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Critique du film (direct to vidéo) : La Mutante 4: Renaissance [2008], par Nicolas L.

Avis critique rédigé par Nicolas L. le jeudi 14 mai 2009 à 20h01

Bimbo de l'espace et mutants pétasses

Le concept de la Mutante se base sur la conquête d’un territoire via la guerre bactério(ill)logique. C'est-à-dire que l’on envoie à une espèce animale composée d’individus crétins et très curieux (la race humaine) une recette et ses ingrédients. Comme ça, au culot. Cela pourrait foirer, mais comme c’est dans leur nature, ces derniers ne peuvent s’empêcher de suivre ces instructions venues du fin fond de l’espace, envoyées par des inconnus, et ils créent ainsi le futur responsable de leur destruction. En plus, ils en sont fiers. Finalement, si l’on y réfléchie bien, ils méritent vraiment de crever.

La Mutante serait donc une très banale métaphore sur les dangers de la manipulation génétique, avec son lot d’apprentis sorciers qui se prennent pour Dieu, s’il n’y avait un détail qui change tout, un détail qui fait que la Mutante est un concept très apprécié du public de films de genre, notamment du cinéphile masculin (et lesbien) : les fameuses armes biologiques sont des canons de beauté à l’intense activité sexuelle ! Des sacrées bombasses, au sex appeal capable de damner un saint, mais qui dissimulent sous leur épiderme un organisme biomécanique sorti tout droit de l’esprit dérangé du génial Hans Rudi Giger. De plus, même quand elles révèlent leur véritable et effrayante apparence, elles restent encore sacrément sexy, ce qui est le comble de la séduction, n’est-ce pas ? Des femmes fatales aliens et métamorphes : il faut avouer que c’est bien mieux que ces habituelles amibes géantes, limaces stellaires ou envahisseurs dopplegangers qui pullulent dans les séries B.

Ainsi, grâce à cet aspect «hot » (le même, finalement, que celui présenté dans L'étoile du mal), le concept de la Mutante perdure depuis 1995. C’est certain, depuis l’épisode trois, relégués au statut d’œuvres destinées au marché DVD, les épisodes de la Mutante ont perdu de leur superbe, mais il est indéniable qu’ils gardent un certaine notoriété auprès des amateurs de SF un peu coquine… jusqu’à cet épisode quatre, dont la médiocrité met tant à mal la licence que je m’interroge sur son avenir.

Dans cet opus – les mutantes des précédents volets ayant été éliminées -, on apprend qu’une autre hybride nommée Miranda a grandi auprès du professeur Hollander, un scientifique ayant travaillé sur l’A.D.N. extraterrestres. Voulant protéger l’hybride (on se demande pourquoi celui là et pas un autre), ce savant au grand cœur s’est enfuit du laboratoire en emportant Miranda. Puis, après avoir trouvé un emploi dans un musée, il élève cet hybride comme sa fille, utilisant un sérum de son invention pour contrôler sa transformation. Mais depuis peu, l’état de Miranda devient instable. Victime de terribles crises de métamorphose, elle se transforme en une meurtrière. Avouant son impuissance, Hollander décide alors d’emmener Miranda consulter un confrère, qui vit aujourd’hui au Mexique.

Voilà pour le pitch.

Le début est d’ailleurs assez prometteur… et trompeur. Quand Miranda, après avoir perdu connaissance, se réveille en furie dans un hôpital et massacre le personnel, on se dit même que l’on tient là une bonne série B bien rythmée et sacrément gore (même si l’amateur de maquillage va tiquer devant quelques perfectibles effets numériques). Helena Mattsson, qui incarne l’hybride, nous fait assez même facilement oublier ses devancières et nous offre une hybride assez convaincante (en même temps, il faut bien avouer qu’il n’est pas nécessaire d’avoir fait l’Actors Studio pour incarner une fille nue au regard fixe).

Puis, patatra !, tout se gâte par la suite.

