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Critique du film : Vertige [2009], par Richard B.

Avis critique rédigé par Richard B. le mercredi 3 juin 2009 à 08h23

Une traque au sommet

Au départ, il faut bien dire que l'excursion « Humains » avait laissé derrière elle comme un léger froid, une sorte de déception, et il semblait que le film d'aventures du style « survival » était en définitive un genre trop ambitieux pour le cinéma français. Mais voilà, des producteurs comme Alain Benguigui et Thomas Verhaeghe ont décidé que rien n'était impossible et, après nous avoir fait découvrir en mai dernier Mutants, un petit film fort sympathique, ils ont produit un autre film – dans la continuité du précédent - peu habituel. Tout d’abord intitulé « Ferrata », il est depuis devenu « Vertige ».

Fred et Karine adorent partir dans de grandes excursions et relever les défis lancés par dame Nature. Leur prochain périple est d’ailleurs une montagne se situant en Europe de l'Est. A cette occasion, ils décident d'emmener dans leur périple Guillaume, Karine et Loïc, des amis bien moins experts qu'eux en matière d'escalade. Mais voilà, Fred, bien trop imprudent, a choisi une ascension bien plus dangereuse qu'il ne l'avait prévue. Et une fois compris cela, il sera bien trop tard pour faire demi-tour.

 

Abel Ferry est-il un futur très grand réalisateur ? À en juger par ce premier long métrage, on peut l'espérer! À partir d'un scénario peu original - mais pas d’un genre fréquent en France-, le réalisateur tire le maximum du script pour offrir nous une virée de toute beauté. La première partie ne perd pas de temps en bavardages et dés l’entame du film, le groupe d'amis se lance dans l’escalade de la montagne. C'est au fur à mesure de l’ascension que l'on cerne mieux les personnages, sur ce qu'ils sont, et d'où ils viennent. Une première partie brillante, où le spectateur - pourtant enfermé dans une salle - a la sensation de vivre la grimpée aux cotés des personnages, profite de la beauté naturelle des lieux, respire un grand bol d’air frais et, surtout, est noyé par de grandes impressions de vertige. En ce qui me concerne, je dois avouer que l’artifice a marché. À plusieurs reprises mes mains étaient moites et je peux dire que je n'en ai pas mené large face au vide. La nature n'est donc pas seulement un décor statique, le spectateur accompagne le groupe dans son aventure, mais surtout profite pleinement d'un réalisme qui tend à prouver que les écrans bleus ne pourront jamais délivrer les mêmes sensations que les prises de vues réelles.

La deuxième partie du film est plus conventionnelle, mais tout aussi bien filmée. Une fois la première partie écoulée, le film souffre juste du fait que l'on devine l’identité des victimes et dans quel ordre elles vont y passer. De plus, je serais tenté de dire que le tueur n'est pas assez charismatique. Hormis ces deux défauts assez fréquemment rencontrés dans le « slasher », Vertige fourmille de très bonnes idées, notamment sur les mises en scène, souvent surprenantes, des meurtres. Ainsi, si l’on devine assez aisément qui va mourir, on est souvent surpris par la manière. De plus, une fois n’est pas coutume dans l’univers du slasher, nous suivons des personnages pas trop bêtes, qui réfléchissent avant de se jeter dans la gueule du loup, et qui se font trucider plus par l’expression de leurs émotions et de leurs personnalités que parce qu'ils auraient eu des envies suicidaires en se baladant seul dans le noir.

Autre élément inattendu de cette production : le casting. En général, le slasher est un genre dans lequel les acteurs ne sont pas toujours crédibles. On fait souvent abstraction de toute construction psychologique puisque la satisfaction recherchée est de voir les personnages se faire trucider. De plus, les acteurs français souffrent souvent d'un jeu trop théâtral pour ce type de films, ce qui donne souvent l’impression qu'ils ne « vivent » pas le film. Et bien, dans « Vertige », cela n'est pas le cas! Le casting est ici irréprochable et vit parfaitement l'action. Pour ma part, j'ai même été particulièrement impressionné par les performances de Raphaël Lenglet et de Nicolas Giraud qui dégagent, en plus d'être de bons comédiens, un charisme que je n'avais plu constaté depuis bien longtemps dans le cinéma français.

La conclusion de à propos du Film : Vertige [2009]

Richard B.
80

Vertige est une sorte de croisement entre Cliffhanger et Vendredi 13. Un grand huit vertigineux, une traque sans répit. En fait, c'est tout simplement quatre-vingt cinq minutes d'air pur dans un style de cinéma que l’on n’aurait jamais cru voir dans le paysage français. Il est certains qu’Abel Ferry est désormais un réalisateur à suivre de très près… sauf, peut-être, lorsque qu'il fait de l'alpinisme.

Que faut-il en retenir ?

  • Les impressions de vertiges,
  • les prises de vues, le casting,
  • l'ambiance globale,
  • de vraies trouvailles dans la mise en scène.

Que faut-il oublier ?

  • Une deuxième partie plus prévisible,
  • un tueur pas assez charismatique.

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