Critique Outrage et rébellion [2009]

Avis critique rédigé par Manu B. le mercredi 28 janvier 2009 à 13h36

Cimetierre hurlant

  ASHTO : Kat qu'on l'appelle. Son vrai nom est catherine dufour, mais nous on l'appelle kat. Elle est arrivée dans l'écriture y a pas si longtemps. Y a quoi ? Huit ans ?
Je me rappelle quand elle a sorti son premier roman. l'ivresse des providers que ça s'appelait, haha !

  DRIME : C'est sûr que y'avait pas grand monde qui écrivait comme ça. Elle écrivait sur du vrai papier ! Pas ces merdes qu'on voit sur le Parallèle, avec plein de couleurs. Non, là, c'était en vrai. Ashto m'a dit qu'on lui avait fait des trucs dégueulasses, avant. Elle écrivait depuis qu'elle était petite et elle a fait des jeux de rôles pendant des années. Dans le réel !
Pas étonnant qu'elle avait la haine et écrivait des trucs comme ça.

  ASHTO : Et puis y a eu blanche-neige et les lance-missiles. Et là, lamonte l'a remarquée. C'était - c'était wao !

  LAMONTE : Au début j'ai eu l'idée de faire quelque chose des histoires de kat, des parodies d'un gars qui s'appelait terry pratchett, avec des hurlements, des masturbations, des glaviots, des coups de pieds. Mais kat était pas défoncée. Je lui ai donné du loa-amer mais elle en a pas voulu. Elle a dit « Casse-toi ! » et elle est repartit dans ses romans. Elle était trop réelle. Alors je suis retourné dans ma turne, pour me me défoncer à la psychotine et baiser avec tecnic. C'était de la bonne baise. Mais kat était si sexuelle.

  TECNIC : Après blanche-neige et les lance-missiles, je crois qu'elle a monté d'un cran. C'était lamonte qui était vert, et il lui en a voulu. Mais lamonte est un nase. Et fado et ashto ont commencé à la suivre partout. Un jour, kat a écrit merlin l'ange chanteur et Fado avait suggéré de l'appeler merlin l'enchanteur. Kat a commencer à se foutre de sa gueule. Elle a dit  « tu serais pas une petite médaille ? » et elle tapait sur son cul en faisant des bruits avec sa bouche. Fado est parti en pleurant, ahaha !

  DRIME : kat était forte, très forte. C'est avec le goût de l'immortalité que les gens ont commencé à la regarder autrement. Elle était plus que sexuelle, les gens la vénéraient. Ça parlait du réel, des tours, de la suburb et même des caves. Des caves !
Ceux des Orbitaux en ont eu vent et lui ont donné des médailles. Le grand prix de l'imaginaire et prix Rosny Ainé qu'ils appelaient ça. Et là, la notoriété de kat n'a fait que grandir par ce qu'elle pouvait faire autre chose que du blanche-neige. On a commencé à la prendre au sérieux. Et moi, ashto et technic, on nous regardait aussi autrement, parce qu'on traînait avec kat. Et lamonte s'en est voulu car il pouvait plus la contrôler. Quel connard, ce lamonte !

  LAMONTE : Naka est arrivée quand kat a pondu l'accroissement mathématique du plaisir. J'avais trouvé des informations sur le Réseau et j'avais dit à kat qu'il faudrait qu'elle passe aux nouvelles. Vous savez, ces romans vachement courts. Et on les met à la suite pour faire comme un roman. J'y connaissais rien en écriture, il a bien fallu que je me rancarde. ça a fait un carton.

  FADO : Lamonte avait toujours une chiée d'idées. Mais il y en avait pas une de bonne. Sauf celle-là.

  TECNIC : ça a été un succès. Après ça, kat  est partie dans la suburb aux éditions Denoël pour son nouveau roman. Salaud delange et apinic l'ont pris sous leur aile.
Qu'est-ce qu'on a fait ? On l'a suivie sur le Réseau.

  DELANGE : outrage et rébellion. C'est comme ça que kat voulait appeler son dernier roman.
Bref et net.
Moi ça me faisait penser à l'histoire de marquis. A ce qui lui est arrivé.

  NOUNA : En fait, c'était l'histoire de marquis. Hou !

  DELANGE : J'ai tout de suite vu le potentiel de kat et une chance de me sauver de là. D'aller dans les tours.

