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Critique du film (direct to vidéo) : The grudge 3 [2010], par Vincent L.

Avis critique rédigé par Vincent L. le mercredi 8 avril 2009 à 11h47

La revanche du compteur Geiger tueur...

Soyons honnête, les deux premiers The Grudge étaient loin, mais alors très loin, d'être exceptionnels, et ce à quelque niveau que ce soit. Remakes aussi fades que dénués d'intérêt, ces deux opus cinématographiques surfaient sans honte sur la vague des Ring-like, ces films mettant en scène un fantôme japonais, représenté sous les traits d'une jeune fille anorexique aux cheveux gras, bien décidé à mener à bien une obscure vengeance en tuant gratuitement de pauvres innocents. Ni très bien réalisés, ni même vraiment bien écrits, ces films (six au total, si l'on compte les deux originaux, les deux remakes et les deux remakes de remakes) ont eu un succès totalement galvaudé tant ils ne présentaient absolument aucun intérêt cinématographique et ne savaient susciter chez les spectateurs que de l'ennui.

Toutefois, les deux The Grudge à la sauce américaine ayant étonnamment connu un bon succès public - peut-être grâce aux noms, sur l'affiche, de Sam Raimi et de Sarah Michelle Gellar - une troisième suite a logiquement été mise en chantier ; on ne laisse pas dépérir si rapidement une poule aux oeufs d'or : The Grudge étant basé sur un concept ne demandant qu'assez peu d'effets spéciaux, cela permet de construire des films facilement rentables. On était donc parti pour se taper une autre barre de rire avec les nouvelles aventures de ce ridicule fantôme faisant de drôles de bruits avec sa bouche (est ce qu'il rote ? est-ce qu'il a mangé un compteur geiger ?), sauf que pour ce troisième volet, uniquement destiné à l'exploitation DVD, Takashi Shimizu, créateur de la saga et réalisateur des six films, a passé le relai à Toby Wilkins, se retirant dans l'ombre pour n'assurer que la production du film.

Autant le reconnaître dès à présent, il ne s'agit pas là d'une énorme perte. Shimizu étant un bien piètre réalisateur, pas même capable de copier correctement le travail de Nakata, on ne pouvait que gagner au change. Et c'est effectivement chose faite dans ce troisième opus tant la mise en scène de Toby Wilkins, si elle n'est jamais originale, plagie assez efficacement celles de nombreux autres réalisateurs de yurei eiga. Certes, tout cela exploite jusqu'à la moelle des plans et des séquences vue des dizaines de fois ailleurs, mais cela s'avère au final nettement supérieur à ce qui avait pu être fait dans les volets précédents de la saga. Ainsi, sans aller jusqu'à dire que Wilkins instaure de l'ambiance dans son film, force est de reconnaître que sa mise en scène et que ses cadrages sont plus que corrects.

Et il n'y a pas que derrière la caméra que l'absence de Shimizu est remarquable. Le script, écrit par Brad Keene, ne renouvelle ainsi pas les totales absurdités qu'avaient pu être ceux des deux premiers opus, inutilement complexes dans leurs constructions mais désespérement simplistes dans leurs tenants et aboutissants. Très linéaire, le scénario reprend le schéma type des films portant sur la thématique des maisons hantées - à l'instar Amityville, dont le script du premier volet est ici transposé - saupoudré ici et là, pour les scènes de meurtres, d'une petite touche de Ring. Si tout cela est d'une prévisibilité à toute épreuve, cela sied pourtant à merveille au simplisme du concept même de The Grudge, avec son fantôme qui, avouons le, ne vaut pas beaucoup mieux qu'un Jason Voorhees. Bien sur, à côté de cela, on va trouver dans ce script tous les travers récurrents à nombre de productions grand public destinées au marché du DVD : des personnages simplistes, des meurtres très sobres, de nombreuses incohérences, des séquences calculées pour permettre le futur passage de publicités.

Niveau interprétation, il est agréable de constater, une fois n'est pas coutume, que le jeu des divers acteurs tient plutôt bien la route, chose étonnante dans ce genre de production où les personnages, par définition, ne sont destinés qu'à mourir. Si l'on ne peut clairement pas dire que leurs rôles soient travaillés à quelque niveau que ce soit, ces comédiens livrent des prestations convenables et crédibles qui font que l'on s'attacherait presque à eux. Entre Gil McKinney, plus crédible dans un personnage similaire que le Ryan Reynolds d'Amityville, et Johanna Brady qui campe une héroïne que l'on a pas forcément envie de voir mourir très vite, seule la jeune Jadie Hobson n'arrive à rien avec son rôle d'enfant "à la Sixième Sens" que l'on voit désormais assaisonné à toutes les sauces.

En fait, le véritable problème de The Grudge 3 tient dans la faiblesse même du concept. A l'intar d'Amityville avant lui, où des scénaristes idiots avaient brûlé la maison obligeant ainsi leurs successeurs à faire des pirouettes pour pouvoir faire des suites - l'esprit de la maison était dans un miroir, puis dans une lampe et enfin dans une maison de poupée - le principal problème de The Grudge est que l'action n'était au départ pas censée se transposer ailleurs qu'à Tokyo. La tendance avait été amorcée dans le film précédent, mais on assiste ici à de véritables tours de passe-passe scénaristiques destinés à déplacer l'action jusqu'à Chicago, avec des acteurs bien américains, donc sans passages sous-titrés. Le concept de base, jusqu'ici très faible, s'effrite totalement au profit d'une histoire totalement inepte qui prend clairement le spectateur pour un sombre idiot (oui, plus que ceux des deux premiers opus !).

La conclusion de à propos du Film (Direct to Vidéo) : The grudge 3 [2010]

Vincent L.
35

Loin du nanar désopilant auquel on pouvait être en droit de s'attendre, The grudge 3 est un direct-to-dvd assez honorable, d'une qualité très supérieure à ces deux prédécesseurs sortis au cinéma. Dommage, cependant, que le concept même de la saga soit à ce point exangue qu'il n'en reste même plus assez de substance pour n'en tirer qu'une simple série B. Malgré les effort de Brad Keene pour la transformer en un Amityville-like, The Grudge, à bout de souffle, se termine dans un final malade que les performances pourtant correctes du réalisateur et des acteurs n'arrivent pas à sauver.

Que faut-il en retenir ?

  • Une réalisation correcte, à défaut d'être originale,
  • Des comédiens qui tiennent la route.

Que faut-il oublier ?

  • Un concept malade, vu et revu et usé jusquà la moelle,
  • Un scénario prévisible et sans intérêt,
  • Des personnages clichés,
  • Des fantômes toujours ausi ridicules.

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