Le savant amène donc Miranda chez Foster, son ancien collègue. En route, il lui avoue ses origines extra-terrestres. Elle est très marquée par ces révélations (elle pleurniche cinq minutes sur l’épaule de son père adoptif).  Arrivé dans le bled mexicain, Hollander, à la recherche de Foster, est attaqué par une hybride que l’on croirait sortie tout droit d’un film de nunsploitation. C’est amusant mais l’on ne comprend pas pourquoi. D’ailleurs, à partir de ce moment, on ne va plus piger grand-chose dans les enjeux car tout est absolument survolé. Il faut savoir que Foster est devenu une espèce de vieux vicelard qui fornique avec des hybrides de seconde génération fabriqués à partir de défunts. Il en a même fait son petit business puisque, moyennant espèces sonnantes et trébuchantes, il ramène à la vie les époux, les femmes et même les chiens d’une clientèle fortunée en manipulant les cadavres avec de l’ADN alien. Ce nouvel aspect de la licence aurait pu être une piste intéressante à suivre, dans le pur style bis, bien glauque et bourré d’humour noir mais le scénario ne s’y attarde pas et nous offre juste une courte séquence de baise filmée en plan très large, avant de reprendre son cour normal, qui est vide d’intérêt – ou mal présenté.

On ne nous explique donc pas comment le professeur Hollander sait que Foster habite dans ce trou perdu. On ne nous explique pas non plus pourquoi les hybrides créés par Foster en veulent tout d’abord à la vie d’Hollander avant de laisser tomber. Tout comme on ne sait pas pourquoi ces derniers ne massacrent pas Foster, qui les traite avec le plus grand mépris, comme du consommable. Un Foster qui se trouve en plus en possession, sans que l’on sache vraiment comment, d’un grand nombre d’échantillons d’ADN extraterrestre (à croire qu’il a lyophilisé Sil, l’hybride du premier volet, avant de la mettre dans une quantité de petites éprouvettes).

En fait, tout ce qu’intéresse Nick Lyon, le réalisateur, c’est que Miranda finisse sa transformation pour commencer son mortel jeu de séduction et affronter l’hybride sexuel de Foster, une belle brune au tempérament de feu (le magnifique top model Marlene Favela). Personnellement, dans le fond, je n’ai rien contre (je suis même plutôt pour) mais, pour convaincre dans le registre du thriller SF érotique et horrifique, il aurait fallu que le cinéaste fasse montre d’un peu plus de nerf et d’initiative dans sa réalisation. En effet, non seulement il ne parvient pas à mettre en valeur la plastique de ses comédiennes, l’assez bonne qualité des maquillages et l’ambiance glauque voulue par une photographie bien travaillée, mais, de plus, il nous propose un film au montage mou et convenu, et surtout peu horrifique. Restent les toujours très sympathique transformation biomécaniques d’inspiration « gigeriennes » (les fameux biomécanoïdes) - malheureusement un peu trop propres.  Cela ne suffit pas à sortir le film de la médiocrité.

La conclusion de à propos du Film (Direct to Vidéo) : La Mutante 4: Renaissance [2008]

Nicolas L.
35

Prenant des voies détournées par rapport à la mythologie de La Mutante, ce quatrième volet, avec son scénario nettement orienté vers le cinéma bis, aurait pu être un spectacle coquin, gore et délirant s’il n’avait affiché un ton aussi sérieux, et finalement sonnant complètement faux. Le film qui, de plus, perd son rythme au fur et à mesure de son déroulement, finit même par devenir, par moment, lassant. Heureusement, quelques sympathiques effets spéciaux et, je l’avoue, la beauté des comédiennes ont contribué à tenir éveillé.

Que faut-il en retenir ?

  • Un bon début
  • Des effets spéciaux convenables
  • Les jolies comédiennes

Que faut-il oublier ?

  • Le scénario, absolument crétin
  • Une réalisation sans relief
  • Assez pauvre en séquences horrifiques.

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