdement armé se battant aux cotés de son équipe et pour le présent on est souvent seul avec parfois un allié faible mais affublé d’armes certes meurtrières mais aussi de pouvoirs qui le sont d’autant plus. Ce jeu à la troisième personne propose donc en plus de la télékinésie, d’envoyer des charges psychiques, de pouvoir prendre possession du corps d’un ennemi afin de le retourner contre ses partenaires, de se soigner ou encore d’ensorceler les esprits pour paraître invisible. Ces pouvoirs permettent différentes approches avec un jeu qui propose soit d’y aller comme un bourrin en attaquant de front tout ce qui bouge avec ou sans alarme sonnée (même si dans ce cas c’est les ennemis qui arrivent par demi-douzaines…) ; après on peut éliminer les ennemis sournoisement voire se faufiler sans être repéré par quiconque. Même si le jeu veut privilégier l’infiltration, il reste plus divertissant d’user de ses pouvoirs pour éliminer les ennemis. Pour le passé, l’ambiance est plus musclée avec de véritables fusillades opposant votre commando où il faudra souvent se mettre à couvert et répondre aux attaques au bon moment. Si l’utilisation des différents pouvoirs et les combats sont vraiment biens rendus, on ne peut s’empêcher de remarquer un certain manque de fluidité de l’ensemble parfois handicapant en plein milieu de l’action comme quand il faut aller chercher tel pouvoir ou telle arme...

Et de manière plus générale, le jeu semble souffrir d’un manque de finition comme un témoigne un héros qui monte et descend les escaliers n’importe comment. Ou encore concernant les ennemis, sans être des ânes, se ne sont pas des lumières non plus, il reste donc facile de faire du bruit ou d’en éliminer quelques-uns à tour de rôle sans alerter personne. Ou alors il faut vraiment agir en face d’eux. Pour ce qui est des graphismes, les décors sombres et gris aident beaucoup à l’ambiance mais la PS2 a quand même vu défilé de plus jolies choses. Ensuite le côté un peu cartoon des personnages, marque de fabrique de Free Radical (mais certes moins prononcé ici que dans Time Splitters) est un pari osé plutôt réussi comme le fait de proposer un héros à la dégaine de rat de laboratoire (au deux sens du terme tant le bonhomme est amoché au début) dans une histoire pleine de second degré finalement… Sinon, il est intéressant de signaler durant la même période la sortie de Psi-Ops au final assez similaire dans les thèmes abordés mais qui surpasse Second Sight sur pas mal de points, sauf celui du scénario bien sûr…

La conclusion de à propos du Jeu Vidéo : Second Sight [2004]

Bastien L.
72

Second Sight est un jeu d’action bénéficiant d’un scénario et d’une ambiance en béton et d’une utilisation judicieuse de pouvoirs psychiques mais le plat proposé par Free Radical manque cruellement de cuisson pour atteindre le délice parfait. Une expérience intéressante mais qui ne fait pas vraiment peur à la concurrence.

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