  NOUNA : ce roman parlait de nous. Comme dans le goût de l'immortalité. Mais c'était plus réel. Y avait des gens en vrai : linerion, chang, delanue, kline, deletion, suza, vite-vite et mantane. Même salaud delange et moi, houlala !

  DELANGE : outrage et rébellion, c'est un concept, un putain de concept. Tous ceux qui ont lu peste de chuck palahniuk savent de quoi je veux parler. On appelle ça une biographie orale. Mais écrite.
Vous venez des tours ? Vous allez comprendre, alors. Marquis était tellement célèbre qu'on a fait plein de captures de ses concerts, mais il ne parlait presque jamais et on n'a jamais pu faire de capture hors concert. Marquis était comme ça. Alors on a décidé de faire parler les gens qui l'ont connu. Et tous ces témoignages, kat les a rassemblés pour faire outrage et rébellion.
Quel concept !

  KLINE : Y'a que les gooosses en pension' qui peuvent raconter ses histoires là-haut. Je croyais que c'était tous des connards des tours.
Quand j'ai connu marquis, j'ai compris pourquoi.

  LINERION : Quand j'ai lu en vrai le roman de kat, j'ai tout de suite retrouvé l'ambiance des concerts, de la drogue, de la baise. On en a bien profité, oué !

  SUZA : C'est surtout haï-delange qui en a bien profité. N'empêche qu'il ne suffit pas du seul concept de biographie orale écrite pour faire d'outrage et rébellion une œuvre hors norme. Encore faut-il maîtriser la bête et avoir quelque chose à dire derrière tout ça.

  LINERION : Kat a réussi à maîtriser la forme et le fond, non ?

  KLINE : Uuun peu qu'elle l'a fait ! Pas comme marquis.

  NOUNA : Marquis est un type fascinant. Kat ne pouvait écrire un livre que sur lui. Y'en a qui le vénéraient comme un dieu. Mais c'était pas un dieu. Pas tellement, non.

  SUZA : Un symbole. Marquis était un symbole. Le symbole de la jeunesse rebelle et outrageante. C'est pourquoi le roman s'est appelé outrage et rébellion.

  VITE-VITE : ça me rappelle ce que disait suk quand elle parlait de marquis :
"« Concert typique : le groupe de marquis devait jouer à l'Araignée, mettons, marquis faisait six bars avant de trouver le bon, il arrivait excessivement bourré, pour dessaouler il prenait une dose de psychotine qui le collait au plafond, il prenait une dose d'iféine pour redescendre, il se retrouvait complètement stressé, alors il s'envoyait un coup de substance-p dans le cortex par-dessus le reste, il s'essuyait le front et il buvait un grand verre de copylait maternisé vu que ça avait beau être marquis, il aimait les boissons morales, ensuite il se collait un patch sur la joue, il dégueulait son lait et il fonçait sur scène.
Du coup le concert pouvait être terrible, ou terriblement nul, on ne savait jamais à l'avance, ça dépendait de ce que marquis avait pris. Je veux dire : avant tout ça. »"

Rien que le dire, ça me fout la gau-aule ! Il avait tous les talents nom d'une bite en zinc.

  DELANGE : Si j'ai lu outrage et rébellion ? Pas vu dans le Réseau vous voulez dire ? Oui, je l'ai lu en vrai. Et même si j'ai connu tous ces gens qui parlent de lui, je les ai trouvé très sympathiques, attachants même. Alors je comprends que la lecture ne soit pas facile, il faut un peu s'accrocher au début, parce que kat n'explique rien et qu'il faut peut-être avoir vu - lu - le goût de l'immortalité pour comprendre le contexte, mais à part ça, les deux histoires sont indépendantes.

  TECNIC : kat a été très très forte pour avoir écrit outrage et rébellion. Elle a réussi à secouer tout le monde avec un truc postmoderne. Une sorte de pont entre l'humour de l'ivresse des providers,  la gravité et le cynisme du goût de l'immortalité. Elle aurait bien inspiré marquis, tiens !

La conclusion de à propos du Roman : Outrage et rébellion [2009]

Auteur Manu B.
95

  DELANGE: J'aurais pu dire que l'oeuvre de Kat était pas le chef d'oeuvre du siècle parce que ce n'est pas moi qui l'ai fait, hein? J'aurais pu. Et j'en ai rien à foutre de tout ce qu'on a raconté sur moi. outrage et rébellion est un putain de roman et je sais de quoi je parle. Je viens des caves. Je ne regrette pas ce que j'ai dit. Et Kat a illuminé le Réseau avec son talent.

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